Cloche (n° 1)
France > Nouvelle-Aquitaine > Landes > Saint-Loubouer
Historique
Cloche exécutée en 1928 par le fonderie tarbaise de Jean-Louis Ursulin Dencausse (1861-1931), alors possédée par André Darricau (1879-1961) mais toujours supervisée par Dencausse fils. Il s'agit de la refonte d'une cloche fournie par la même fonderie Dencausse en 1913, bénite le 31 mai par l'abbé Lacrote, curé-archiprêtre de la cathédrale d'Aire, déjà sous l'invocation de la Vierge Immaculée, et qui eut pour parrain Pierre Léon Gachi, propriétaire à Pau, et pour marraine Jeanne de Guenin, née Guillemin de Chaumont (1869-?), Libournaise dont le mari Eugène était propriétaire à Saint-Loubouer. Cette première cloche, payée la somme de 1454,50 francs selon une note de l'abbé Paul Daugreilh dans le registre de la fabrique, fut accidentée en juin 1927. Une série de lettres échangées entre le curé Albert Peydessus et André Darricau permet de suivre les étapes de la seconde refonte de l'instrument, qui pesait originellement 780 kilos et dont le poids fut porté à 819 kilos. La cloche fêlée fut descendue du clocher le 7 mai 1928, le moule de la nouvelle cloche étant déjà réalisé, la fonte eut lieu à Tarbes pendant l'été et l'instrument parvint à Saint-Loubouer le 22 septembre. Le coût total, en incluant l'augmentation de matière, fut de 2.902 francs. La cloche refondue eut pour marraine Jeanne Marie Thérèse Poimiroo et pour parrain Émile Castets (Jean-Baptiste Urbain dit Émile, 1863-1933), cultivateur originaire d'Urgons, marié en 1886, dans l'église de Saint-Loubouer, avec Jeanne dite Joséphine Dauga.
Le modèle du décor, avec collège apostolique (d'après des lithographies de Friedrich Overbeck), a été fréquemment employé par les Dencausse, comme le montrent d'autres exemplaires repérés dans les Landes, à Souprosse, Heugas, Horsarrieu (réf. IM40003538), Poudenx (réf. IM40003769), Saint-Laurent-de-Gosse (réf. IM40001032), Saint-Cricq-Chalosse (réf. IM40003655), Saint-Geours-de-Maremne (réf. IM40000873), Saint-Julien-en-Born (réf. IM40001163) et et Saint-Étienne d'Artiguebaude (Souprosse), ainsi qu'à Bidart dans les Pyrénées-Atlantiques voisines. La figure de Jeanne d'Arc à cheval se retrouve entre autres à Arsague (cloche de 1914, réf IM40001542) et dans la commune voisine d'Eugénie-les-Bains (cloche de 1924).
Détail de l'historique
| Périodes |
Principale : 2e quart 20e siècle |
|---|---|
| Dates |
1928, porte la date |
| Stade de création | copie interprétée d'estampe |
| Auteurs |
Auteur :
Dencausse Jean-Louis Ursulin Fondeur de cloches à Tarbes, né à Tarbes (maison Fontan, 5 rue Sainte-Marie) le 25 janvier 1861 et mort dans la même ville (à son domicile du 6 rue Paul-Bert) le 17 novembre 1931 (AM Tarbes, 1E313), fils de Marthe Fontan et d'Ursulin Dencausse (1825-1910), auquel il succéda dans la fonderie familiale dès avant 1908 ; marié à Agnès Naude. Retraité en 1922, il vendit alors la fabrique à André Darricau, qui conserva quelque temps encore la raison sociale "U. Dencausse". Auteur : Darricau André Charles Marie André Darricau, né le 22 novembre 1879 à Bayonne et mort en 1961 à Saint-Martin-d'Arberoue (Pyrénées-Atlantiques) ; fils de Jean Baptiste Albert Darricau (1843-1914), magistrat, substitut du procureur de la République de Bagnères-de-Bigorre, et de Marie Josèphe Pauline Léonie Lahirigoyen (1854-1940). Marié le 20 avril 1909, à Hasparren, avec Marie Laugier-Espil (Saint-Martin-d'Arberoue, 9 avril 1887 - idem, 31 août 1977), fille de Jean Baptiste Laugier et de Marie Monique Espil, dont Aimé Jean Marie (1912-1982). Source : Geneanet. André Darricau, architecte bayonnais (et propriétaire des grottes d'Oxocelhaya), rachète en 1920-1922 la fonderie Dencausse de Tarbes (rue Eugène-Ténot) après la retraite de Jean-Louis-Ursulin Dencausse (1861-1931) - toutefois, en 1928 encore, Dencausse supervisait toujours les opérations de fonte (cf. correspondance pour la refonte d'une cloche de Saint-Loubouer, Landes, 1927-1928). Darricau revend en 1930 l'affaire à Walbron et Marcel Fourcade. Ce dernier dirige seul l'entreprise de 1931 à 1974, date à laquelle la famille Laumaillé lui succède. L'entreprise, toujours en activité sous le nom Dencausse, est désormais installée à Ibos. Afig : Overbeck Johann Friedrich Peintre né à Lübeck le 3 juillet 1789, mort à Rome le 12 novembre 1869 ; fils de Christian Adolph Overbeck, sénateur-maire de Lübeck, et d'Eleonora Maria Jauch. Élève à partir de 1806 de Heinrich Friedrich Füger à l'Académie des beaux-arts de Vienne, il fonde en 1809, en réaction à l'académisme néoclassique régnant, la Confrérie de saint Luc avec quelques condisciples, s'installe à Rome en 1810 et y réside jusqu'à sa mort. Converti au catholicisme en 1813, il œuvre au renouveau de l'art religieux auprès d'autres artistes romains d'origine allemande, tels Peter von Cornelius, Friedrich Wilhelm von Schadow, Philipp Veit, Julius Schnorr von Carolsfeld ou Joseph von Führich au sein du mouvement dit des Nazaréens, dont il est l'un des membres les plus connus grâce, notamment, à la diffusion de son œuvre par la gravure. |
| Lieux d'exécution |
lieu d'exécution |
Description
Cloche suspendue, de volée ; tintement par actionnement manuel ; pas de couronne d'anses, mais un disque plat encastré dans un mouton en fonte de fer ; battant en fer forgé, à bout sphérique. Inscription et décor avec dossiers, un dossier par lettre.
Détail de la description
| Catégories |
fonderie de cloches |
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| Matériaux |
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| Dimensions |
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| Iconographie |
Précision sur l'iconographie : Figures en pied des Apôtres sur des consoles feuillagées portant leur nom et sous des dais architecturés néogothiques à colonnettes et gâble à crochets et pinacles : sur le vase supérieur, au-dessus de la dédicace ; Calvaire avec sainte Madeleine : au milieu du vase ; effigie de Jeanne d'Arc à cheval brandissant son étendard : à la faussure ; frise de rinceaux à trèfles à la pince, frise de feuilles de vigne à la faussure, frise de feuilles d'acanthe au cerveau. Croix grecque fleuronnée et nimbée avec calice rayonnant : voir marque de fondeur. |
| Inscriptions et marques |
Dédicace (en deux lignes sur le vase, sous le Collège apostolique) : SANCTIFICATA ET CONSECRATA IN HONOREM BEATISSIMÆ VIRGINIS MARIÆ IMMACULATÆ ANNO DOMINI MILLESIMO NOGENTESIMO [sic pour nongentesimo] VIGESIMO OCTAVO SANCTA MARIA ORA PRO NOBIS / ABBE ALBERT PEYDESSUS CURE DE SAINT LOUBOUER JEAN DUBASQUE MAIRE PARRAIN EMILE CASTETS PROPRIETAIRE A SAINT LOUBOUER MARRAINE JEANNE MARIE THERESE POIMIROO. Marque de fondeur (sur le vase supérieur, au milieu de la dédicace) : croix grecque fleuronnée et nimbée avec calice rayonnant dans le médaillon central. |
| État de conservation |
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Informations complémentaires
| Type de dossier |
Dossier d'oeuvre objet mobilier |
|---|---|
| Référence du dossier |
IM40008914 |
| Dossier réalisé par |
Maisonnave Jean-Philippe
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| Cadre d'étude |
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| Aire d'étude |
Aire-sur-l'Adour |
| Phase |
étudié |
| Date d'enquête |
2023 |
| Copyrights |
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel |
| Citer ce contenu |
Cloche (n° 1), Dossier réalisé par Maisonnave Jean-Philippe, (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/990a604e-35ab-42e9-b9c5-3b398ee78ffb |
| Titre courant |
Cloche (n° 1) |
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| Dénomination |
cloche |
| Précisions sur la dénomination |
de clocher |
| Statut |
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| Intérêt |
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Localisation
Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Landes , Saint-Loubouer
Milieu d'implantation: en village