Liasse "Agrandissement de l'église (1831-1834)" :
1831 (29 novembre). "Devis et détail estimatif des ouvrages à exécuter dans la commune de Clermont pour grosses réparations à l'église et dépendances, dressé par nous commissaire voyer de l'arrondissement de Dax", par Hector-Félix Lespès, géomètre et agent- voyer à Hinx : réfection de la clôture du cimetière (murs en maçonnerie, portes en bois de pin) pour un coût de 294,68 francs.
1833 (5 mars). "Devis et détail estimatif des ouvrages à exécuter dans la commune de Clermont pour l'agrandissement de l'église dressé par nous agent de la petite voirie dans l'arrondissement de Dax", par Hector-Félix Lespès aîné, de Hinx : "Exposé. L'église est beaucoup trop petite eu égard à la population. La nécessité de l'agrandir est bien reconnue et vivement sentie et le seul déffaut [sic] de moyen a empêché l'exécution de ce travail. Cette commune, épuisée par la fourniture de bois et ayant, en 1830, pour la construction du pont dit de Garrey, sur la rivière du Leuy, n'a d'autres ressources aujourd'hui que la vente de certaines parcelles des fonds communaux dont elle attend, de jour en jour, l'autorisation par une ordonnance royale. Avec le produit et un secours qu'elle espère de recevoir, elle pourra parvenir au but désiré. / Le clocher fut réédifié, en 1823, en grande partie par les sacrifices des habitan[t]s et propriétaires ; il fut placé de manière à agrandir l'église plus tard et à le faire solidement et avec économie. / Détail. Art. 1er. Démolition, avec soin, du mur qui sépare l'église du grand porche d'entrée [...]. / Autres démolitions des fonts baptismaux, la tribune, poutres, soliveaux et plancher en dessous du grand porche [...]. / Maçonnerie en pierre de taille des carrières de Gamarde [...]. Il sera construit un troisième arceau dans le prolongement des deux qui existent et qui sera de la même dimension. Il aura d'ouverture au bas des pieds droits 4m58 et une hauteur de 3m65 sous clef de voûte [...]. / Maçonnerie en moellon et mortier ordinaire composé d'un tiers chaux de Baigts de Béarn et deux tiers du meilleur sable de la commune, crépissage avec enduit au polissoir et blanchissage au lait de chaux à deux couches, à la colle [...]. / Charpente en chêne [...]. / Plancher en pin de première qualité, blanchi d'un côté et assemblé à rainures et languettes, clous et peinture à l'huile [...]. / Pavé en carreaux de terre cuite osés sur son lit de mortier fin [...]. / Toutes les pièces qui composent aujourd'hui la tribune sont bonnes. Il ne s'agit que de placer cette tribune sur le bas de l'agrandissement de l'église. [...] / Les fonts baptismaux seront aussi placés sur le bas du prolongement de l'église, du côté de l'escalier. [...] / Le dit agrandissement entraîne la nécessité de construire une nouvelle croisée. Achat de 20 blocs de pierre des carrières de Garrey [...]. Chassis extérieur avec barres et traverses en fer de petite dimension, treillis en fil de fer, pattes, attaches. [...] Peinture à l'huile, deux couches, couleur au gré de la commune, excepté le vert. [...] / Le total de la dépense [...] s'élève à la somme de mille cinquante francs. / A Hinx le 5 Mars 1833. Lespès aîné. [...]"
1833 (10 novembre). Délibération du conseil municipal : annonce de l'adjudication au rabais des travaux de l'église.
1833 (15 décembre). Annonce par le capitaine Jacques Cabiro, maire de Clermont, de l'adjudication des travaux d'agrandissement de l'église et de clôture du cimetière sur le projet de Lespès ; adjudication à Pierre Ducamp, maître-maçon à Mimbaste pour 830 francs.
1834 (8 février). Lettre du sous-préfet de Dax au préfet des Landes : les travaux de clôture du cimetière ne sont toujours pas exécutés.
1834 (16 mars). Adjudication des "ouvrages à exécuter pour la clôture du cimetière" à Pierre Ducamp, maître-maçon à Mimbaste (déjà adjudicataire des travaux de l'église le 15 décembre 1833).
1834 (17 juillet). Procès-verbal de réception définitive des travaux "pour la clôture du cimetière" exécutés par Pierre Ducamp, rédigé par Lespès aîné.
1834 (18 juillet). Procès-verbal de réception définitive des "ouvrages exécutés pour l'agrandissement de l'église" par Pierre Ducamp ("l'adjudication eut lieu le 15 décembre 1833"). Total de la dépense : 980,44 francs, "plus les honoraires de l'expert" (49,02 francs). Signé Lespès aîné ("à Hinx") et par Ducamp.
1834 (24 août). Délibération du conseil municipal : délivrance à Pierre Ducamp d'un mandat de 229,67 francs.
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Liasse "Construction du clocher (1822-1835)" :
1822 (26 octobre). "Devis et détail estimatif de la construction du clocher en charpente à faire sur le mur construit à neuf devant la porte d'entrée de l'église de Clermont", par Étienne Lalanne, charpentier à Dax. Montant du devis : 759,85 francs. Petit clocher de charpente avec toit "à l'impériale".
1832 (8 décembre). Lettre du charpentier Jean Peyris, de Clermont, au préfet des Landes : a été déclaré le 17 novembre 1822 adjudicataire des "travaux à exécuter au clocher de Clermont, moyennant la somme de 700 francs, sur une mise à prix de 759,85 fr." Litige à propos du paiement de travaux supplémentaires.
1833 (22 mars). Attestation rédigée par "Étienne Desperiers-Lagelouze, propriétaire domicilié de cette commune" et maire de la commune : Peyris, entrepreneur de la construction du clocher, "n'a touché d'autres fonds pour ladite construction que ceux alloués en vertu du procès-verbal d'adjudication à la date du 17 novembre 1822".
1833 (27 mai). Rapport d'expertise d'Étienne Lalanne, entrepreneur de travaux publics à Dax, et Jean Bernadet, maître-charpentier à Mimbaste, "à l'effet de constater les ouvrages supplémentaires faits au clocher de cette église [de Clermont] par le sieur Peyris charpentier et entrepreneur primitif du dit clocher". "Vu le devis primitif pour la construction du clocher du 26 8bre 1822. [...] Sur quoi nous avons dressé le présent comme suit ci-après. A l'entrée du porche à gauche, est placé une fermeture en planches première qualité, pour contenir les poids de l'horloge ; le bois de chêne pour faire les chassis a été fourni par la commune ; le tout est blanchi et louveté, planches, clous et main-d'oeuvre ont été fournis par le sieur Peyris. [...]" Escalier de trente-trois marches en chêne ; portes, planchers et support de l'horloge en bois de pin ; ferrures ; peinture à l'huile couleur ardoise ; tôle pour "le poinçon du dogme [dôme]" ; remise en place de "l'ancienne girouette sur le nouveau clocher". Coût total : 482,95 francs. Les travaux ont été exécutés en 1830.
1835 (11 septembre). Paiement définitif à Peyris.
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Liasse "Réparations à l'église (1839-1853)" :
1839 (31 juillet). Le maire Desperiers-Lagelouze intente une action en justice contre Jean-Baptiste Soussote père et Firmin Camiade, sommés "d'avoir à faire cesser les travaux entrepris par leur ordre à la marnière située au pied et au couchant de l'église, lesquels pourraient compromettre la sûreté de cet édifice".
1844-1845. Réparations au clocher, frappé par la foudre le 17 juin 1844.
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Liasse "Reconstruction du clocher (1865-1871)" :
1865 (27 août). Délibération du conseil municipal : "Construction d'un clocher. [...] Le clocher de Clermont est en très mauvais état ; les poutres et autres bois qui composent en grande partie sa construction sont presque entièrement pourris par les eaux que la toiture, également en bois et totalement délabrée, laisse abondamment pénétrer en temps de pluie [...]. / Il [le maire] fait remarquer en outre que l'église de Clermont, laquelle n'était primitivement qu'une chapelle seigneuriale, ayant été successivement agrandie selon les besoins de la population, se trouvait si peu digne du culte par son défaut d'ensemble et par son peu d'élévation qui, tout en la rendant malsaine, la mettait dans l'impossibilité de recevoir le moindre embellissement, que, spontanément et par une souscription volontaire, les habitants avaient désiré la restaurer eux-mêmes en présence du peu de ressources de la commune ; que M. le Préfet en avait autorisé les travaux, d'après une délibération du conseil municipal prise le 10 juillet 1864 ; que la première dépense en ayant entraîné d'autres, de nouveaux appels avaient été faits à la générosité des habitants, l'église avait pu subir une complète transformation et qu'une somme de dix mille francs environ, avait déjà été employée. / Mais que par l'exhaussement de l'église actuelle, le clocher ne se trouvait plus aujourd'hui en harmonie avec elle, et que de plus il l'empêchait, dans sa nouvelle disposition intérieure, qui présente une nef avec deux bas-côtés, d'avoir au milieu sa principale porte d'entrée. / Qu'en présence de tous ces faits ; attendu le peu de solidité du clocher actuel, l'impérieuse nécessité qu'il y a de le reconstruire à neuf et au plus-tôt [sic] pour éviter des accidents. / Reconnaissant par ailleurs que sa forme, qui est un trapèze, et qui lui avait été ainsi donnée pour présenter la façade à l'unique avenue qui y mène, est tout-à-fait disgracieuse ; que l'art par conséquent n'aura rien à regretter. / Le sus-nommé s'est adressé à M. Bousquet, architecte à Dax, pour lui donner un plan de clocher et le dresser de manière à pouvoir concorder avec l'église comme avec la seule avenue qui puisse y conduire. / Il croit que la difficulté a été vaincue en adoptant la forme ronde et met sous les yeux du conseil un projet : 1° Du plan du futur clocher de Clermont ; 2° Du devis estimatif de la dépense à faire ; 3° Du cahier des charges, clauses et conditions générales de l'adjudication des travaux à exécuter. / M. le Maire expose encore que pour faire face à la dépense que nécessitera cette reconstruction, dépense qui doit s'élever de sept à huit mille francs, l'on peut avoir recours à une coupe extraordinaire à faire dans la forêt communale dont la majeure partie des arbres se trouvent en état de dépérissement. / Le conseil municipal [...] est d'avis, à l'unanimité, de mettre à exécution le projet présenté [...]."
1865 (30 août). Lettre du comte Alexandre Walewski, ex-ministre des Beaux-Arts, au curé de Clermont : celui-ci a sollicité un secours "pour la reconstruction de [son] église" et a adressé une requête au ministre des Cultes.
1865 (9 septembre). Lettre du directeur des Cultes (ministère de la Justice et des Cultes) au préfet des Landes : "Je viens d'être informé que la commune de Clermont a entrepris la reconstruction de son église et qu'un secours lui serait nécessaire."
1865 (20 septembre). Lettre du sous-préfet de Dax au préfet des Landes : "Reconstruction du clocher. "D'après les pièces ci-jointes, ce n'est pas l'église que la commune [de Clermont] serait dans l'intention de faire reconstruire, mais seulement le clocher, au moyen de ressources qui seraient produites par la vente d'une coupe extraordinaire, l'église venant d'être restaurée avec le produit d'une souscription volontaire faite par les habitants [...]"
1866 (6 mars). "Conseil des Bâtiments civils. Séance du 6 mars. Eglise de Clermont. [...] Vu le projet de reconstruction du clocher de Clermont dressé par M. Bousquet, architecte à Dax et s'élevant à la somme de 7590 fr. 84. Est d'avis qu'il y a lieu de l'approuver sous la réserve de remplacer le fronton circulaire par un fronton triangulaire comme cela a été déjà indiqué pour l'église de Gourbeyra [sic] et de simplifier les moulures qui à la hauteur où elles sont placées sont trop refouillées et trop riches ; enfin de supprimer l'apparence de la clef de voûte de la porte d'entrée. / Mont-de-Marsan, le 6 mars 1865. Pour le conseil des Bâtiments civils, le secrétaire autorisé. Bette."
1868 (8 novembre). Délibération du conseil municipal : demande d'un secours de 2.000 francs à l'État, vote d'un crédit de 6.000 francs pour le clocher.
1868 (16 novembre). Lettre du maire de Clermont au sous-préfet de Dax : va procéder à l'adjudication des travaux de construction du clocher.
1868 (17 novembre). Lettre du maire de Clermont au sous-préfet de Dax : demande de secours pur aider au financement de la construction du clocher. Celle-ci n'est autorisé par l'administration supérieure que "jusqu'au beffroi seulement à cause de l'insuffisance des fonds".
1868 (26 novembre). Délibération du conseil de fabrique : "M. le Président [le curé Beyrie] a appelé l'attention du conseil sur la nécessité de reconstruire le clocher de l'église, lequel n'existe guère plus que de nom, car on a dû en démolir une partie et le reste ne tient plus debout qu'à l'aide de nombreux étais."
1869 (22 avril). Secours de 1.000 francs accordé à la commune par le ministre de la Justice et des Cultes.
1869 (6 juin). Adjudication des travaux du clocher à Jean Lalanne (maire : Eudoxe de Seguin). Autres soumissionnaires : Jean Mourguet et Jean Crabos.
1869 (août). Autorisation d'une coupe de bois pour financer le projet de construction.
1870 (5 août). Procès-verbal de réception définitive des travaux du clocher, signé par le maire Eudoxe de Seguin, l'architecte Bousquet et l'entrepreneur Jean Lalanne.
1870 (5 août). "Reconstruction du clocher. Mémoire des travaux exécutés dans la commune de Clermont conformément au marché approuvé par M. le Préfet le 6 juin 1869, lesdits ouvrages adjugés au sieur Lalanne au rabais de sept p. %. Le montant des travaux portés au devis et approuvés par M. le Préfet le 28 avril 1869 est de ... 9144 f. 84. La valeur des vieux matériaux que l'on espérait pouvoir réaliser étant de... 1544,00. La dépense à payer en numéraire se trouvait réduite à la somme de... 7590,84. Le rabais de sept francs pour % consenti par l'entrepreneur étant de... 531,35. Le chiffre de la dépense consignée dans le procès-verbal de l'adjudication se trouve réduit à... 7059 f. 49. Par décision de M. le Préfet du 17 mars 1870, un crédit supplément de 940 f. 99 a été ouvert pour faire face à diverses améliorations ou augmentations... 940,99. Total des crédits en numéraire... 8000,48. La valeur des matériaux reconnus propres étant de... 1285,80. Le crédit total tant en numéraire qu'en matériaux est de 9286,28. / Détail des travaux exécutés. Démolition d'une partie de la flèche, descente des cloches y compris leur installation provisoire [...]. Démolition des murs de l'ancien clocher [...]. Maçonnerie ordinaire [...]. Maçonnerie en pierre de taille [...]. Marches en pierre pour l'escalier [...]. Charpente en chêne pour la flèche, les clochetons et la couverture tourelles, chevalets des cloches [...]. Autre charpente en chêne pour les planchers du clocher [...]. Couverture en ardoises [...]. Porte d'entrée en chêne et sapin assemblée à grands cadres [...]. Echelle de meunier en chêne [...]. Deux portes en pin avec baguettes pour la fermeture des tourelles [...]. Petites persiennes des lucarnes [...]. Confection de 4 lucarnes [...]. Parement vu de pierre de taille pour les moulures des corniches [...]. Pour avoir exhaussé les tourelles de 0m50 en hauteur [...]. Une croix en fer avec sa boule [...]. Peinture à l'huile à trois couches appliquée sur les boiseries [...]. / Total général de la dépense des travaux... 9238,88. [...] / Clermont, le cinq août 1870. Signé : Bousquet architecte, Lalanne entrepreneur. Vu, le maire de la commune de Clermont, signé / E. de Seguin. / Compte de l'entrepreneur. [...] Reste à payer pour solde de compte à l'entrepreneur... 1328,29. / Compte de l'architecte. Honoraires et déplacements... 560,76. A-comptes reçus... 480,00. Reste à payer pour final payement... 83,76. [...]"
1870 (12 septembre). Mandat de paiement de 1.238,29 francs à l'entrepreneur Jean Lalanne (acquit signé à Montfort le 15 septembre).
1870 (26 septembre). Remboursement du cautionnement versé par l'entrepreneur Lalanne. Dépense totale, y compris les honoraires de l'architecte Bousquet : 9.238,88 francs.
1871 (12 novembre). Délibération du conseil municipal : "Vers la fin de l'année dernière, déférant aux pressantes sollicitations de l'entrepreneur, et aussi à cause des préoccupations politiques auxquelles ont était en proie à cette époque, le conseil municipal procéda à la réception des travaux bien qu'ils ne fussent pas entièrement terminés et qu'il restât encore à exécuter des travaux assez urgents, tels que le carrelage du sol du clocher, les peintures des boiseries ; la flèche devait être munie d'un paratonnerre et des vitraux devaient être placés aux fenêtres [...]. Le conseil propose d'exécuter ces travaux grâce à un secours de l'État.
1925 (24 octobre). "Traité pour fourniture d'horloge" entre le maire Lalanne et la maison Louis Odobey cadet, fabrique d'horlogerie à Morez-du-Jura : "Monsieur L. D. Odobey Cadet, sous les conditions qui vont être dites, s'engage à établir et installer une horloge neuve au clocher de l'église de Clermont. Cette horloge aura deux corps de rouages, et marchera le mouvement huit jours et la sonnerie huit jours pour un remontage. Elle sonnera les heures avec répétition d'heures et les demies sur cloche existante du poids de 550 K° environ. / Elle indiquera les heures et les minutes sur deux cadrans dont un petit en émail adapté au mécanisme de l'horloge et servant d'indicateur pour la remise à l'heure à volonté et un autre cadran en 13 pièces émail inaltérable sur cuivre rouge montées dans un chassis à T de 0 M. 90 de diamètre. / La cage ou bâti du mécanisme sera composée de fer cornière dressé, assemblé par de forts boulons à des traverses en fonte ornementée ; elle sera vernie noire avec filets bronzés. Toutes les roues seront en cuivre de première qualité, à cinq bras et épaisses sur les dents du dixième environ de leurs diamètres respectifs ; elles seront fixées sur leurs axes par des écrous à six faces tournés et polis ; leur denture, ainsi que celle des pignons, sera calculée de manière à obtenir le moins de frottement possible, et le maximum de solidité. Les arbres des roues premières seront en acier, les tambours pour enrouler les cordes en cuivre poli d'une forte épaisseur ; les pignons à denture taillée seront an acier et polis, les pivots rouleront dans des grains en bronze dur, fixés par des vis aux platines et aux barres, afin de permettre le démontage de chaque mobile. / Le mouvement sera muni d'un ressort auxiliaire pour entretenir la marche de l'horloge pendant le remontage du poids moteur ; l'échappement sera à chevilles, la suspension à double ressort avec garde ressorts, la fourchette à vis de rappel articulée et à ressort afin de neutraliser les chocs accidentels sur les chevilles de la roue d'échappement. Le balancier se composera d'une lentille lourde et d'une tige en sapin verni et battra la seconde. Un petit cadran d'émail fixé à l'horloge et indiquant les heures et les minutes, permettra très facilement la remise à l'heure du cadran extérieur. / Les fonctions de sonnerie seront à crémaillère système indécomptable. Les roues seront adoucies, les tiges polies avec soin, les pièces de la quadrature limées, polies et moirées ; les détentes arrêts de volant et, en général, toutes les pièces qui ont des frottements et sont susceptibles d'usure seront d'acier trempé et poli. / Rien ne sera rivé ni à demeure fixe ; la solidité, les proportions et le fini du travail ne laisseront rien à désirer pour une longue durée et un bon fonctionnement. / L'horloge sera placé sur un chevalet en bois de sapin. / Les cordes pour les poids seront en fil de fer galvanisé, les poids moteur en fonte de fer. Tous les accessoires nécessaires à l'installation de la fourniture, tels que : chevalet, boulons et pattes, 1 cadre émail de 0.90, pattes de fixage, minuterie, aiguilles, renvois, transmission, cordes, poulies, poids, crochet, marteau, équerres, tendeur, chaînes, S, vis et tirefonds ; sont à la charge du fabricant ainsi que les emballages et le transport de la fourniture en gare de Clermont. Le transport de la gare à l'Eglise est à la charge de la Commune. Les frais de timbre et enregistrement du présent acte sont à la charge du fabricant. / L'emplacement sera approprié aux frais de la Commune ; les journées d'un aide et les bois, s'il en faut pour la pose, sont également à sa charge ainsi que tous travaux de maçonnerie, menuiserie et établissement d'échafaudage, si nécessaire, pour la pose du cadran. / Un délai de cinq mois environ, après l'approbation préfectorale du présent acte, est accordé au fabricant pour la confection et l'installation de cette horloge, avec tous ses accessoires, dans l'emplacement réservé. La réception de la fourniture sera faite aussitôt après la pose, aux frais de la Commune. / La garantie contre tous vices de construction du mécanisme, ainsi que la garantie de marche régulière, à l'exclusion de toute avarie provenant d'une cause extérieure, d'un mauvais entretien, ou d'une cause de force majeure, sont fixées à cinq années consécutives. La durée des cordes métalliques étant subordonnée au graissage régulier des poulies, les cordes ne sont pas comprises dans la garantie. / La Commune s'engage à faire remonter et entretenir cette horloge convenablement et à ses frais. / Le prix de cette horloge, rendue placée en bon état de fonctionnement avec tous les accessoires nécessaires, est convenu à la somme de CINQ MILLE SEPT CENT CINQUANTE Francs payables comptant après la pose. / La pose sera effectuée par les soins de M. DURAND Fils horloger à Tartas (Landes) représentant de la Maison L.D. ODOBEY CADET. / Le présent traité ne sera valable qu'après approbation de M. le Préfet. / Fait double à Clermont, le Vingt Quatre Octobre Mil Neuf Cent Vingt Cinq. . Le Maire D. Lalanne, Le Fabricant LD Odobey Cadet." [A la suite : "Vu et approuvé à charge d'enregistrement dans les vingt jours. Mont-de-Marsan le 30 octobre 1925. Pour le Préfet, le Secrétaire général délégué (illisible)".]
1929. Réfection de la toiture du clocher par l'entrepreneur Saint-Christau sur devis de l'architecte Albert Pomade, de Dax. Montant du devis : 5.700 francs.
1931 (8 novembre). Délibération du conseil municipal : "Vente d'un Christ légué à l'Eglise. / [...] Monsieur le Maire [le docteur Lalanne] rappelle au Conseil que par testament, passé en l'étude de Me Duplantier notaire à Dax, en date du 28 octobre 1926 ; Mademoiselle Sanche Jeanne Emma a légué à l'Eglise de Clermont un superbe Christ en ivoire. / Or, comme des réparations urgentes et onéreuses pour le budget communal s'imposent aujourd'hui à l'Eglise de Clermont, Monsieur le Maire propose au Conseil la vente de ce Christ si toutefois après estimation, un bon prix est offert pour en consacrer le montant aux réparations de l'Eglise. / Le Conseil, ouï l'exposé de M. le Maire, est d'avis à l'unanimité des membres présents de chercher à vendre ce Christ aux meilleurs conditions et d'en consacrer le montant aux réparations de l'Eglise."
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