Ferme

France > Nouvelle-Aquitaine > Vienne > Persac

La ferme des Renardière semble avoir appartenu aux seigneurs de la Brulonnière depuis le milieu du 15e siècle. Le lieu-dit figure en tant que hameau sur la carte de Cassini. En 1811, à l'établissement du cadastre napoléonien, la ferme appartient au marquis d'Etampes (propriétaire du château de la Brulonnière) et comprend un seul logis. En 1887, le baron d'Huart signale la présence de deux feux et 10 habitants.

C'est au 20e siècle, lors de la Seconde Guerre mondiale que les faits les plus marquants surviennent aux Renardières. La ferme appartient alors au docteur Samy Weschler, médecin et capitaine dans la Résistance. Le 4 juillet 1944, un bombardier américain s'écrase sur le territoire de la commune. Deux aviateurs échappent à l'accident et le docteur Weschler, leur portant secours, les ramène dans sa ferme des Renardières où ils sont pris en charge par Louis et Sidonie Delage, les domestiques de la ferme. En accord avec les FFI de la région, les deux aviateurs sont évacués vers la Haute-Vienne deux jours plus tard. D'autres résistants ont également trouvé refuge aux Renardières pendant cette période.

Périodes

Principale : limite 18e siècle 19e siècle (incertitude)

Principale : 3e quart 19e siècle

La ferme des Renardière est une ferme à bâtiments dispersés, s'élevant de part et d'autre du chemin. Les bâtiments sont enduits et les encadrements visibles sont en pierre de taille.

A l'est du chemin s'élève un logis dont la façade principale est orientée au sud. Elle s'organise en trois travées d'ouvertures, sur un rez-de-chaussée et un étage carré. Le bâtiment est couvert de tuiles creuses et on y accède par une porte centrale à droite de laquelle est visible la pierre d'évier surmontée d'un oculus. Deux bâtiments en appentis viennent s'appuyer sur la façade nord.

A l'ouest du chemin s'élève une grange à façade en pignon, percée d'une porte charretière et de deux portes d'étables. Couverte en plaques de fibrociment, les murs latéraux ont été rehaussés. Repérée lors de l'enquête d'inventaire de 1977, une poutre de la charpente comportait la date portée de 1818 qu'il n'a pas été possible de retrouver aujourd'hui. Au nord de la grange se trouvent une étable avec grenier à foin au-dessus et une porcherie, orientées vers l'est. L'étable est couverte de fibrociment et la porcherie de tuile creuse. Un dernier ensemble de bâtiments composés d'une autre étable (bergerie?) et d'un fournil est édifié au nord du précédent. Les toits sont couverts de tuile plate mécanique. L'étable a été convertie en gîte rural. Un puits à margelle octogonale et mécanisme à tambour protégé par un toit métallique de forme triangulaire se situe au nord de la cour.

Murs
  1. Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile creuse, tuile plate mécanique, ciment en couverture
Plans

plan rectangulaire régulier

Étages

rez-de-chaussée, 1 étage carré

Élévations extérieures

élévation à travées

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : pignon couvert

  2. Forme de la couverture : appentis

Typologie
  1. ferme à bâtiments dispersés
  2. grange à façade en pignon

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Vienne , Persac

Milieu d'implantation: isolé

Lieu-dit/quartier: les Renardières

Cadastre: 1811 G 269-270, 2021 AT 77, 133, 136

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