Anciens marais salants, marais ostréicoles des Prises du Port des Seynes, du Port des Sirènes, de Mondion et des Meules

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Marennes

Ce secteur des anciens marais salants se trouve entre le canal maritime de Marennes à l'ouest et le chenal du Lindron à l'est, et au sud du canal de la Seudre à la Charente. Il a été profondément modifié à la suite de l'aménagement des deux canaux au milieu du 19e siècle. Le plan cadastral de 1832 montre les méandres des marais salants alimentés par le chenal du Lindron et plusieurs de ses affluents, notamment le ruisson du Port des Seines.

Selon Pascale Legué-Dupont, "la construction d'une saline consistait, en premier lieu, à délimiter un territoire et à l'isoler des effets directs de la marée en fabricant une digue ou taillée. La prise était alors l'ensemble des marais salants alimentés par un même réservoir. Aujourd'hui [en 1987] ce terme a perdu de son sens désignant une étendue de marais sans qu'il soit fait nécessairement référence à son organisation". Demeure toutefois le toponyme signalé sur les cartes IGN.

Certains secteurs de ces marais sont à l'abandon, d'autres ont été réutilisés par les ostréiculteurs avec l'aménagement de claires, parfois dans les anciens bassins salicoles.

Périodes

Principale : 4e quart 19e siècle

Le secteur de la Prise du Port des Seines a principalement été parcouru, ainsi que les claires d'affinage exploitées dans la Prise des Meules.

Quelques équipements hydrauliques permettant de gérer le niveau des eaux dans le marais ont été repérés, notamment sur le ruisson du Port des Seynes : parmi ceux-ci, les vannes ou varaignes, d'où l'expression "varanguer" ou "valanguer" une claire (laisser l’eau entrer et sortir librement au moyen d'une "varaigne"). Le passage de l'eau de mer entre la vasière et le chenal se fait au travers de prises d'eau, avec des ouvrages tantôt en pierre équipés d'une pelle à crémaillère ou d'un clapet, ou des tuyaux en bois (souvent remplacés par des buses en PVC). De petits ponts maçonnés permettent de franchir les canaux. Dans les ruissons, des systèmes de pêche (nasses ou casiers) ont été repérés : on peut y trouver des mulets, des anguilles ou des bars.

Les claires, longs bassins rectangulaires séparés par les "bosses", exigent un entretien spécifique : lors de l'assec au mois de mars, le fond est lissé au moyen d'une "rabale", tout en maintenant une légère dépression sur le pourtour intérieur, la "doue". Les huîtres y sont placées à partir du mois de mai afin qu'elles s'y développent et s'y affinent au minimum durant quatre mois. Les claires sont également utilisées pour les gambas et palourdes ; il est nécessaire de filtrer l’eau pour éviter les bactéries et microorganismes ; il faut aussi favoriser les vers dans la vase pour nourrir les gambas. Les prédateurs sont nombreux : les cormorans, les cigognes.

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Marennes

Milieu d'implantation: isolé

Lieu-dit/quartier: Bonsonge

Cadastre: 2025 OJ, 1832 J3

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