Halles, actuellement office du tourisme et caserne des pompiers

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Mortagne-sur-Gironde

Il existait au Moyen Age à Mortagne deux halles, signe de l'activité commerciale importante du lieu : la "grande halle" devait se situer sur l'actuelle place du Marché (appelée "place de la Halle" sur le plan cadastral de 1832) ; la "petite halle", dont seul le souvenir perdure au 17e siècle, se trouvait sur l'actuelle place Gambetta. Les halles de Mortagne (ancienne "grande halle") sont mentionnées en 1794 lors de la vente, comme biens nationaux, des deux fours banaux qui la jouxtent. Au début du 19e siècle, ces anciennes halles semblent hors d'usage.

En septembre 1833, plusieurs particuliers (des marchands, des bouchers, des négociants, un cabaretier, un boulanger, etc.), achètent à Marguerite Anne Catherine Decourt, veuve de Pierre Rodier, demeurant à Cozes, une grange qu'elle possède un peu plus au nord, au carrefour entre la Grande Rue, la route menant au port, celle conduisant aux Moulins et la rue qui mène à la place du Marché. Les acheteurs y aménagent alors des halles, un bâtiment long de 16,5 mètres en façade, pour accueillir les foires et marchés. Dès 1843, le conseil municipal émet le souhait d'acquérir le bâtiment, mais le projet prend du retard. En attendant, la municipalité loue le bâtiment. Celui-ci est vendu en 1850 à Daniel Guillot et Suzanne Couraud son épouse. Peu après, le 30 décembre 1850, la municipalité achète enfin les halles auprès des époux Guillot.

Dans les années 1880, l'activité commerciale de Mortagne ne cessant de croître avec l'aménagement du port, la municipalité est confrontée à l'insuffisance des halles et de la place du Marché. Elle se tourne alors vers la petite place du marché (actuelle place Gambetta, là où se trouvait la "petite halle" médiévale), achète en 1885 des bâtiments qui l'encombrent, pour les démolir, et envisage même d'y construire un marché couvert. En 1887, la municipalité décide d'y tenir le marché en été, limitant l'usage des halles aux marchés d'hiver.

Finalement, dans les années 1890, les halles sont peu à peu réaménagées et restaurées, faute de pouvoir financièrement en construire de nouvelles. La charpente est reconstruite en urgence à l'été 1890, et l'intérieur est refait à l'automne. Le 7 juin 1891, le conseil municipal adopte les plans de reconstruction de la façade, proposés par l'architecte Aimé Bonnet, de Saint-Jean-d'Angély (déjà auteur à Mortagne, entre autres, de la mairie-école). Faute de financement, le projet n'est réalisé qu'en 1895.

Les halles deviennent alors plus que jamais l'un des principaux centres du commerce à Mortagne. Mais très tôt, elles sont utilisées à d'autres fins que commerciales. En 1883, la municipalité loue en effet le local à la société de fanfare de Mortagne. En 1926, le conseil municipal décide ainsi de les louer pour des spectacles, bals et réunions. En 1954, il décide d'utiliser désormais les halles comme salle des fêtes et de réunions. Des travaux d'entretien sont réalisés au fil du temps. En 1951, le conseil municipal achète une horloge à l'horloger Lussault, de Tiffauge (Vendée), pour la placer sur le fronton du bâtiment. Aujourd'hui, le lieu abrite l'office du tourisme et, à l'arrière, la caserne des pompiers.

Périodes

Principale : 4e quart 19e siècle

Dates

1895, daté par source

Auteurs Auteur : Bonnet Aimé

Architecte de la Ville de Saint-Jean-d'Angély dans la seconde moitié du 19e siècle. Père de Arthur Bonnet, également architecte.

, architecte (attribution par source, signature)

Les anciennes halles sont situées sur la place qui porte leur nom, au croisement de plusieurs rues. Le bâtiment est couvert d'un toit à longs pans. Sa façade est placée sur le mur pignon, en pignon découvert, couronné par une corniche. La façade est entièrement construite en pierre de taille, le reste du bâtiment étant en moellon enduit. La façade est percée d'une porte et de deux fenêtres, avec linteau en arc segmentaire. Une quatrième ouverture, une porte, identique aux trois autres, se trouve sur le prolongement droit de la façade. Au-dessus de la grande porte se trouve une horloge.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

  2. Mise en oeuvre : pierre de taille

Toits
  1. tuile creuse
Étages

en rez-de-chaussée

Élévations extérieures

élévation ordonnancée

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

  2. Partie de toit : pignon découvert

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Mortagne-sur-Gironde , 1 place des Halles

Milieu d'implantation: en village

Lieu-dit/quartier: le Bourg

Cadastre: 1832 E 1759, 2009 AB 11, 12 et 13

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