Le mobilier de l'église collégiale puis paroissiale Saint-Barthélemy

France > Nouvelle-Aquitaine > Landes > Pimbo

Contrairement à la quasi-totalité des autres églises du Tursan, Saint-Barthélemy de Pimbo, siège jusqu'à la Révolution d'un important chapitre collégial, a conservé une large part de son mobilier et de son décor d'Ancien Régime, même si le dégagement récent de l'abside et des deux absidioles romanes a entraîné la suppression de leur ornementation stuquée et boisée. Les fonts baptismaux semblent le seul vestige subsistant du XVIe siècle : en 1569, le passage des troupes protestantes du capitaine Thoras entraîne en effet la destruction des autels et le pillage des "livres, joyaux, ornements et cloches", ces dernières emportées par "Pictis, bayle de Geaune" ; un calice et une croix d'argent, une custode et plusieurs reliquaires sont volés.

En revanche, le maître-autel, la chaire à prêcher, un grand Christ de chaire et deux statues monumentales des saints Marc et Barthélemy (?) témoignent encore du réaménagement de l'église par les chanoines entre la fin du XVIIe siècle et la seconde moitié du siècle suivant. D'autres œuvres déposées, comme une paire de panneaux sculptés à trophées liturgiques, appartiennent à la même époque mais proviennent apparemment d'un autre édifice. Un meuble de sacristie, gravé au nom du chanoine Sarran, remonte sans doute au début des années 1700. Enfin, une peinture de l'Assomption (dédicace primitive de l'édifice), copiée d'après Carlo Maratti et récemment redécouverte dans la chapelle de la Vierge, est le dernier vestige encore en place du décor mural ante-révolutionnaire.

La suppression du chapitre et la fermeture de l'édifice à la Révolution occasionnèrent des dégradations et disparitions qui incitèrent les notables locaux, une fois le culte rétabli, à compléter à leurs frais le mobilier manquant. Ainsi, la famille de Portets, qui compta trois générations de maires du village, fournit entre autres un nouvel autel de la Vierge et une statue de l'Immaculée Conception, imitée par les curés successifs de la paroisse (les abbés Lafitte, Lauqué et Castéra) et par les familles Monségut, Lizotte ou Bergès. La fondation des confréries du Rosaire en 1834 et du Sacré-Cœur en 1864 suscitent l'achat de tableaux en relation avec leurs dédicaces. Le chemin de croix en toile peinte, installé sous le Second Empire, est l'oeuvre du fabricant parisien L. Chovet d'après un modèle du peintre L. Beau. Les deux cloches sont fondues respectivement en 1830 par les Lorrains Decharme et Perret et en 1853 par le fondeur Malet de Samadet. Des verrières figurées ou décoratives sont posées à la fin du siècle par le Parisien Charles Champigneulle et en 1930 par le Toulousain Henri Gesta. La sacristie, si elle a perdu son vestiaire liturgique, conserve encore quelques pièces d'orfèvrerie du XIXe siècle, de fabrication parisienne (J.-Ch. Cahier, Jamain et Chevron) et lyonnaise (L. et P. Gille, H. Nesme).

Auteurs Auteur : Nesme Henry

Orfèvre à Lyon, associé avec Charles-Frédéric Berger de 1889 à 1909 (poinçon BN, un calice, en usage jusqu'en 1924), puis travaille seul jusqu'à sa mort (poinçon HN, un calice, en usage de 1924 à 1964). Né le 23 novembre 1856 à Melay (Saône-et-Loire) et mort à Lyon (1er arrondissement) le 25 novembre 1935 (nécrologie dans Le Salut public du même jour). Marié le 6 janvier 1891 à Lyon (1er arrondissement) avec Jeanne Marie Louise Bertaudin (Lyon 1er, 22 juillet 1872 - Lyon 1er, 23 octobre 1951), dont il eut une fille, Marguerite (1892-1965), mariée en 1914 avec Jean Marie Ferdinand Ollagnier (1889-1952), industriel. Le tombeau familial est au nouveau cimetière de la Croix-Rousse à Lyon. Source : Geneanet.

, orfèvre
Auteur : Giscard Henri

Henri Gérard Alphonse Giscard, né le 2 août 1895 à Toulouse et mort dans la même ville le 16 janvier 1985, sculpteur et professeur à l'École des beaux arts de Toulouse, successeur de son père à la tête de la fabrique toulousaine de statues, fondée par son grand-père Jean-Baptiste (1824-1906) en 1855. Second fils de Bernard Giscard (1851-1926) et de Rose Marie Barutel (1864-1950), et frère cadet de Jean-Baptiste (1892-1941), chef de clinique à Toulouse. Marié en premières noces, le 17 avril 1926 à Lézignan-Corbières (Aude), avec Juliette Paule Germaine Bacalou (1903-1937), fille d'Alphonse Bacalou, puis en secondes noces, le 12 août 1941 à Toulouse, avec Huguette Gabrielle Henriette Francine Patérac (1907-1998), fille de René Jean Paul Marie Patérac (1874-1911) et de Marie Louise Pétronille Jeanne Virebent (1876-1971) - cette dernière était fille du célèbre fabricant statuaire toulousain Gaston Virebent (1837-1925) et sœur du dernier dirigeant de la fabrique, Henry Virebent (1880-1963). Henri Giscard eut trois enfants de son premier mariage : Marie Thérèse Germaine, Joseph Bernard Albert Etienne et Bernadette Giscard.

, fabricant de statues (signature)
Auteur : Richomme Louis

Louis Richomme (en religion frère Marie-Bernard), né le 13 janvier 1883 à Vire ( Calvados) et mort le 10 août 1975 à Soligny-la-Trappe. Moine trappiste à Soligny le 8 septembre 1907 (profès le 8 septembre 1912), ordonné prêtre le 20 décembre 1913 (père Marie-Bernard). Ferronnier de formation, il se consacre à la sculpture à partir de 1912 et devient après 1919 le sculpteur officiel du Carmel de Lisieux, pour lequel il crée le modèle de Sainte Thérèse aux roses (achevé en 1922), reproduit dans les ateliers Saint-Joseph de l'Office central de Lisieux, puis universellement diffusé par plusieurs maisons spécialisées (dont la maison toulousaine Giscard). Une autre de ses œuvres célèbres est la statue de Notre Dame de la Confiance pour l'abbaye de Sept-Fons (1943).

, sculpteur, auteur du modèle (signature)
Auteur : Manavit Augustin-Dominique

Imprimeur-éditeur ("imprimeur du roi") à Toulouse dans la première moitié du XIXe siècle, décédé le 21 janvier 1839. Marié à Toulouse avec Élisabeth Pascale Thérèse Bérail, dont il eut deux enfants : Marie Pierre Élisabeth (1801), mariée en 1829 à Éléonore Martin Léon Brothier (1803-1870), maître de forges et homme de lettres, et Marie Élisabeth Frumence Augustine (1808), mariée en 1839 avec son beau-frère déjà cité. L'activité de la maison Manavit est documentée entre 1803 et 1851.

, imprimeur-éditeur (signature)
Auteur : Mame Alfred et fils

Maison d'édition à Tours (voir Mame Alfred).

, imprimeur-éditeur (signature)

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