Ferme dite Maison Bruchon

France > Nouvelle-Aquitaine > Pyrénées-Atlantiques > La Bastide-Clairence

La Maison Bruchon est mentionnée pour la première fois dans les archives de la confrérie de Saint-Nicolas en 1527. Cependant, rien dans le bâti ne permet de la dater de cette époque. L'architecture du corps de logis, caractérisée par un toit à croupes, un plan rectangulaire à étage, une recherche d'alignement des travées et une harmonisation des ouvertures, est plutôt caractéristique des constructions de la fin du 18e siècle et du début 19e siècle dans le secteur.

La ferme est représentée sur le plan cadastral de 1835 selon une emprise sensiblement différente de l'actuelle, puisqu'elle a connu plusieurs extensions vers le nord et l'ouest. La matrice indique qu'elle appartient en 1857 à Domingou Coulet Bruchon. A partir de l'achat par Jean Ducouarau, rentier à Bayonne, elle est liée à la Maison David au quartier Pessarou (disparue). Salvador Saint-Germain, notaire à La Bastide, lui succède en 1859, et aurait aménagé son bureau dans la pièce située au nord-est, communicant directement avec la remise centrale. La ferme est ensuite la propriété successive de Marguerite Saint-Germain, à Mouguerre, et de Marianne Guillemin, domiciliée à Paris, en 1897-1898, puis en 1908 de la veuve Darrieumerlou, née Guillemin.

Une adaptation aux évolutions agricoles dans les années 1950 se traduit par un aménagements de la partie nord, avec la création d'une rampe d'accès au fenil et probablement un rehaussement de la toiture, permettant une augmentation du volume de stockage du foin dans la partie nord-ouest.

D'après les propriétaires actuels, elle était une métairie de la famille Darrieumerlou jusqu'à la fin des années 1980. Elle a été restaurée dans les années 1990, avec la création d'une extension à l'ouest et la reconstruction du four à pain, qui était tombé en ruine, au sud-est.

Périodes

Principale : 17e siècle

Secondaire : limite 18e siècle 19e siècle

Secondaire : milieu 20e siècle

Maison construite dans la vallée de l'Arbéroue. Son plan est le résultat de différentes adjonctions, avec un toit à croupes et des pans asymétriques.

L'élévation principale à l'est est en moellon, l'enduit a été supprimé. Les encadrements sont en pierre de Bidache, d'après la couleur grise légèrement dorée du calcaire. Une petite annexe en appentis sur la droite, ancienne écurie, sert aujourd'hui de remise. Au rez-de-chaussée, l'imposante porte en arc plein-cintre est encadrée de deux fenêtres en arc segmentaire. Les trois fenêtres de l'étage sont en arc segmentaire, une quatrième fenêtre à gauche, contrainte par la pente de la toiture du côté sud, est de dimensions plus réduites avec linteau droit. Le niveau des combles est aéré par deux petites baies de grès ocre.

Les élévations nord, ouest et sud ont été remaniées. Une porte en plein-cintre en grès ocre côté ouest pourrait être un remploi. Le mur sud, contre lequel est adossé un "taoulé" (banc en gascon), laisse apparaître deux pierres du manteau de la cheminée en saillie.

A l'intérieur, la remise centrale ou "ezkaratz" est délimitée par une structure de six poteaux de bois sur dés de pierres, alors que les anciennes parois à pans de bois ont disparu pour la plupart. Cette salle distribuait toutes les pièces du rez-de-chaussée, ainsi que l'escalier en charpente. Le plancher du fenil au-dessus est soutenu par d'épaisses poutres à assemblages en demi-queue d'arondes, supprimés lors de l'abaissement de l'étage (le plancher a été conservé avec ses lames ayant gardé la trace du sciage a la main). Sur la gauche, une porte donne sur la pièce à vivre. Elle est équipée d'une cheminée, dont le manteau repose sur des corbeaux de pierre, d'un potager ménagé dans l'épaisseur du mur est (les briques de celui-ci sont visibles depuis l'extérieur), surmonté par un placard mural fermé de portes en bois. Toujours dans la partie sud, après la pièce à vivre suivait la souillarde avec un évier aujourd'hui disparu, puis un chai et une chambre. Sur la droite, un encadrement de porte en pierre de Bidache, donne sur une petite pièce autrefois dotée d'une cheminée et dont le sol était recouvert de dalles carrées en grès rouge.

Dans la deuxième moitié de l'ezkaratz, un mur épais délimite la partie droite qui a été augmentée afin d'agrandir l'étable qui occupait l'angle nord-ouest.

A l'étage, les parois à pans de bois hourdées de torchis ont été conservées. Deux parties était délimitées, l'une pour le grain, côté sud-est et le reste pour le foin et les chambres. D'après le témoignage des anciens métayers, une pièce était réservée au stockage des réserves pour le maître le maison.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : grès

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit partiel

  2. Matériau du gros oeuvre : béton

    Mise en oeuvre : parpaing de béton

    Revêtement : crépi

Toits
  1. tuile creuse
Étages

1 étage carré, comble à surcroît

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : croupe

Typologie
  1. Plan rectangulaire, entrée dans le mur gouttereau
État de conservation
  1. remanié

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Pyrénées-Atlantiques , La Bastide-Clairence

Milieu d'implantation: isolé

Lieu-dit/quartier: Quartier La Chapelle

Cadastre: 1835 B 11, 2016 B 205

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