Ferme, actuellement maison

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Saint-Sorlin-de-Conac

Cette ancienne ferme ne constituait qu'un seul ensemble avec les bâtiments voisins, au numéro 26. Au début du 19e siècle, cet ensemble appartenait à Joseph Fumeau et son épouse Elisabeth Pelletan qui sont décédés au Pas de Poupot les 18 et 31 mars 1817. C'est ici que se sont tenues un temps les assemblées du syndicat des marais de Cônac dont Joseph Fumeau était l'un des membres fondateurs, ayant acheté des marais desséchés à la Révolution. La propriété a été divisée à sa mort entre ses gendres Michel-Augustin Ithier (numéro 26) et Bernard Legras (numéro 28) (voir ci-joint le tableau généalogique des familles Fumeau-Ithier-Bernard-Fresneau).

Selon le cadastre, Bernard Legras tient une auberge dans sa partie qui passe après son décès, en 1839, à sa nièce Elisabeth Ithier. Celle-ci se marie l'année suivante avec Baptiste Delage, futur maire de Saint-Sorlin, et lui apporte la ferme. Dès 1873 selon le cadastre, la propriété passe à leur gendre, Pierre Bernard, dont l'épouse Séverine Delage décède au Pas de Poupot le 7 janvier 1883 à 38 ans, comme ses parents en 1886 et 1895 (leurs tombeaux se trouvent dans le cimetière de Saint-Sorlin, en entrant à droite). En 1881, selon le cadastre, Pierre Bernard a fait reconstruire le logis de la ferme pour lui donner son aspect actuel. Le chai situé dans le prolongement date sans doute de la même époque : il n'apparaît pas en tout cas sur le plan cadastral de 1828. Les autres dépendances sont peut-être plus anciennes.

Périodes

Principale : 4e quart 19e siècle

Dates

1881, daté par source

L'ancienne ferme, attenante aux bâtiments de la propriété voisine, comprend un logis et des dépendances dans son prolongement. Le logis est situé en retrait par rapport à la rue. Il est couvert d'un toit à longs pans qui ne présente une croupe et un épi de faîtage en terre cuite que sur le côté gauche. Entièrement construite en pierre de taille, la façade, orientée au sud-est, est couronnée par une corniche et encadrée par des pilastres. Un bandeau en brique relie les baies du rez-de-chaussée, à la base de leur encadrement. Un bandeau mouluré en pierre court en hauteur, au niveau des appuis des baies de l'étage. La façade est par ailleurs rythmée par cinq travées d'ouvertures. La travée centrale comprend la porte. Les encadrements de toutes ces ouvertures sont saillants et moulurés.

Dans le prolongement sud-ouest du logis se trouve un chai. Il est couvert d'un toit en tuile creuse et à longs pans, qui ne possède aussi une croupe et un épi de faîtage que sur le côté gauche. Couronnée par une génoise, la façade du chai est percée de plusieurs ouvertures dont une porte à arc surbaissé. A la suite de ce chai se situe une dépendance, peut-être une étable, séparée du chai par un hangar en appentis. En face, de l'autre côté de la rue, on remarque une mare.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

  2. Revêtement : enduit

  3. Mise en oeuvre : pierre de taille

Toits
  1. tuile creuse
Étages

1 étage carré

Élévations extérieures

élévation ordonnancée

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

  2. Partie de toit : croupe

Typologie
  1. ferme de plan allongé
Décors/Technique
  1. sculpture
Décors/Représentation
  1. Representations : ornement végétal


Précision sur la représentation :

L'encadrement de la porte du logis, mouluré, est orné d'une suite de petits motifs qui évoquent des feuilles.

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Saint-Sorlin-de-Conac , 28 route de Cônac

Milieu d'implantation: en écart

Lieu-dit/quartier: le Pas-de-Poupot

Cadastre: 1828 A 2635 et 2636, 2009 A 1765 et 1766

Localiser ce document

Chargement des enrichissements...