Église paroissiale Notre-Dame

France > Nouvelle-Aquitaine > Landes > Aurice

L'église Beata Maria d'Aurice faisait partie sous l'Ancien Régime de l'archiprêtré de Chalosse et possédait une annexe à Sainte-Eulalie (aujourd'hui disparue). De fondation romane, elle fut entièrement reconstruite au XVIe siècle - à l'exception probable de quelques parties de l'hémicycle du chœur - et sans doute largement reprise après le sac et le "brûlement" de l'édifice par les troupes du capitaine huguenot Montaman (ou Montamat) en 1570. Elle a subi entre les XVIIe et XIXe siècles d'importantes campagnes de travaux qui en ont entièrement modifié l'aspect. En 1699, selon la tradition orale, deux chapelles dédiées aux saints Roch et Martin furent ajoutées de part et d'autre de la nef unique (elles sont dites "très en état" par l'évêque Sarret de Gaujac en 1755). La même date 1699, gravée dans les combles de l'église, atteste d'une reprise plus importante encore, qui a dû affecter les parties hautes de l'édifice. Le mur sud du vaisseau fut probablement reconstruit, au moins en partie, en 1735, date repérée sur un cadran solaire aujourd'hui disparu. L'aspect actuel de l'édifice résulte surtout de plusieurs campagnes menées tout au long du XIXe siècle (1830-1833, 1846, 1852, 1855-1859, 1866). Au début de la monarchie de Juillet, la nef est augmentée de deux collatéraux. Ceux-ci sont plafonnés et le vaisseau central couvert d'une fausse voûte d'ogives en 1876 par le maçon Lafargue et le charpentier Antoine Laborde. Le clocher, pour lequel l'architecte saint-séverin Michel Destenave rédige dès 1845 un premier projet (non exécuté), est finalement reconstruit en 1856-1857 par le carrier Dominique Lassus (1801-1877), de Geaune, sur un plan de l'agent voyer de Saint-Sever Charles Gervais (1803-1872) daté du 23 février 1856. Le chœur, agrandi en 1862, est aménagé et décoré en 1895 ; les fonts baptismaux sont construits en 1862, la sacristie en 1867. En 1864-1866, le cimetière qui entourait l'édifice, "réduit et rendu insuffisant par suite de l'agrandissement de l'église et de la construction du clocher", est déplacé au nord du bourg.

Périodes

Principale : 16e siècle

Secondaire : 4e quart 17e siècle

Secondaire : 2e quart 18e siècle

Principale : 2e quart 19e siècle

Principale : 3e quart 19e siècle

Secondaire : 4e quart 19e siècle

Dates

1699, porte la date

1735, daté par source

1833, daté par source

1856, daté par source

1862, daté par source

1867, daté par source

1876, daté par source

1895, daté par source

Auteurs Auteur : Lafargue

Maçon en Chalosse, documenté à Aurice (canton de Saint-Sever) en 1876.

, maçon (attribution par source)
Auteur : Laborde Antoine

Charpentier en Chalosse, documenté à Aurice (canton de Saint-Sever) en 1876 et 1897. Né le 19 juin 1841 à Aurice et mort dans la même commune le 17 mars 1918 ; fils de François Laborde, charpentier, et de Jeanne Sahuquère ; marié à Aurice, le 1er février 1869, avec Marie Castets (Aurice, 2 décembre 1848 - id., 31 décembre 1935), couturière, fille de Jean Castets, cultivateur, et de Jeanne Madray, dont un fils, Jean Raphaël Laborde (1883-?). Source : Geneanet ; AD Landes, 4 E 20/23, 4 E 412/9.

, charpentier (attribution par source)
Auteur : Destenave Michel Théagène

Michel Théagène Destenave, architecte départemental des Landes de 1837 à 1839 (après Augustin Arthaud et avant Duprat). Né à Saint-Sever le 19 juin 1811 et mort à Saint-Cricq-Villeneuve le 26 septembre 1859 ; fils de Jean-Baptiste Destenave (1783-1839), d'une famille de négociants, et de Jeanne Laurence Saint-Genès (1787-1822), fille d'un marchand drapier de Saint-Sever ; marié à Larrivière-Saint-Savin, le 17 mai 1848, à Catherine Elisabeth Ducournau (Saint-Cricq, 30 octobre 1829-?), fille de Jean-Jacques Ducournau et d'Elisabeth Borrit ; dont un fils, Georges Mathieu Destenave (1854-1928), général de brigade en 1916 (source : Geneanet ; AD Landes, 4 E 145/10-14). Michel Destenave, installé à Saint-Cricq-Villeneuve ("au Moulin") après son mariage, construisit la halle aux grains de Tartas dans les années 1830, un bas-côté à l'église d'Amou en 1839, un clocher à celle de Meilhan en 1846, remania l'église de Cauna en 1846 (travaux exécutés en 1856) et celle de Bahus-Juzan en 1847, reconstruisit celle de Montgaillard en 1847-1852, répara le clocher de Beylongue en 1850 et travailla à l'église de Grenade et à la cathédrale d'Aire en 1837. Son projet pour le clocher d'Aurice (1845), en revanche, ne fut pas exécuté.

, architecte (attribution par source)
Auteur : Lassus Dominique

Dominique Lassus, carrier à Geaune (Landes) dans la seconde moitié du XIXe siècle ; il construisit le clocher de l'église d'Aurice en 1856. Né à Campistrous, Lannemezan (Hautes-Pyrénées) en 1801 et mort à Geaune le 25 juin 1877, fils de Jacques Lassus et de Marie Jeanne Prat, il épousa à Sorbets (Landes), le 15 juillet 1836, Marie Catherine Dupiellet (Sorbets, 18 septembre 1812 - Geaune, 5 mars 1896), fille de Pierre Dupiellet et de Marguerite Dupiellet, dont il eut quatre enfants : Jean-Baptiste (1834-1873), prêtre, Auguste (1837-1887), Justine (1840-1881), future Mme Baron, et Benjamin Joseph (1849-?), journaliste. 

, carrier (attribution par source)
Auteur : Gervais Charles

Pierre Ratouin, dit Charles Gervais, né à Bordeaux (rue des Piliers de Tutelle) le 5 frimaire an XII (27 novembre 1803) et mort à Mont-de-Marsan le 6 avril 1872 ; fils de Pierre Ratouin (Bordeaux, 1770 - Mont-de-Marsan, 23 janvier 1846), bottier à Bordeaux (frère de François Ratouin dit Gervais, cordonnier à Bordeaux) et de Jeanne Malfagueyra (morte à Bordeaux entre 1825 et 1846), et frère de Rosalie (Bordeaux, 29 décembre 1802 - Paris 8e, 23 septembre 1847, mariée à Bordeaux, le 3 février 1825, avec Léonard Théodore Loiseau, cuisinier à Paris), et de Charles Ratouin (Bordeaux, 7 thermidor an XIII / 26 juillet 1805). Déclaré à la naissance sous le seul nom de Pierre Ratouin, il prit pour nom d'emprunt le surnom de son oncle paternel (Gervais) et changea son prénom de Pierre en Charles (celui de son frère cadet décédé). Les documents concernant son activité professionnelle le nomment toujours "Charles Gervais", l'acte de son mariage "Pierre Ratouin dit Gervais" (il le signe "Pierre Ratouin dit Ch. Gervais" et s'y rajeunit de deux ans, se déclarant né le 27 novembre 1805) et celui de son décès "Pierre Ratouin". Marié à Mont-de-Marsan, le 15 juillet 1847, avec Rose dite Rosalie Labarthe (Mont-de-Marsan, 15 mai 1826 - ?), fille de Lupert Labarthe, boulanger à Mont-de-Marsan, et de Josèphe Déjean (l'un des témoins du mariage fut Charles O'Brumier, agent voyer à Saint-Sever), il en eut un fils, Marie Louis Charles Ratouin dit Gervais (Saint-Sever, 20 septembre 1850 - ?), négociant en vin à Saint-Sever (Landes). Sources : AD Gironde, 4 E 873 (naissance) ; AD Landes, 4 E 402/05 (mariage), 4 E 192/89-90 (décès).

Commissaire voyer de l'arrondissement de Saint-Sever (1829-1834), conducteur des chemins vicinaux (1834 -1836), puis agent voyer de première classe (1837-1860) du même arrondissement (Sorbets lui succéda), enfin agent voyer en chef du département des Landes à Mont-de-Marsan (1862-1867) (Loustau lui succéda). Sources : Almanach du département des Landes (années 1829-1832), Annuaire administratif, judiciaire et industriel du département des Landes (années 1834-1867).

, agent voyer (attribution par source)

L'édifice, orienté, autrefois entouré par le cimetière, est entièrement bâti en moellon enduit et couvert de tuiles creuses mécaniques à exception du clocher, couvert d'ardoises. Il comprend trois vaisseaux de cinq travées communiquant par de grandes arcades en plein cintre sur piliers carrés. Les collatéraux sont simplement plafonnés. Le vaisseau central, couvert de fausses croisées d'ogives en plâtre reposant sur des culots, est prolongé à l'ouest par un chœur semi-circulaire voûté d'ogives sexpartites. Trois petites fenêtres rectangulaires chanfreinées, occultées côté chœur par le décor installé en 1862 et 1895, sont visibles depuis la large sacristie rectangulaire qui empâte entièrement l'élévation occidentale. A l'ouest, un clocher-porche hors-œuvre, ouvert par deux portes en plein cintre sur ses faces nord et sud, est couvert d'une flèche à égout retroussé carré et pans coupés.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile creuse mécanique, ardoise
Plans

plan allongé

Étages

3 vaisseaux

Couvrements
  1. fausse voûte d'ogives lambris de couvrement
Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : croupe ronde

  2. Forme de la couverture : flèche polygonale

Décors/Technique
  1. vitrail (étudié)

Localisation

** Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Landes , Aurice

Milieu d'implantation: en village

Cadastre: 2016 A 462

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