Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 (plaque commémorative et peinture murale)

France > Nouvelle-Aquitaine > Landes > Larbey

Les archives de la paroisse et la monographie de l'abbé Lamaignère (1940) renseignent sur l'exécution de cet ensemble, aujourd'hui incomplet. En 1922 fut prise la décision de faire de l'ancien porche de l'église "un oratoire aux morts de la guerre 1914-1918". Une souscription ouverte par le curé Jean Garralon produisit une somme de 1633,50 francs qui permit l'achat d'une plaque commémorative en marbre et la commande d'une grande peinture marouflée destinée à lui servir de cadre et couvrant tout le mur nord du porche. Celle-ci fut exécutée par le peintre Jean-Laurent Meyranx (1876-1943), de Mugron, dont le cousin Bernard Tiburce Meyranx (1828-1888) avait déjà décoré l'intérieur de l'église en 1868. L'ensemble fut complété par un autel en remploi, provenant, selon l'abbé Lamaignère, de la chapelle de la maison de Lestage, ancienne résidence des barons de La Houze, seigneurs de Larbey (de la famille de Basquiat), puis des jésuites espagnols de Poyanne, enfin de la famille Domenger-d'Antin. Il fut offert par le baron Louis d'Antin-Domenger (1882-1964), qui donna aussi une clôture d'autel en fer forgé exécutée par le ferronnier Jean Courtiade (1868-?), de Mugron. La restauration de cet autel ancien, désormais appelé "autel des soldats", fut confiée au même Meyranx. En octobre 1922, la fabrique acquit auprès du marchand versaillais Pierre Nissen une garniture (quatre chandeliers, "un Christ" et des fleurs artificielles) destinée à cet autel. Il ne subsiste actuellement en place que la plaque et la peinture, récemment restaurée par une restauratrice bayonnaise. L'autel est peut-être celui repéré en 1992 dans l'ancienne chapelle des fonts baptismaux, mais détruit en 2010.

La Vierge de pitié qui couronne la peinture de Meyranx reproduit un modèle statuaire de monument aux morts destiné aux églises (par exemple à celle de Bain-de-Bretagne, Ille-et-Vilaine). Il semble lui-même dériver de la peinture bolonaise du XVIIe siècle.

Périodes

Principale : 1er quart 20e siècle

Dates

1922, daté par source

Auteurs Auteur : Meyranx Jean-Laurent

Jean-Laurent Meyranx, peintre-décorateur et photographe, né à Mugron le 5 août 1876 et mort dans la même commune le 18 novembre 1943, fils d'André-Henri (Henry) (1846-1894), aussi peintre, et de Jeanne Malvina Dulau (1846-1908). Marié à Paris, le 18 octobre 1902, à Marie Vollet (Rochon) (Paris 18e, 24 décembre 1874 - Mugron, 18 janvier 1964), fille de Joseph-Marie Vollet (Rochon) et de Jeanne Prot, dont il eut trois enfants : Suzanne (1903-1966), en 1927 Mme Paul-Joseph Boudou, Joseph-Henri-Albert (1906-1991), photographe à Mugron, et Pauline Renée Colette (1908-1992), épouse (à Mugron en 1929) d'Albert-Hippolyte Gaulin.

, peintre, décorateur (attribution par source)
Auteur : Courtiade Jean

Jean Courtiade, ferronnier ou forgeron à Mugron (Landes), né à Marpaps le 5 juin 1868, mort après 1932. Fils de Jean Courtiade et de Jeanne Dufourcq. Marié à Mugron, le 19 janvier 1894, avec Jeanne Dupouy (Mugron, 15 janvier 1865 - ?), fille de Jean Dupouy, cordonnier, et de Jeanne Lanavère, il en eut trois enfants : Louis Courtiade (Mugron, 26 mai 1898 - Mugron, 26 janvier 1922), également forgeron, Jeanne (Mugron, 31 juillet 1899 - Mugron, 2 mars 1923) et Marie (morte à Mugron le 8 février 1931).

, ferronnier (attribution par source)
Auteur : Nissen Pierre

"Chasublerie, linges d'église" à Versailles (45, rue Carnot) au début du XXe siècle. Pierre Marie Joseph Nissen, né à Dunkerque en 1892 ou 1895 et mort à Versailles, second fils de Léon Marie Joseph Nissen (1859-1937), négociant et conseiller municipal à Dunkerque, et de sa femme et cousine Marie Ernestine Clémence Nissen.

, marchand (attribution par source)
Personnalite : Antin-Domenger Louis baron d'

Baron Louis d'Antin, puis d'Antin-Domenger, né à Mugron le 12 novembre 1882 et mort dans la même commune le 19 octobre 1964 ; fils du baron Alexandre Pierre Jean de Dieu d'Antin (1850-1886) et de Gabrielle Marie Bernardine de Lasa (1859-1949) ; adopté par sa grand-tante Blanche d'Antin, veuve Domenger (1805-1899), dont il hérite les biens en 1899 ; cède en 1961 à la commune de Mugron ses propriétés, dont la maison de Chantilly (devenue la mairie de Mugron). Marié à Arveyres (Gironde) le 17 octobre 1911 avec Marguerite Ernestine Renée Duau de Lamothe (23 décembre 1982), fille d'Armand Raymond Louis Dufau de Lamothe et de Marie Angèle Lézian, il en eut quatre enfants : le baron Jean-de-Dieu (1914-1994), Geneviève (1916-1988), Gabrielle (1917-2014), en 1944 Mme Jean d'Artigue, et Raymond (1920-2001). Source : Geneanet (Louis D'ANTIN : généalogie par Alain-Charles DÉCOSSE (decosseal) - Geneanet).

, donateur (attribution par source)
Lieux d'exécution

Localisation : Landes , Aquitaine , Mugron

Le monument, aujourd'hui incomplet, est composé d'une plaque en marbre blanc, de format rectangulaire vertical à sommet cintré à oreilles, apposée au centre du mur nord du porche et se détachant sur une peinture murale ; celle-ci, une toile marouflée (clouée sur sa bordure), couvre la totalité du mur et en épouse la forme en arc brisé.

Catégories

marbrerie, peinture murale

Structures
  1. , rectangulaire vertical
  2. , en arc brisé
Matériaux
  1. Matériau principal : marbre uni

    Mise en oeuvre : blanc

    Techniques : gravé, peint, doré

  2. Matériau principal : toile

    Mise en oeuvre : support

    Techniques : peinture à l'huile, marouflé

Dimensions
  1. Type de mesure : h

    Valeur : 150

    Précision sur la mesure : hauteur de la plaque commémorative

  2. Type de mesure : la

    Valeur : 64

    Précision sur la mesure : largeur de la plaque commémorative

  3. Type de mesure : h

    Valeur : 318

    Précision sur la mesure : hauteur de la peinture

  4. Type de mesure : la

    Valeur : 442

    Précision sur la mesure : largeur de la peinture

Iconographie
  1. Thèmes : Vierge de Pitié, ange, phylactère

  2. Caractère général : ornementation

    Thèmes : palme, couronne végétale, ruban, branche, chêne, gland, croix, drapeau


Précision sur l'iconographie :

Le fronton de la plaque en marbre est gravé d'une croix latine dorée flanquée de drapeaux français. Le décor peint s'organise en trompe-l’œil autour de la plaque : sur un fond rouge semé de croix latines, deux grands anges d'esprit préraphaélite, aux ailes déployées, vêtus de longues robes (violette pour l'ange du souvenir, verte pour celui de l'espérance), tenant des phylactères déroulés, semblent soutenir la plaque centrale ; au registre supérieur, à l'aplomb de la plaque, un médaillon trilobé figure la Vierge de pitié ; dans les angles inférieurs, de part et d'autre des anges, un trophée est composé d'une palme et d'une couronne de chêne nouées par un nœud de ruban aux couleurs de la France ; sur la bordure à fond jaune ocre se déploie une branche de chêne avec feuilles et glands, "accrochée" au cadre feint par des rubans de couleur, ceux de la Légion d'honneur (rouge), de la croix de guerre 1914-1918 (vert à rayures rouges) et de la médaille militaire (jaune à rayures vertes).

Inscriptions et marques
  • devise, peint
  • dédicace, gravé

Devises peintes sur les phylactères des anges : SOUVENIR (ange de gauche), ESPÉRANCE (ange de droite). Dédicace gravée sur la plaque : LARBEY A SES ENFANTS MORTS POUR LA PATRIE 1914-1919 [suit la liste des noms des seize soldats morts].

État de conservation
  • oeuvre restaurée

La peinture a été récemment restaurée.

Localisation

** Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Landes , Larbey

Milieu d'implantation: en village

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