Zone d'urbanisation prioritaire de Biscarrosse avec logements à destination du personnel du CEL.

France > Nouvelle-Aquitaine

Afin de loger les futurs salariés du Centre d'essais des Landes et en vue de l'expansion démographique qu'une telle implantation pourrait entraîner, une Zone à urbaniser en priorité (ZUP) est créée à Biscarrosse, le 7 février 1964. Le maître d’œuvre choisi est la Compagnie immobilière pour le logement des fonctionnaires civils et militaires (CILOF). La DATAR suit de près le projet et finance notamment l'alimentation en eau de la ville via le Fonds d'intervention pour l'aménagement du territoire (FIAT) en juin 1964.

Les architectes en chef de la ZUP de Biscarrosse sont Georges Johannet et Jean Marty. La difficulté d'accès aux sources classées sous dérogation aux Archives nationales et les éléments malheureusement incomplets conservés aux archives municipales de Biscarrosse ne permettent pas de connaître l'ensemble des architectes d'opération. L'agence Aquitaine Architectes Associés d'André Gresy et de Jean-Raphaël Hébrard édifie en tout cas une grande partie des logements collectifs (461) au centre, tandis que les architectes Jacques de Rivière et François Gallini réalisent les logements individuels excentrés de Biscarrosse-Bourg 2 (67).

La première tranche de travaux sur Biscarrosse prévoit en 1966 la construction de 1800 logements dont 1430 à attribuer au CEL. Fin 1967, ces prévisions sont revues à la baisse et la CILOF annule 570 logements. La première tranche de la ZUP est donc réduite à 1230 logements dont 860 pour le CEL. Le 2 juin 1970, la réduction du périmètre de la ZUP est entérinée. La ville de Biscarrosse voit néanmoins son nombre d'habitants passer de 3048 en 1962 à 7159 en 1968.

Périodes

Principale : 3e quart 20e siècle

Dates

1964, daté par source

Auteurs Auteur : Johannet Georges

Ancien élève de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris.

, architecte urbaniste (attribution par source)
Auteur : CILOF

Compagnie immobilière pour le logement des fonctionnaires civils et militaires, 56 rue de Lille à Paris.

, maître d'oeuvre (attribution par source)
Auteur : Grésy André

Agence André et son fils Serge Grésy.

André Grésy, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 28 mars 1925, élève de l’École régionale d’architecture de Toulouse, admis en 2è classe le 13 mars 1945 [jugement le 27 mars 1945] (avec 1394,5 points), transfert d'inscription accordé par lettre en date du 17 avril 1947, élève de Charles Lemaresquier (admis dans l’atelier le 22 octobre 1947, AJ/52/1353), Alfred Audoul et Jean Jouvensel, 1è classe le 20 juillet 1948, diplômé le 22 février 1950 (206è promotion, Une pension de retraités, mention bien, Médaille du meilleur diplôme 1950) (architecte à Pau, Pyrénées-Atlantiques [en 1967, associé à Jean Raphaël Hébrard, Aquitaine Architectes Associés]; membre de la S.A.D.G. en 1950, figure encore dans l'annuaire 1962, mais plus dans l'annuaire 1973; Archives nationales de France, AJ/52/1293, dossier d’élève; Cité de l'architecture et du patrimoine, fonds dossiers d'œuvres de la direction de l'Architecture et de l'Urbanisme (DAU), 133 ifa, DAU-0-AQUIT). Biographie rédigée par Marie-Laure Crosnier Leconte

André Grésy est l'auteur de quartiers dans le nord de Pau (université, maison de l'Agriculture, centre technique et scientifique Jean-Féger pour la Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine). Il conçoit les premières maisons castor paloises en 1952. Il collabore notamment avec Jean-Raphaël Hébrard pour le projet de village-Vacances-Famille d'Anglet.

, architecte (attribution par source)
Auteur : Hébrard Jean-Raphaël

Jean Raphaël Hébrard, né à Saint-Vincent-de-Tyrosse (Landes) le 24 octobre 1927, fils de Joseph Charles Hébrard, et de Jeanne Marie Marguerite ?, élève de Henri Larrieu, Charles Nicod (admis dans l’atelier le 25 octobre 1945, AJ/52/1353) et Georges Henri Pingusson, admis en 2è classe le 12 mars 1947 (avec 964 points, classe normale), 1è classe le 28 février 1950, Seconde Médaille au Concours Rougevin et Eustache le 5 février 1952, diplômé le 10 juin 1953 (216è promotion, Un Centre municipal de culture et de loisirs, mention très bien) (architecte à Dax, Landes [en 1967], Pau, Pyrénées-Atlantiques [en 1967, associé à André Grésy, Aquitaine Architectes Associés], et Arcangues, Pyrénées-Atlantiques [en 2002]; membre correspondant national de l'Académie d'architecture en 1985, membre titulaire en 1986, reçu le 8 octobre 1987 au fauteuil de Marcel Génermont (1891-1983); encore vivant en 2002; Archives nationales de France, AJ/52/1318, dossier d’élève; Cité de l'architecture et du patrimoine, fonds dossiers d'œuvres de la direction de l'Architecture et de l'Urbanisme (DAU), 133 ifa, DAU-0-AQUIT). Biographie rédigée par Marie-Laure Crosnier Leconte.

, architecte (attribution par source)
Auteur : Marty Jean

Ancien élève de l'école des Beaux-Arts de Paris.

, architecte urbaniste (attribution par source)
Auteur : Rivière Jacques de

Ancien élève de l’École des Beaux-Arts de Paris. Il exerce à Paris.

, architecte (attribution par source)
Auteur : Gallini François

Ancien élève de l’École des Beaux-Arts de Paris. Il exerce à Paris (90 boulevard Garibaldi) et à Ajaccio (5 rue Fesch).

, architecte (attribution par source)

La ZUP de Biscarrosse est constituée de deux zones, une centrale, avec du logement collectif et une zone excentrée, à l'est, pour du logement individuel. Construite dans la lignée du "Hard French" typique des grands ensembles édifiés pendant la Reconstruction en France, les architectes imaginent donc du logement collectif en barres et en tours en béton à toit terrasse, et un seul lotissement de pavillons individuels au lieu-dit Lannusse (appelé aussi lotissement Megnicat). Ils regroupent ces bâtiments en cinq unités "Biscarrosse-Bourg", numérotées de 1 à 5, l'unité Biscarrosse-Bourg 2 étant dédié au lotissement Megnicat excentré. Les barres possèdent trois à quatre étages carrés, les tours de 6 à 9. Certains immeubles arborent un revêtement partiel grâce à un essentage en bois, ou à un revêtement en ardoise ou en grès cérame. Les maisons du lotissement Megnicat sont conçues selon les normes des "Logécos", de plan carré, en rez-de-chaussée avec toit en pavillon en tuiles.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : béton

    Mise en oeuvre : parpaing de béton

    Revêtement : enduit

  2. Matériau du gros oeuvre : béton

    Mise en oeuvre : béton armé

    Revêtement : enduit

  3. Revêtement : essentage d'ardoise

  4. Revêtement : essentage de planches

  5. Revêtement : carrelage mural en céramique

Toits
  1. ciment en couverture, tuile
Plans

plan rectangulaire régulier, plan carré régulier

Étages

9 étages carrés, rez-de-chaussée

Élévations extérieures

élévation à travées

Couvertures
  1. Type de couverture : terrasse

  2. Forme de la couverture : toit en pavillon

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine