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Ouvrage d'entrée; porte de ville dite la Grosse-Horloge
France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > La Rochelle
Historique
Ouvrage d'entrée datant du 2e quart du 12e siècle, période de construction de la 1ère enceinte médiévale dont elle occupait le front sud. Au 14e siècle, c'était un édifice rectangulaire, surmonté d'un campanile et flanqué de deux tourelles coiffées de poivrière, qui faisait communiquer par deux ouvertures inégales la ville avec le port et le faubourg du Perrot. En 1594, le maire Jean Rochelle ordonne de refaire le campanile et une des tours. En 1672, l'architecte Moyse parvint à réunir les deux ouvertures en une seule. De 1744 à 1746, toute la partie haute de l'ouvrage fut modifiée, Gendrier, qui signe les devis descriptifs des travaux à partir de 1743, est probablement l'auteur de cette transformation.
Détail de l'historique
| Périodes |
Principale : 2e quart 12e siècle Principale : 4e quart 16e siècle Principale : 3e quart 17e siècle Principale : 2e quart 18e siècle |
|---|---|
| Dates |
1594, daté par source 1672, daté par travaux historiques |
| Auteurs |
Auteur :
Moyse, architecte (attribution par source) Auteur : Gendrier, ingénieur (attribution par source) |
Description
Détail de la description
| Murs |
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| Toits |
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| Plans |
plan régulier |
| Étages |
sous-sol, 4 étages carrés, étage de comble |
| Couvrements |
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| Couvertures |
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| Escaliers |
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| Décors/Technique |
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| Décors/Représentation |
Précision sur la représentation : Sujet : blasons aux armes de France et des maires de la ville, support : façade sud ; sujet : représentation des deux sphères céleste et terrestre accompagnées d'éléments symboliques, support : amortissement des deux tours. |
Informations complémentaires
Historique sommaire.
Située à l'extrémité sud de la rue Chaudrier, la plus importante du noyau central urbain, face au port actuel, elle constituait la porte de la première enceinte de 1a ville donnant accès au faubourg du Perrot, avant que celui-ci ne fut englobé dans l'extension de l'enceinte. Masse situe sa construction en 1410, chose surprenante si l'on admet le quatrième quart du XIVe siècle comme date de construction des tours du port, ce qui correspond à une époque où le faubourg du Perrot avait été englobé dans le périmètre défensif. Après le report, de l'enceinte du front de mer actuel, la porte et le tronçon d'enceinte correspondant, bordées par un tronçon du canal de la Verdière, perdirent leur utilité et furent peu à peu étouffées dans les maisons.
En 1671, l'intendant Colbert de Terron, pour remédier à la gêne résultant de l'exiguïté du passage, le fit agrandir selon l'arcature en arc brisé actuelle. Puis, au XVIIIe siècle, la superstructure de l'édifice fut remaniée, les corbeaux supprimés et l'édicule actuel, avec l'horloge, construit, ainsi que les motifs surmontant les tourelles. C'est à cette époque que l'édifice a acquis l'allure qu'il a encore aujourd'hui.
Description.
Avec la reconstruction du passage, puis la suppression du parapet supérieur et des mâchicoulis, la porte a perdu l'essentiel de ses attributs défensifs et n'a gardé, de sa destination première, que son volume.
Il s'agit d'un haut bâtiment rectangulaire, de 15 x 6 m environ, dont le grand axe est disposé perpendiculairement au passage et encadré, à l'avant, de deux tourelles hémicylindriques. Selon Masse, la porte comportait à l'origine deux passages (sans doute une porte charretière et une porte piétonne), sans autre précision. A en juger par la position des éléments décoratifs subsistant en façade et décalés à droite (vus de l'extérieur), on peut croire que la porte charretière était à droite et la porte piétonne à gauche, sans qu'on sache s'il y avait des pont-levis. Le corps central est percé de huit petites fenêtres, sur quatre niveaux, la tourelle de gauche de deux, celle de droite de six, dont une archère cruciforme, soit plus d'ouvertures que n'en figure Masse dans son élévation de 1711 (certaines ayant du être crées lors de la suppression des mâchicoulis). Au dessus du passage, un ensemble de pierres d'attente indique l'emplacement d'un motif sculpté non terminé (alors que Masse le représente achevé), surmonté, décalés par rapport, à l'axe de symétrie, de deux petits tableaux sculptés et d'une niche à deux modillons. Les faces intérieures des tourelles portent également, en haut, des panneaux sculptés à peu près effacés.
Conclusion.
Edifice imposant, d'une construction soignée, mais dont la vocation défensive n'est plus que suggérée par sa silhouette, altérée en outre par l'adjonction d'attributs décoratifs de style et, d'époque différents : devant une situation irréversible, on se contentera de considérer la porte comme une sorte de monument représentatif de La Rochelle.
Extrait de : L'architecture militaire à La Rochelle du Moyen Age à 1940, par Philippe Truttman, 1990, p. 25-26.
| Type de dossier |
Dossier d'oeuvre architecture |
|---|---|
| Référence du dossier |
IA17000050 |
| Dossier réalisé par |
Mailles Dominique
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| Cadre d'étude |
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| Aire d'étude |
Rochelle centre (La) |
| Phase |
étudié |
| Date d'enquête |
1990 |
| Copyrights |
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel |
| Citer ce contenu |
Ouvrage d'entrée; porte de ville dite la Grosse-Horloge, Dossier réalisé par Mailles Dominique, (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel, https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/961f32c1-4fec-4e60-b48c-f738edda8837 |
| Titre courant |
Ouvrage d'entrée ; porte de ville dite la Grosse-Horloge |
|---|---|
| Dénomination |
ouvrage d'entrée porte de ville |
| Appellation |
dit la Grosse-Horloge |
| Statut |
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|---|---|
| Protection |
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| Intérêt |
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Localisation
Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , La Rochelle , rue de la Grosse-Horloge
Milieu d'implantation: en ville
Cadastre: 1976 EN 38, 273