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Ecluse de jonction du canal de Marans à La Rochelle avec la Sèvre Niortaise
France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Marans
Historique
Les plans de l'écluse de jonction du canal de Marans à La Rochelle avec la Sèvre Niortaise sont présentés le 8 février 1863 par l'ingénieur ordinaire des Ponts et chaussées de Beaucé, conformément à la décision ministérielle du 12 décembre 1862. Ils sont accompagnés, le 17 mars, des devis et détail estimatif, avant-métré, rapport et autres pièces nécessaires à la bonne marche de l'opération. Placée à la limite aval du port de Marans, l'écluse formera un angle de 24 degrés avec la ligne de prolongement des quais. Elle sera aussi proche que possible de la Sèvre, tout en conservant un espace suffisant pour la manoeuvre de l'écluse sans être gêné par le courant de la rivière. L'écluse aura 5,20 mètres de largeur et un sas capable de recevoir les bateaux de 29,50 mètres de long. Les moellons proviendront des carrières de pierre de Marans, la pierre de taille de celles de Crazanne, et les pierre de pavement de Martrou. L'écluse sera équipée de deux paires de portes de manière à bien assurer l'étanchéité du sas. Les portes seront en bois de chêne avec armature métallique. L'écluse sera franchie par un pont tournant en métal, permettant le passage des voitures à chevaux. Le projet prévoit aussi la construction d'un logement pour l'éclusier, sur le modèle des maisons éclusières construites le long du canal du Centre.
Ce projet est approuvé le 27 mai 1863 et les travaux sont adjugés le 3 juillet à l'entrepreneur Jean-Baptiste Laville, demeurant à Terre-Nouvelle, commune de Dompierre-sur-Mer, pour 90 834 francs. Le chantier se heurte à l'instabilité du sol qui nécessite d'établir pour la maison éclusière un système de pilotis à la place du terrassement sur sable, classique, initialement prévu (de nouveaux plans de la maison sont fournis le 19 juillet 1865 par de Beaucé). Par ailleurs, de nombreux accidents (éboulements...) ralentissent les travaux. Le 8 mars 1864, une forte inondation emporte le chantier et les batardeaux. A l'été 1865, l'écluse est en construction alors que la maison éclusière n'est même pas commencée. En 1867, l'entrepreneur exige une indemnité pour pertes financières dues au retard accumulé. L'écluse n'est toujours pas achevée en 1870.
Les événements de 1870-1871 passés, l'affaire revient sur le devant de la scène. Les 18 et 22 mai 1872, l'ingénieur ordinaire des Ponts et chaussées Potel présente de nouveaux plans, devis et cahier des charges pour l'achèvement de l'écluse. Il reste à en construire les portes, l'avant-radier et les perrés côté Sèvre, et à retirer les batardeaux. Ce projet est approuvé par décision ministérielle du 20 juillet suivant. Après bien des difficultés à trouver des candidats, les travaux sont adjugés à Florent Boistelle, entrepreneur de travaux publics à La Rochelle (le même qui vient de construire les aqueducs de Poisneuf). Les portes de l'écluse sont mises en place en juin 1873. Le procès-verbal de réception définitive de l'écluse n'est établi qu'en 1875, après douze ans de travaux.
Détail de l'historique
| Périodes |
Principale : 3e quart 19e siècle |
|---|---|
| Dates |
1875, daté par source |
| Auteurs |
Auteur :
Beaucé, de, ingénieur des Ponts et Chaussées (attribution par source) Auteur : Boistelle Florent, entrepreneur (attribution par source) Auteur : Laville Jean-Baptiste, entrepreneur (attribution par source) |
Description
L'écluse est située à la tête du canal de Marans à La Rochelle qui prend naissance juste en aval du chenal du port de Marans, sur la rive gauche de la Sèvre Niortaise. Les rives en amont et en aval de l'écluse sont protégées par des perrés en moellons.
L'écluse elle-même, en pierre de taille, possède un sas droit. Seules demeurent les portes en bois d'aval. L'écluse est désormais fermée en aval par une vanne métallique sous un portique. Une passerelle fixe a remplacé l'ancienne passerelle tournante dont il reste l'espace de rotation, sur la rive gauche de l'écluse.
Sur cette même rive se trouve l'ancienne maison éclusière. Sous un toit à longs pans, sa façade présente trois baies au rez-de-chaussée, dont la porte centrale, le tout entouré par la corniche, deux chaînages d'angle et un solin. Les encadrements des ouvertures sont moulurés.
Détail de la description
| Murs |
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| Toits |
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Informations complémentaires
| Type de dossier |
Dossier d'oeuvre architecture |
|---|---|
| Référence du dossier |
IA17047067 |
| Dossier réalisé par |
Suire Yannis
Conservateur en chef du patrimoine à la Région Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2006 à 2016, au Département de la Vendée à partir de 2017. |
| Cadre d'étude |
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| Aire d'étude |
Vallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin |
| Phase |
étudié |
| Date d'enquête |
2016 |
| Copyrights |
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel |
| Citer ce contenu |
Ecluse de jonction du canal de Marans à La Rochelle avec la Sèvre Niortaise, Dossier réalisé par Suire Yannis, (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/6e68f621-f552-42ed-a2e5-a2e5bbe332dc |
| Titre courant |
Ecluse de jonction du canal de Marans à La Rochelle avec la Sèvre Niortaise |
|---|---|
| Dénomination |
écluse site d'écluse |
| Parties constituantes non étudiées |
logement |
| Statut |
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Localisation
Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Marans
Milieu d'implantation: isolé
Cadastre: 2016 AN 15