Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Georges

France > Nouvelle-Aquitaine > Landes > Saint-Geours-d'Auribat

Le mobilier de l'édifice qui a précédé l'église actuelle n'est véritablement documenté qu'à partir des années 1830 grâce aux registres conservés des comptes de la fabrique. Parmi de nombreux achats mineurs, on relève en juin 1843 l'acquisition de deux tableaux (un Saint Georges pour le maître-autel, offert par les époux Vanoosterom, et un Saint Jean-Baptiste pour les fonts baptismaux) ainsi que la décoration générale de l'église et la restauration d'un tableau de Sainte Madeleine. En août de la même année, l'évêque Lanneluc en visite pastorale signale, outre le maître-autel (flanqué de deux anges adorateurs en plâtre peint dont il réclame le remplacement), les autels de la Vierge et de sainte Madeleine (dont il demande que l'on restaure le tabernacle). Dans les années suivantes, le seul autre achat d'importance est celui de l'autel de Notre-Dame, payé par la confrérie homonyme en 1851.

Rien n'a été conservé de cet ensemble dans l'église actuelle, reconstruite à neuf en 1868-1872, à trois exceptions près : un tableau double face du XVIIe siècle à l'effigie des saints Georges et Jean l’Évangéliste (en réalité une bannière de procession en remploi) ; un beau lutrin en fer forgé du milieu du XVIIIe siècle ; enfin un meuble de sacristie du début du XIXe siècle. La totalité du mobilier et du décor porté a été acquis ou exécuté pour le nouvel édifice, l'année même ou peu de temps après son achèvement : maître-autel par le marbrier L. Géruzet de Bagnères-de-Bigorre, autels secondaires par le Toulousain Jean Barrau père (1869), chaire à prêcher, verrières figurées et décoratives par le Bayonnais G.-P. Dagrand, etc. Les deux cloches sont fondues respectivement par Louis-Rémy Delestan en 1877 et par son frère Gustave en 1893. Plusieurs statues de série (dont, avant 1906, quatre productions de la Sainterie de Vendeuvre et, plus tard, une Jeanne d'Arc d'après le célèbre modèle d'A. Besqueut) sont acquises au tournant des XIXe et XXe siècles. En 1943, le peintre Marie Baranger exécute à fresque un chemin de croix à la demande du curé Pascoualle (parallèlement à celui de l'église voisine de Poyanne). La sacristie renferme, outre un vestiaire complet de la première moitié du XXe siècle, des pièces d'orfèvrerie signées de fabricants parisiens (M. Thierry, A. Jolivet) et lyonnais (L. et P. Gille) de la seconde moitié du XIXe siècle et des débuts du siècle suivant.

Auteurs Auteur : Mame Alfred

Henry-Armand-Alfred Mame (Tours, 17 août 1811 - Tours, 12 avril 1893), fils d'un imprimeur lui-même issu d'une famille d'éditeurs et de libraires originaires d'Angers (maison fondée en 1778), porta à son apogée les éditions Mame, rachetées en 1980 par Desclée de Brouwer.

, éditeur
Auteur : Mame Alfred et fils

Maison d'édition à Tours (voir Mame Alfred).

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Auteur : Colomiès et Cabanes

Fabricants marchands à Toulouse (au 23, rue Saint-Rome) dans la seconde moitié du XIXe siècle : "Fabrique de chasublerie, orfèvrerie et bronzes d'église" (1880), "Ornements d'église, style Renaissance Moyen Age, orfèvrerie sacrée et bronzes, chemins de croix et peintures, statues polychromées" (1886). Le fondateur est probablement Aimé-Frédéric-Auguste Colomiès, "négociant chasublier", né le 16 décembre 1843 à Toulouse et mort dans la même ville le 29 janvier 1910, fils de Pierre-Germain Colomiès (1803-1875) et de Marie-Augustine Aglaé Arbanère (1807-1894), marié à Jacquette Agnès Léonide Pascal (1844-1916), couturière. En 1910, "l'ancienne maison Colomiès et Cabanes" était tenue par la "Veuve G. Colomiès Successeur", "Fabrique générale d'articles d'église, chasublerie, broderie, lingerie religieuse, fabrique d'objets pour orphéons, sociétés musicales et pompes funèbres", sise au 6, rue Peyrollères à Toulouse.

, fabricant marchand (attribution par source)
Auteur : Maton

"Librairie religieuse de Mlle Maton, rue de l’Évêché, près de la cathédrale de Dax" en 1895.

, marchand

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