Bac de la Prunerie

France > Nouvelle-Aquitaine > Vienne > Valdivienne

Le port de la Prunerie est cité, d'après Louis Redet, en 1662, comme dépendant des seigneurs de Saint-Martin-la-Rivière. D'après un acte inédit du 2 septembre 1621 (voir transcription en annexe 1), ces derniers auraient acheté le passage à un marchand de Poitiers, Pierre Levesque, propriétaire du domaine de la Prunerie, pour un montant de 480 livres tournois.

Le passage figure sur les cartes éditées par Alexis-Hubert Jaillot (en 1707 et 1732), mais pas sur la carte de Cassini (vers 1773). En 1754, un arrêt du Conseil d'Etat du Roi autorise le comte de Parabère, alors propriétaire du bac, de poursuivre le service et en fixe les tarifs (voir annexe 2).

Confisqué à la Révolution au titre des biens nationaux, il est remis à l'Etat vers l'an II (1794). Il est affermé à partir du 4 messidor an VIII (23 juin 1800) à René Grandon (voir la liste des passeurs en annexe 3). L'Etat est alors propriétaire du passage, des pontons, des bateaux, ainsi que d'une maison avec servitudes pour le batelier et un pont (ou ponceau) au-dessus d'un "ravin", qui relie la propriété au hameau de la Prunerie. En 1818, le grand bac, appelé aussi charrière, coule en raison de sa vétusté. La communication est interrompue, jusqu'au 22 janvier 1820, date de réception d'un nouveau bateau, construit par François Courtois sur un plan d'Olivier Duvaucelle, en même temps que les deux pontons d'abordage. En 1823, c'est la maison du passeur qui est réparée, par un entrepreneur de Poitiers, Charles Lamontagne (voir devis en annexe 4). Les informations fournies par le conducteur des travaux en 1824 précise que la maison comprend comme servitudes : "[...] magasin aux agrés, ecurie, fenil par dessus, toit à porcs et à brebis, jardin, arbres fruitiers et quatre pièces de terre dont une est adjacente à la maison dont la contenance est de treize boisselées mesure locale, les deux autres sont situées dans les environs, dont on ne peut aujourd'hui donner la superficie ni leur situation [...]".

En 1850, le procès verbal de visite indique la présence de deux bateaux : un passe-voitures de 11,70 m de long par 3,60 m de large au milieu et 3,30 m aux extrémités ; un batelet de 6,08 m de long sur 0,92 m de large. Le document précise en outre que les pontons d'abordage sont en mauvais état. Un rapport de l'ingénieur des Ponts et Chausssées signale de nouveaux travaux à faire à la maison du passeur pour créer un escalier extérieur et sécuriser le pont reliant la maison du batelier au hameau de la Prunerie (voir annexe 5). En 1858, le fermier du bac perd ses deux bateaux, emportés par une crue dans la nuit du 25 au 26 décembre.

A partir de 1895, l'Etat met en demeure les communes de lui faire savoir si elles acceptent de prendre le relais de l'exploitation et de lui racheter le matériel. La commune de Saint-Martin-la-Rivière, dotée d'un pont depuis 1892, refuse de se charger du bac, qui est supprimé par décision ministérielle le 1er février 1896. Le matériel et les immeubles sont remis à l'administration des domaines pour être vendus.

Périodes

Principale : 3e quart 17e siècle (incertitude)

Secondaire : 1er quart 19e siècle

Secondaire : milieu 19e siècle

Dates

1820, daté par source

1823, daté par source

1850, daté par source

Auteurs Auteur : Maréchal

Ingénieur de l'arrondissement Nord au tout début du 19e siècle.

A partir des années 1820 au moins, il est dans l'arrondissement du sud. Il réalise l'étude d'élargissement de la rive gauche du port d'Availles-Limouzine en 1823, le plan des abords du pont de l'Isle-Jourdain à la même époque, puis les plans du port de la Prunerie à Saint-Martin-la-Rivière et du port de Cubord, entre Salles-en-Toulon et Saint-Martin-la-Rivière en 1823-1824.

,
Auteur : Duvaucelle Olivier

Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de la Vienne. Activité attestée en 1814 (plan de la route royale de Poitiers à Avallon).

,
Auteur : Courtois François

Charpentier, il réalise un bateau charrière pour le passage de la Prunerie à saint-Martin-la-Rivière en 1819.

, charpentier (attribution par source)
Auteur : Lamontagne Charles

Charles Lamontagne, entrepreneur demeurant à Poitiers, est adjudicataire des travaux de réparation à faire à la maison du batelier du bac de la Prunerie, commune de Saint-Martin-la-Rivière, le 7 avril 1823. Il décède l'année suivante, à l'âge de 68 ans, à son domicile, rue du Grand Ballet (paroisse de Notre-Dame). Il avait épousé Marie-Anne Naillet (décédée le 28 février 1823).

, entrepreneur (attribution par source)

Un escalier et un mur de soutènement de la rive sont visible sur la berge gauche de la Vienne. La maison du passeur est en retrait.

Toits
État de conservation
  1. vestiges

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Vienne , Valdivienne

Milieu d'implantation: en écart

Lieu-dit/quartier: la Prunerie

Cadastre: section ZI, OD non cadastré, domaine public (bac), 1833 A 1239b, 1240 et 1241 (maison et jardin du passeur), 2025 BH 122 (ancienne maison)

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