Retable du maître-autel

France > Nouvelle-Aquitaine > Landes > Dax

Le retable fut exécuté après l'achèvement de l'autel-tabernacle, en vertu d'une nouvelle convention passée le 22 décembre 1787 entre la supérieure Marguerite Rutan et le sculpteur tarbais Dominique Ferrère (1723-1808). L'ouvrage devait être terminé en octobre 1788, ce qui semble bien avoir été le cas. La dorure et la peinture, comme celles de l'autel, furent réalisées par le doreur Antoine Laussatte (1755-1791), de Lescar. Le décor du retable a subi, avant et pendant sa récente restauration, plusieurs pertes regrettables, la plus notable étant celle des pans de draperies sculptées qui reliaient à l'origine le cadre du tableau d'autel aux corps latéraux du retable et harmonisaient la composition.

Périodes

Principale : 4e quart 18e siècle (daté par source), (porte la date)

Dates

1788, daté par source

Auteurs Auteur : Ferrère Dominique

Sculpteur à Tarbes, né à Asté en 1723 et mort à Tarbes le 11 juillet 1809. Petit-fils de Jean I Ferrère (1620-1705), fils de Marc Ferrère (1674-1758) et frère de Jean II Ferrère, tous établis à Asté, il s'installe à Tarbes où son fils Philippe Ferrère, avocat au barreau de Bordeaux, naît en 1767.

, sculpteur (attribution par source)
Auteur : Encastet dit Laussatte Antoine

Antoine Encastet dit Laussatte, peintre et doreur à Lescar. Né à Lescar le 11 décembre 1755 et mort dans la même ville le 27 février 1791 ; fils du maître doreur Jean Castet dit Laussatte (né vers 1731, issu d'une famille de maîtres charpentiers) et de Marie Fondeville (née à Bruges, Pyrénées-Atlantiques, le 28 février 1734), fille d'un maître chirurgien ; beau-frère du menuisier Mathieu Lahille et de l'ingénieur Bernard Sajus, époux de ses sœurs Jeanne Marie et Marie Anne.

, doreur (attribution par source)
Lieux d'exécution

lieu d'exécution

Le retable, au contraire de l'autel-tabernacle (qui associe bois et marbre des Pyrénées), est entièrement en bois peint couleur vert d'eau (structure) et faux marbre gris-vert et rouge (panneaux) ; les moulures et éléments décoratifs en relief sont dorés à la feuille. De type retable-lambris, il comporte un niveau de soubassement (de même hauteur que l'autel-tabernacle) percé, de chaque côté, d'une porte ouvrant sur la sacristie ; au niveau supérieur, la contre-table, occupée en totalité par un tableau d'autel (sous-dossier), est flanquée de deux ailes étroites à fausse niche plate et cintrée devant laquelle est disposée une statue sur console (sous-dossier). Soubassement et ailes sont compartimentés par des panneaux peints en faux marbre.

Catégories

menuiserie, sculpture

Structures
  1. corps, 3
  2. élévation, droit
Matériaux
  1. Matériau principal : bois feuillu

    Techniques : décor en haut relief, décor en bas relief, peint, faux marbre, polychrome, doré à la feuille d'or

Dimensions
  1. Type de mesure : h

    Valeur : 615

    Précision sur la mesure : hauteur approximative sans le tableau d'autel

  2. Type de mesure : la

    Valeur : 685

    Précision sur la mesure : largeur totale

  3. Type de mesure : la

    Valeur : 389

    Précision sur la mesure : largeur de la contre-table

  4. Type de mesure : la

    Valeur : 148

    Précision sur la mesure : largeur de chaque aile

Iconographie
  1. Caractère général : Pélican mystique

  2. Caractère général : livre

  3. Caractère général : angelot

  4. Caractère général : draperie

  5. Caractère général : cartouche

  6. Caractère général : vannerie

  7. Caractère général : aileron


Précision sur l'iconographie :

Les panneaux du soubassement placés en dessus-de-porte renferment des reliefs dorés sur piédouches en faux marbre rouge : à gauche, des livres et des palmes, à droite, le pélican mystique. Des couples d'angelots surmontent les fausses niches des ailes, des draperies en festons ceignent les consoles à pans coupés qui supportent les statues. D'autres draperies habillent le cadre du tableau d'autel et retombent de part et d'autre, entre les panneaux (ornés de couronnes de laurier) qui flanquent le tableau et les fausses niches (il manque toutefois les pans de drapé qui les reliaient). D'étroits ailerons à volutes et palmes s'appuient à 45° aux extrémités des ailes. Des cartouches rocaille dorés à motifs de vannerie amortissent les ailes.

État de conservation
  • oeuvre restaurée
  • manque

L'ensemble a été restauré dans les dernières décennies du 20e siècle. La peinture faux bois qui recouvrait la structure, visible sur une photographie du début des années 1950, a été remplacée par un faux marbre, et la statue de saint Joseph à l'Enfant qui occupait la fausse niche gauche par l'actuelle statue de la Vierge (certainement celle d'origine). En revanche, de nombreux éléments décoratifs, qui figurent sur cette même photographie, ont été supprimés ou mutilés, apparemment au cours de la restauration : les plus importants sont les pans de draperie en bois qui reliaient le cadre du tableau d'autel aux corps latéraux du retable et qui unifiaient la composition, ainsi que les cordons dorés suspendus aux tentures ; manquent aussi l'extrémité supérieure des ailerons latéraux (qui atteignaient originellement la corniche) et des nuées qui complétaient les angelots jumelés au-dessus des niches.

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Landes , Dax , 1 rue Labadie

Milieu d'implantation: en ville

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