Eglise paroissiale Saint-André-et-Sainte-Jeanne-d'Arc

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > La Rochelle

Le service Hygiène autorise le 10 octobre 1935 la construction d'une église, dessinée par l'architecte diocésain M. Blanche et réalisée par M. Raud entrepreneur, au nom du Diocèse de La Rochelle. Comme l'indique Gilles Ragot : "l'entre-deux-guerres fut une période prolifique pour la construction d'églises en France. Trois raisons majeures sont généralement évoquées pour expliquer cet engouement l'élan donné par la reconstruction dans les régions libérées du nord et de l'est de la France, le flux de population vers les grands centres urbains et le renouveau de la foi après le choc de la Première Guerre mondiale. Au début des années 30, le programme de construction des églises s'accélère encore sous l'impulsion d'évêques qui initient un vaste programme connu sous le nom de "chantiers du cardinal". Ainsi, entre 1931 et 1934, sont ouverts près d'une centaine de chantiers, dont environ 70 en banlieue. Cette intense activité n'a laissé que peu de traces dans l'histoire de l'architecture contemporaine en France car elle a échappé aux grands architectes de la modernité pour être confiée à des maîtres d'oeuvre plus conservateurs qui ont souvent fait montre d'un certain conformisme. Les architectes ont été plus soucieux de puiser dans le vaste corpus historique que d'innover, ce qui était rarement souhaité par l'autorité ecclésiastique. La reinterprétation du style roman ou romano-byzantin prévaut souvent sur la recherche d'une nouvelle expression spatiale du sacré. L'église de Fétilly n'est pas un de ces chantiers du cardinal, mais elle s'inscrit pleinement dans ce courant de ferveur religieuse et architecturale". Cette construction doit beaucoup à la personnalité de l'abbé Crampette. Celui-ci met peu à peu en forme le projet dont l'exécution est confiée à l'architecte diocésain Hubert Blanche de Feydeau (en 1996). Dès 1911, en raison de l'expansion du quartier de Fétilly, l'évêché achète un terrain pour y construire une église dédiée à sainte Jeanne-d'Arc, ainsi qu'une cité paroissiale avec bibliothèque, salle de gymnastique... Mais ce n'est qu'en 1932 que l'architecte propose d'abord une église alliant la pierre de Saintonge et le ciment armé, présentant une façade avec un porche en plein cintre sommé d'un oculus et d'une statue monumentale de Jeanne en bergère, un petit clocher carré central se terminant par un octogone. Il faudra renoncer à la cité paroissiale faute de crédits et à la suite d'un legs consacré à Saint-André, une église "plus moderne" est dessinée sous le double vocable de Sainte-Jeanne-d'Arc-et-Saint-André. Le quartier de Fétilly est érigé en paroisse en 1934 et la construction de l'église débute à partir de novembre 1935. L'édifice est béni le dimanche 14 mars 1937, par Mgr Eugène Curien, évêque de la Rochelle et Saintes. Dessinant chaque partie de l'édifice, y compris le moindre détail architectural et mobilier, l'architecte fournit aux entreprises et aux artisans la matière de leur travail. Les entreprises qui participent à cette construction sont : l'entreprise Générale Claude Brunet, 21 rue Claude Bernard à Rennes pour le gros oeuvre ; Soffino pour la mosaïque ; Georges Chaumot, sculpteur, pour le portail d'entrée ; H. Vinet, sculpteur, pour le chemin de croix ; Chigot, maître verrier de Limoges, associé à Pentecôte, de Loix-en-Ré, pour les dix verrières des murs goutterots ; L. Gouffault, mosaïste d'Orléans, sur un dessin d'André Pierre, pour la croix en pavés de verre et la mosaïque du choeur ; Beauchamp, serrurier à La Rochelle, pour la grille des fonts baptismaux servant de sépulture au père Crampette ; Gorget, serrurier, pour la table de communion ; les ateliers Beauplet, de La Rochelle, pour le carrelage.

Périodes

Principale : 2e quart 20e siècle

Dates

1935, daté par source

1937, daté par source

Auteurs Auteur : Blanche de Feydeau Hubert, architecte (attribution par source)
Auteur : Chaumot Georges, sculpteur (attribution par source)
Auteur : Vinet H., sculpteur (attribution par source)
Auteur : Chigot, maître verrier (attribution par source)
Auteur : Gouffault L., mosaïste (attribution par source)

L´édifice, placé sous le double vocable de Sainte-Jeanne-d´Arc-et- Saint-André, présente un plan basilical à une nef pour favoriser le prêche et il est doté d´un clocher haut. Les masses sont clairement déterminées. L´unique vaisseau est cantonné de chapelles latérales, auxquelles il est relié par un étroit passage. Le décor intérieur, inspiré par le goût Art Déco, est d´une grande unité de style.

Toits
État de conservation
  1. bon état
Décors/Technique
  1. sculpture
  2. vitrail
  3. mosaïque
  4. ferronnerie
Décors/Représentation

Précision sur la représentation :

Les sculptures du portail, représentent la vie de saint André.

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , La Rochelle , place du Curé-Crampette

Milieu d'implantation: en ville

Lieu-dit/quartier: Fétilly

Cadastre: 2003 CH 345

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