Manoir du Pin-Muré

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Marennes

Selon Robert Colle, le logis appartenait à la famille calviniste de Pinmuré. Isaac Richard de Pinmuré est attesté en 1648. Sieur de Pinmuré, il est marié à Anne Martin de Bonsonge : leur fils Jean Richard tua probablement lors d'un duel le maire de la ville et de la communauté de Marennes, Josué Jaulin, sieur de Vignemont (cité dans les Archives historiques, revue de la Saintonge et de l'Aunis, XIV, 1894, p. 205-206).

Les armoiries qui figuraient vraisemblablement au-dessus de la porte ont été bûchées et ne permettent pas d'identifier le commanditaire. Une date portée 1620 est inscrite sur une arcade située dans la cour. Elle pourrait correspondre à la construction du logis au début du 17e siècle. Le décor sculpté de la porte peut être comparé à celui de l'hôtel Baron.

Au 18e siècle, le fief passe entre les mains du duc de Richelieu.

Les bâtiments figurent sur le plan cadastral de 1832 sous le toponyme Pin muré : ils sont organisés autour d'une cour en U ouverte au sud-est. D'après les augmentations et diminutions du cadastre, une "cuisine" est construite vers 1865 pour le compte de Louis Renaud. Puis vers 1867, une augmentation de construction d'une maison est réalisée pour la veuve Coicaud, sur la même parcelle. Enfin en 1881, la construction nouvelle d'une maison est indiquée pour Emile Conseillé. Ces modifications témoignent du morcellement de la propriété au cours du 19e siècle et expliquent le remaniement des constructions.

Périodes

Principale : 1er quart 17e siècle

Dates

1620, porte la date

Les bâtiments sont organisés autour d'une cour, accessibles par le côté sud-est. Ils ont été largement remaniés.

La tour d'escalier d'un logis non conservé est située dans l'angle nord-ouest de la cour. De plan polygonal, elle s'élève sur deux étages. Elle est coiffée d'une toiture en tuile plate, soulignée d'une corniche moulurée en pierre. La porte présente un riche décor sculpté : en plein-cintre avec une agrafe sculptée à tête d'angelot ailée, elle est encadrée de pilastres doriques supportant un entablement orné de triglyphes et de gouttes, couronné d'un fronton triangulaire interrompu par un cuir découpé portant un médaillon au décor bûché. Celui-ci est encadré de feuillages et de volutes, et coiffé d'un fronton cintré. Des pyramidions à table décorative et sphères en amortissement complètent l'ensemble.

Sur l'aile sud-ouest de la cour, deux arcades en anse de panier inscrites dans un mur en moellons sont conservées. Elles sont ornées d'une agrafe centrale en pointe de diamant : l'une d'elles porte la date 1620.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile plate
Étages

2 étages carrés

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit polygonal

Escaliers
  1. Emplacement : escalier demi-hors-oeuvre

    Forme : escalier en vis

Décors/Technique
  1. sculpture

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Marennes , 60 rue André-Baudrit

Milieu d'implantation: en écart

Lieu-dit/quartier: Pin-Muré

Cadastre: 1832 G1 61, 2024 AS 21, 23, 25, 26

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