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Commanderie de templiers, puis de chevaliers de Malte
Historique
La première mention du lieu, " Willelmus de Spina", remonte à 1188 comme dépendance de l'abbaye de Fontaine-le-Comte. En 1259 le domaine appartient à la commanderie de Saint-Georges-de-Baillargeaux et la commanderie du Temple est citée en 1269. De cette époque ne subsiste que la façade de la chapelle. En 1312, l'ordre du Temple est supprimé et ses biens sont remis à l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui devient ensuite l'ordre de Malte.
Après les guerres de religion, la commanderie connait un renouveau au 17e siècle époque à laquelle la chapelle est rebâtie en conservant l'ancienne façade. Plusieurs baptêmes y sont cités entre 1643 et 1646 et la cloche, Marguerite, est bénie le 14 septembre 1650. A la fin du 17e siècle, le logis actuel est construit vraisemblablement à l'instigation du Grand Prieur d'Aquitaine Dauvet des Marets. Au 18e siècle les travaux continuent avec l'édification de dépendances. Après 1737 la forêt de l'Epine, qui appartenait à la commanderie et s'étendait sur 500 hectares, a été délimitées par des bornes en pierre (fig. 4). Une verrerie fonctionnait en bordure de cette forêt. Le prieur Armand Foucault de Saint-Germain Baupré la fit détruire avec les loges qui en dépendaient à cause du danger qu'elles représentaient.
En 1769, le grand prieur vient visiter les lieux et fait établir un procès-verbal de visite traduisant un assez mauvais état des bâtiments qui se composent alors de : pigeonnier, galerie, étables, grange, boulangerie, chapelle, logement de bordier et maison de la commanderie, le tout entouré de murs sur trois côtés (annexe 2).
En 1792, le domaine est vendu comme bien national à M. Laurenceau. Au début du 19e siècle, le portail de la chapelle est muré, son élévation sud est percée et elle va servir de grange. Sur le plan cadastral de 1830 figurent des dépendances à l'écart à l'ouest, aujourd'hui disparues. En revanche d'autres dépendances ont été bâties depuis : une en face de la chapelle et, au centre de la cour, deux granges et un toit à cochons qui semblent dater de la seconde moitié du 19e siècle. Au sud du chemin des Essarts, un peu avant la partie goudronnée, existait une borne armoriée qui aurait disparu dans les années 90. Elle servait de limite entre la propriété des Templiers et celle de l'évêque et portait leurs armes de part et d'autre.
Description
La plupart des bâtiments s'organisent autour d'une vaste cour (des. 1). L'entrée, au sud-est, était autrefois constituée d'un portail, aujourd'hui disparu, placé entre le logis qui borde la cour au sud et un pigeonnier à l'angle sud-est. En retour, au nord du pigeonnier, sont diverses dépendances. A l'ouest du logis, dans son prolongement, sont d'autres dépendances formant retour sur le côté ouest de la cour.
La chapelle est placée un peu à l'écart au nord de cet ensemble. Elle est orientée, de plan rectangulaire et à un vaisseau. Sa façade, soutenue par des contreforts, s'ouvre par un portail en plein cintre dont l'archivolte à trois rouleaux repose sur des colonnes à chapiteaux sculptés. Au-dessus du portail se trouve une fenêtre en plein cintre.
Détail de la description
| Murs |
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| Toits |
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| Étages |
1 étage carré, comble à surcroît |
| Couvertures |
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| Escaliers |
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| Typologie |
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| État de conservation |
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| Décors/Technique |
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| Décors/Représentation |
Précision sur la représentation : Chapiteaux du portail de la chapelle ornés de feuillage, d'animaux fantastiques et de figures grimaçantes ; tailloir à décor de dents de scie. Armoiries du grand prieur d'Aquitaine, Dauvet des Marets, sur le logis. |
Informations complémentaires
| Type de dossier |
Dossier d'oeuvre architecture |
|---|---|
| Référence du dossier |
IA86004021 |
| Dossier réalisé par |
Schlumberger Julie
Renaud Geneviève |
| Cadre d'étude |
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| Aire d'étude |
Communauté d'Agglomération de Poitiers |
| Phase |
étudié |
| Date d'enquête |
2006 |
| Copyrights |
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Communauté d'Agglomération de Poitiers |
| Citer ce contenu |
Commanderie de templiers, puis de chevaliers de Malte, Dossier réalisé par Schlumberger Julie, (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Communauté d'Agglomération de Poitiers, https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/6d3fb919-91c2-4e81-b1cf-3b8e8aa22bea |
| Titre courant |
Commanderie de templiers, puis de chevaliers de Malte |
|---|---|
| Dénomination |
commanderie |
| Précisions sur la dénomination |
de templiers , de chevaliers de Malte |
| Vocable |
Saint-Jean |
| Parties constituantes non étudiées |
cour jardin chapelle logement grange étable toit à porcs pigeonnier puits four à pain |
| Statut |
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|---|---|
| Intérêt |
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Localisation
Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Vienne , Béruges
Milieu d'implantation: isolé
Lieu-dit/quartier: l' Epine
Cadastre: 1830 F1 65, 2004 F 447