Prieuré, actuellement demeure, dit le Logis

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Lozay

Cette actuelle demeure était un prieuré jusqu'au 18e siècle et au départ des moines de l'Abbaye de Saint-Jean-d'Angély, qui louaient ensuite le domaine pour 1100 livres par an.

Simon Pierre Maugeais afferme le prieuré en 1779, puis l'achète comme bien national après la Révolution française. On trouve la description suivante dans le procès-verbal d'estimation des biens provenant du prieuré de Lozay et de Bloucq : « La maison du ci-devant prieuré de Lozay qui consiste dans deux chambres et une cuisine, un fournil, une grange qui paraît menacer ruine du côté du couchant, une écurie à la suite en assez bon état et une autre grange où on met le foin, qui paraît être bâtie depuis vingt ans, un toit à volaille et un toit à cochon et un petit bâtiment à la suite de la maison qui sert de cellier. Ensemble la préclôture et le jardin qui est enclos, le tout renfermé de murs en mauvais état et contenant environ deux journaux et demi que nous estimons valoir la somme de 2000 livres. De là nous nous sommes transportés par une pièce de terre qui se trouve coupée par un fossé qui nous a paru contenir environ quatorze journaux, huit desquels nous ont paru de bonne qualité et les six autres d’une qualité inférieure. Autour des huit journaux il se trouve quelques arbres orme et frêne…»

Les matrices cadastrales mentionnent en 1861 une augmentation de construction ; cela semble correspondre à l'année d'édification du logis. Le propriétaire Nicolas Pastureau met en vente le domaine trois ans plus tard. Vendu à la famille Grison, le logis lui appartient toujours en 2021.

Périodes

Principale : 3e quart 19e siècle

Cette propriété, anciennement prieuré dit actuellement "le logis", est située au sud de l'église dans un parc fermé par un muret en moellon surmonté de tuile creuse. Avant les travaux pour l'installation de la mairie, on y accédait soit par un passage couvert donnant sur les dépendances, soit par un portail couvert avec porte piétonne auprès de l'imposante demeure.

La demeure est couverte d'un toit à croupes en ardoise, orné de deux épis de faîtage en zinc et percé, sur le versant est, de trois lucarnes à fronton triangulaire. Sa façade ornée d'une corniche moulurée, à un étage carré et un étage de comble, comprend huit travées d'ouvertures aux encadrements en pierre de taille. Deux chaînages d'angle harpés en pierre de taille enserrent la façade. Un bandeau d'appui mouluré est disposé sous les fenêtres de l'étage carré. Les deux portes du rez-de-chaussée sont à imposte.

Au sud de l'habitation et séparés par le portail couvert se trouvent une souillarde, une resserre et un chai à bois. Dans la resserre, sur le mur arrière, se trouve un oculus avec ferronnerie. Dans le parc, côté nord, il subsiste un bâtiment qui semblerait être une orangerie. Il existe deux puits surmontés d'une pompe en fonte. Une série de piliers en pierre de taille avec corniche ornent le parc. À l'extrémité est du parc existent des bassins et un double escalier en pierre.

Plus au sud encore, des bâtiments de ferme formaient l'angle entre la rue du Marronnier et la rue de la Fontaine. Seule la partie ouest subsiste (la mairie) ; elle est couverte d'un toit à longs pans en tuile creuse.

Dans le jardin se trouve deux fontaines, qui alimente le lavoir de Puy Bardon, et un bassin.

Murs
  1. Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile creuse, ardoise
Étages

rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : croupe

  2. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : pignon couvert

Typologie
  1. ferme à bâtiments dispersés

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Lozay , 4 rue du Marronnier

Milieu d'implantation: en village

Cadastre: 1839 B1 230, 2017 OB 300, 301, 302, 1220, 1221, 1222

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