Église paroissiale Sainte-Madeleine et cimetière

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Une église est mentionnée dans le Liber rubeus de la cathédrale de Dax (XIe-XIIe siècle) sous le vocable de "Sancta Maria de Clarmont", dédicace qui perdurera au moins jusqu'en 1444 avant d'être remplacée par celle de sainte Madeleine. Cet édifice fut détruit en 1569 lors du passage des troupes protestantes de Montgomery, qui "brûlèrent l'église et firent fondre les cloches dudit Clarmont" (témoignage de Mathieu de Casasiede). Le culte se tint depuis lors dans la chapelle castrale des Baylenx de Poyanne, barons de Clermont, dont les descendants, les Béthune-Sully, possédaient encore la seigneurie à la Révolution. Un rapport d'avril 1803 décrit le bâtiment "dans le [plus] triste état possible, le clocher tombant en ruine, ainsi que le porche tout à fait brisé, les autels renversés, les ornements enlevés (...)" (cité dans l'étude de diagnostic préalable à la restauration, par D. Boullanger et Ph. Leblanc, 2012). Des réparations sont effectuées au clocher en 1809 par le charpentier local Jean Peyris, tandis que la fabrique s'emploie à remeubler l'édifice. Le clocher est reconstruit en 1823-1830 par le même Peyris sur des plan et devis du charpentier dacquois Étienne Lalanne. L'exigüité de l'église entraîne dès 1833 un premier agrandissement d'une travée, à l'emplacement d'un ancien mur de clôture séparant l'église du grand porche d'entrée du cimetière, et la réfection du lambris et de la charpente en chêne par l'entrepreneur Pierre Ducamp sur les plans de l'agent voyer Hector-Félix Lespès aîné. Toutefois, l'augmentation rapide de la population rend ces travaux insuffisants. Une nouvelle campagne, mal documentée car entièrement financée par des souscriptions paroissiales, se déroule entre juillet 1864 et août 1865 : la réfection du vaisseau, la construction des collatéraux et le voûtement de l'ensemble de l'édifice (autrefois plafonné) datent certainement de cette période. Ces travaux sont à peine achevés que le clocher, dans un état alarmant, doit être entièrement rebâti. Le projet de l'architecte dacquois Bousquet (qui travailla en 1864 à Yzosse, en 1864-1867 à Gourbera, en 1872 à Mimbaste et en 1878 à Castelnau-Chalosse), daté du 20 août 1865 et modifié le 31 mars 1866 après avis du comité des bâtiments civils, est exécuté en 1869-1871. Par la suite, l'église ne subit plus que des restaurations et ajouts mineurs : installation d'une horloge en 1925, réfection de la couverture en 1931, restauration des verrières par Jean Lesquibe en 1952 à la suite d'un orage en 1944. Un projet de décoration intérieure par les peintres bordelais Augier et Millet, daté des 13 juillet et 3 septembre 1891, ne fut pas suivi d'effet.

Périodes

Principale : 16e siècle

Principale : 2e quart 19e siècle

Principale : 3e quart 19e siècle

Dates

1833, daté par source

1864, daté par source

1865, daté par source

Auteurs Auteur : Lalanne Étienne

Menuisier et charpentier à Dax (52, boulevard de la Marine en 1858), associé à son demi-frère Jean-Baptiste (vitrier). Fils aîné du charpentier Bernard Lalanne (1754-1815) et de Bernardine Laurenson ; né et baptisé à Dax le 12 février 1783 (filleul d'Étienne Froment et de Marie Minvielle) et mort dans la même ville le 2 mai 1858. Marié à Dax, le 10 février 1809, à Louise Dupuy (Candillac, Haute-Garonne, 1786 - ?), fille de Jean Dupuy et de Jeanne Mechel, dont il eut au moins quatre enfants : Jean-Baptiste (1815-1895) ; Jean-Baptiste (1818-1906), entrepreneur de travaux publics (père de l'entrepreneur Gracien Lalanne et de l'architecte Alexandre Lalanne) ; Bernard Marie (1820-?), marchand drapier, et Françoise Lucine (1822-?). Il fut le parrain de son neveu le général de brigade Étienne Lalanne (1819-1897).

, entrepreneur de charpenterie (attribution par source)
Auteur : Peyris Jean

Jean Peyris, charpentier à Clermont (Landes). Né le 26 novembre 1772 à Tilh et mort le 11 octobre 1841 à Dax ; fils de Jean Peyris et de Jeanne Duplat ; marié à Clermont, le 24 janvier 1796, avec Josèphe Violle (Clermont, 7 décembre 1777 - Clermont, 17 août 1833), fille de Germain Viollet de Jeanne Lafitte, dont cinq enfants : Jean-Baptiste (1796), Étienne (1800-1858), Antoine (1803-1859), Étienne (1812), Jean-Baptiste (1818) et Marie (1820-1900), en 1843 Mme Jacques Lafourcade.

, charpentier (attribution par source)
Auteur : Lespès Jacques Hector Félix

Jacques Hector Félix Lespès, dit Lespès aîné, géomètre à Hinx (Landes) et agent voyer cantonal de Montfort. Né le 23 novembre 1815 à Baigts et mort le 7 décembre 1883 à Gamarde ; fils de Jacques-Jean Lespès, négociant, et de Marie Théodore Virginie Condom ; marié à Gamarde, le 11 juillet 1843, Marie Sylvie Raphaëlle de Aldaz (Saint-Sébastien, Guipuzcoa, Espagne, 20 juin 1820 - San Vicente, Saint-Sébastien, 20 novembre 1904), fille de Vicente Maria Longino de Aldaz, notaire à Saint-Sébastien, et de Marguerite Bague, dont deux enfants : Louise Marie Émilie (1844-?), Mme François Paul Duran, et Jacques Gustave Hector (1849-1920), agent-voyer à son tour.

, agent voyer (attribution par source)
Auteur : Bousquet

Architecte à Dax dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il travailla pour plusieurs églises landaises : en 1864 à Yzosse, en 1864-1867 à Gourbera, en 1865 à Clermont, en 1872 à Mimbaste et en 1878 à Castelnau-Chalosse.

, architecte (attribution par source)
Auteur : Ducamp Pierre

Jean Pierre Ducamp, maçon et entrepreneur de travaux publics à Mimbaste (Landes) puis Dax (boulevard Saint-Pierre en 1895). Né à Mimbaste le 2 février 1840 et mort à Dax le 13 juillet 1931 ; fils de Jean Ducamp, tonnelier, et de Catherine Darrigade ; épouse à Dax, le 26 janvier 1869, Jeanne Lasserre (Pouillon, 9 janvier 1853 - Dax, 16 mars 1909), fille d'Arnaud Lasserre, entrepreneur de travaux publics, et de Catherine Lombard, dont il eut trois enfants : Eugénie (1873-1961), en 1896 Mme Jacques Albert Cazalis ; Marie Catherine et Jean Paul.

, entrepreneur de maçonnerie (attribution par source)
Auteur : Augier Jean-Louis

Jean-Louis Augier (1825-1893), peintre, décorateur et archéologue, fut d'abord le collaborateur du verrier bordelais Joseph Villiet de 1860 environ jusqu'à la mort de celui-ci en 1877 ; il participa ainsi, parmi plusieurs chantiers, à l'exécution des peintures murales de la nouvelle église Saint-Ferdinand de Bordeaux. Après la disparition de Villiet, il s'associa avec le dessinateur Léon Millet (1851-1929). Entre 1877 et 1903, l'atelier Augier et Millet (qui employait aussi le peintre Alphonse Michel), spécialisé dans le décor des édifices religieux, produisit un nombre important de projets pour les églises de Bordeaux et de la Gironde, ainsi que des Landes voisines. Les Archives municipales de Bordeaux conservent près de 300 planches issues de leur collaboration.

Jean Louis Augier naquit posthume à Valfleury (Loire) le 14 avril 1825 du mariage de Jean Antoine Ogier (Augier) (1790-1825), mort le 10 février précédent, et d'Anne Chomat (1801-1878) (AD Loire, Saint-Christo-Lachal-Valfleury, naissances, mariages, décès, 1820-1826, 3NUMEC2/3E321_2). Il fut inscrit à la naissance sous le patronyme d'Ogier, mais son oncle paternel, instituteur à Valfleury, qui déclara sa naissance, signait "Claude Augier" : c'est cette dernière graphie qu'adopta Jean Louis durant sa carrière et qui figure sur son acte de décès à Bordeaux (3e section) le 27 janvier 1893 (AD Gironde, 4 E 15630). Il fut inhumé deux jours plus tard au cimetière de la Chartreuse (Bordeaux, 1634 I 44] - Registres d'inhumation | 1893 - 1895).

, peintre, décorateur (attribution par source)
Auteur : Millet Léon

Entre 1877 et 1903, l’atelier Augier et Millet, spécialisé dans le décor des édifices religieux, produit un nombre important de projets pour les églises de Bordeaux et de la Gironde, ainsi que des Landes voisines. Les Archives municipales conservent près de 300 planches nées de la collaboration entre Jean-Louis Augier (1825-1893), peintre, décorateur et archéologue, et Léon Millet (1851-1929), dessinateur. Bibliographie : Carole Gombaud, Perspectives de recherche sur la peinture religieuse à Bordeaux dans la seconde moitié du XIXe siècle : Joseph Villiet (1823-1877), Jean-Louis Augier (1825-1893), Léon Millet (1851-1929), mémoire de DEA sous la direction de Marc Saboya, Université de Bordeaux III, 2002.

, peintre, décorateur (attribution par source)

L'église est implantée selon une orientation sud-ouest / nord-est et bordée par un cimetière sur son flanc oriental. Un grand porche couvert à arcades donne accès à l'allée menant au clocher-porche. L'édifice, de style néoroman, est entièrement bâti en moellon enduit, à l'exception du niveau inférieur du clocher (uniquement le frontispice avec le portail), des encadrements de baies et des chaînes d'angle, en pierre de taille. Il comprend trois vaisseaux de cinq travées, auxquelles s'ajoute une étroite travée méridionale non voûtée. Le vaisseau central est prolongé par une travée de chœur carrée et par une abside en hémicycle épaulée à l'est par une sacristie oblongue. Il ouvre sur les bas-côtés par des grandes arcades en plein cintre. L'ensemble de l'édifice est couvert de voûtes d'arêtes à pénétrations retombant, dans la nef, sur des piles rondes couronnées de chapiteaux gorgerins, dans le chœur sur des pilastres dont la base repose sur un bandeau à mi-hauteur du mur. Le massif d'entrée, désaxé par rapport au vaisseau, est composé d'un clocher-porche de plan ovale, à pans coupés arrondis, flanqué de deux tourelles circulaires, celle de gauche abritant un escalier en vis ; au premier niveau du clocher, une tribune ouvre sur le vaisseau central. L'édifice est couvert de tuiles creuses mécaniques, à l'exception du clocher, couronné d'une flèche d'ardoises octogonale (avec girouette) et de ses deux tourelles latérales, à toits coniques également en ardoises. Des contreforts raidissent le flanc ouest du vaisseau et du chevet.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

  2. Revêtement : enduit

  3. Mise en oeuvre : moellon

  4. Mise en oeuvre : pierre de taille

Toits
  1. tuile creuse mécanique
Plans

plan allongé

Étages

3 vaisseaux

Couvrements
  1. voûte d'arêtes
Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

  2. Forme de la couverture : appentis

  3. Partie de toit : croupe ronde

  4. Forme de la couverture : flèche polygonale

Escaliers
  1. Emplacement : escalier dans-oeuvre

Décors/Technique
  1. sculpture
  2. vitrail (étudié)
  3. peinture (étudié)
Décors/Représentation
  1. Representations : feuille, fleur


Précision sur la représentation :

Chapiteaux à feuilles sur les colonnettes de la porte d'entrée ; fleurettes à cinq pétales sur les chapiteaux gorgerins de la nef.

Localisation

** Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Landes , Clermont

Milieu d'implantation: en village

Cadastre: 2012 A 486-487

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