Presbytère

France > Nouvelle-Aquitaine > Gironde > Pauillac

En 1730, des habitants de Pauillac se plaignent de leur curé, le sieur Montauroy, qui a leur a prélevé des sommes afin de construire la maison presbytérale. De cette construction, il ne reste sans doute rien.

En 1790, le curé Mercier mentionne comme bénéfice les "Maison, cuvier, chay, grange, grenier à foin, écurie, fournière, append, cour servant les dits bâtiments à son logement et à l'exploitation (…), un jardin et un petit parc (…), la majeure partie desquels bâtiments le dit sieur déclarant a fait construire à neuf et fait reconstruire les années 1784, 1786 et 1787". En 1793, le curé Delaunay fait état de la vétusté des "vieux bâtiments qui forment le corps de la maison curiale" : est également mentionnée "la partie nord du bâtiment neuf de la dite cure". En 1794, suite à la nationalisation des biens du clergé, la municipalité s'installe dans la maison curiale. La maison curiale semble être reconstruite en 1799. Le curé demeure installé dans une partie du bâtiment et cohabite avec l'administration municipale, la justice de paix, la gendarmerie, la halle et l'école communale. En 1817, la mairie et la justice de paix sont transférées dans une maison particulière, rue Saint-Martin.

En 1825-1826, des réparations urgentes sont réclamées (planchers, fenêtres). En 1829, la commune prévoit l'installation d'un marché dans les dépendances du presbytère. Il est alors indiqué que "la commune achèverait de bâtir la façade de la maison curiale qui regarde la rivière". En 1830, le marché semble être installé puisqu'on décide "d'élever un mur de séparation entre la maison presbytérale et ses dépendances de la nouvelle place aux foires et marché". Le conseil municipal s'engage à faire bâtir l'aile gauche de la maison presbytérale. Toutefois, le curé semble s'être opposé à l'utilisation des bâtiments de dépendance, dont la propriété pose question en 1839.

En 1837, de nouvelles réparations au presbytère sont demandées : des devis suivent en 1838. Au mois de novembre de la même année, les registres de délibération indiquent que la "toiture de l'ancienne cure [est] tombée avec fracas et [les] murs de ce vieux édifice menacent ruine". La démolition de la "vieille cure" est alors demandée tandis que des réparations doivent être effectuées dans la partie appelée "nouvelle cure".

En 1839, le presbytère est transféré dans le local occupé par la mairie ; des travaux sont alors nécessaires pour y loger le curé et les deux vicaires. Des plans sont dressés pour ces aménagements par Bernard. Il représente la façade avec son fronton, telle qu'elle a été élevée à la fin du 18e siècle. Les travaux prévus ont-ils été réalisés ? Probablement pas : en 1863, il est indiqué que le presbytère n'a jamais été terminé et que la partie habitée a besoin de beaucoup de réparations.

Des plans et devis sont alors dressés par M. Labbé en mai 1863. Ces travaux de construction et d'agrandissement sont engagés et il semble alors indispensable de reconstruire l'aile nord afin de d'achever enfin ce bâtiment communal : de nouveaux plans et devis sont fournis en août 1863. La réception définitive des travaux a lieu le 1er février 1865.

En 1867-1868, les abords du bâtiments sont modifiés ; le jardin est amputé par le percement d'une rue et la terrasse est modifiée.

Pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment est utilisé comme hôpital auxiliaire.

En 1939 est évoquée la possibilité d'utiliser l'ancien presbytère comme salle de spectacle : finalement le bâtiment est mis à disposition des sociétés locales et devient "foyer communal". La plaque sur la façade indique d'ailleurs que le bâtiment abrite la Salle de musique Alcide Castillon (1884-1950).

Périodes

Principale : 4e quart 18e siècle, 3e quart 19e siècle

Dates

1863, daté par source

Auteurs Auteur : Labbé Pierre-Auguste

Architecte du département de la Gironde à partir de 1855. Il eut 4 fils et une fille. Deux de ses fils sont également architectes : Jean-Louis, né en 1847, et Pierre-Albert, né en 1848.

, architecte (attribution par source)

Le corps de bâtiment principal présente une façade de 7 travées, donnant à l'est. Les trois travées centrales forment un léger avant-corps surmonté d'un fronton triangulaire percé d'un oculus. Les trois portes en plein-cintre du rez-de-chaussée sont encadrées de pilastres de type dorique. A l'étage, les fenêtres de l'avant-corps sont en arc segmentaire avec une encadrement mouluré à crossettes.

Au sud, la façade latérale est composée de trois travées. Le bâtiment est prolongé par une autre construction, qui abritait l'ancien presbytère et ses dépendances et qui fait aujourd'hui office de poste.

Au nord, la façade latérale est également composée de trois travées. L'aile nord y est greffée formant décrochement.

Les façades ouest témoignent des modifications multiples subies par le bâtiment au cours des siècles, avec de nombreuses baies condamnées.

La distribution intérieure a également été largement remaniée. Un escalier à deux volées (dont l'une est condamnée) constitue peut-être un vestige de la construction de la fin du 18e siècle.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : pierre de taille

  2. Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile creuse
Étages

1 étage carré

Élévations extérieures

élévation ordonnancée

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : croupe

Escaliers
  1. Emplacement : escalier intérieur

    Forme : escalier symétrique

    Structure : en maçonnerie

Décors/Technique
  1. sculpture
Décors/Représentation
  1. Representations : raisin


Précision sur la représentation :

L'oculus du fronton est orné de feuillage et de raisin. Il repose sur deux palmes.

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Gironde , Pauillac , place Gabriel-Gachet

Milieu d'implantation: en ville

Cadastre: 2012 AW 25, 1825 D1 96 à 100

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