Loge maçonnique, actuellement maison

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Marennes

Selon Michelle Lallement, une élite franc-maçonne est présente à Marennes avec deux loges attestées au 18e siècle : La Concorde (1756) et L’union rétablie (1776). La loge marennaise d’Ancien Régime est constituée d’armateurs, de gens de robe, de chirurgiens, de soldats suisses et de capitaines de navires mais aussi de quelques négociants et bourgeois, ou encore d'un frère Récollet. Elle bénéficie de la présence militaire de la garnison de Brouage. Plusieurs d'entre eux sont enterrés dans la cimetière de Marennes, où des symboles maçonniques ornent leurs tombes.

La maison figure sur le plan cadastral de 1832 : les augmentations et diminutions du cadastre indiquent une "augmentation de construction" vers 1861 pour le compte d'Augustin Auquin.

Les francs-maçons se réunissaient dans l'ancien hôtel des Fermes, appartenant à la famille Charron, puis rue du commandant Lucas. La loge est reconstruite en 1910 à l'emplacement actuel.

Périodes

Principale : 1er quart 20e siècle

La bâtiment est situé dans la rue principale de Marennes : la façade comprend trois travées scandées par des pilastres et colonnes engagées à chapiteaux toscans, soutenant à entablement portant les inscriptions : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ. Au-dessus de la corniche sommitale à denticules, un fronton cintré souligné d'une frise de denticules couronne la travée centrale. Les ouvertures du rez-de-chaussée sont couvertes d'une plate-bande avec clé centrale en ressaut.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : pierre de taille

Toits
  1. tuile creuse
Étages

1 étage carré

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à deux pans

Décors/Technique
  1. sculpture

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Marennes , 116 rue Georges-Clémenceau

Milieu d'implantation: en ville

Cadastre: 1832 G1 552, 2024 AR 54

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