Villa Allégria

France > Nouvelle-Aquitaine > Pyrénées-Atlantiques > Bidart

D'après le registre de construction nouvelle, en 1926, la parcelle 203 de la section D du plan cadastral de 1831 fut divisée ; la partie la plus au sud appartenait à la veuve Juzan tandis que l'autre était la propriété de Mlle Aline Marguerite Carpentier dite Clairval. Elle fit construire sur cette parcelle une villa et une conciergerie. D'après la presse, entre 1899 et 1903, Aline Clairval dansait et chantait aux Folies-Bergères et au théâtre des Mathurins. Elle fut photographiée par le Britannique Stanisław Julian Ignacy Ostroróg, dit aussi Lucien Waléry, puis par le photographe français Jean Reutlinger. Après qu'elle eut quitté Paris en 1903, laissant derrière elle bijoux, perles, diamants, tableaux, objets d'art et d'ameublement qui furent vendus aux enchères, la presse française ne parla plus d'elle. D'après les matrices cadastrales, en 1926, elle était domiciliée à Paris dans le 16e arrondissement.

D'après la signature, elle fit appel à l'architecte Henri Godbarge. La villa portait alors le nom de "La Chimère". Peu après, en 1928, la maison fut vendue à Madame Courtin qui, d'après les matrices cadastrales, s'installa à la villa. Un guide touristique des années 1930 signale qu'à cette époque la villa était louée meublée. Elle était considérée comme une "villa luxueuse".

D'après le registre des dommages de guerre, la maison fut occupée et endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1948, elle fut achetée par un commerçant parisien, Désiré Matheron, qui la vendit en 1950 à Louis Delaporte, alors directeur du collège moderne de garçons à Constantine en Algérie. Il y passa sa retraite.

En 2005, la villa et la conciergerie furent séparées, créant deux unités d'habitation et deux parcelles individuelles. La villa fut divisée en quatre logements modifiant l'organisation intérieure. Une seconde maison fut construite au sud de la villa et un garage construit à l'est.

Périodes

Principale : 2e quart 20e siècle

Secondaire : 1er quart 21e siècle

Dates

1926, daté par source

Auteurs Auteur : Godbarge Henri

Architecte né en 1872 à Bordeaux et mort en 1946 à Saint-Jean-de-Luz (villa Asmouteguia). Élève à l'École des beaux-arts de Rouen, puis à celle de Paris en 1897 ; architecte D.P.L.G. en 1901, s'installe en 1907 à Saint-Jean-de-Luz où il crée son propre cabinet d'architecte.

, architecte (signature)

La maison est sise à l'angle de l'avenue du Plateau et du chemin de Cumba. Située au centre de sa parcelle, elle est entourée d'un jardin tout en étant visible de la route départementale 810 - avenue du plateau. Elle fait face à l'océan. De plan massé, elle est couverte d'un toit en pavillon. Les façades sont enduites. La façade d'accès était située à l'est, mais elle est désormais modifiée. La façade sur jardin à l'ouest présente, au rez-de-chaussée, un porche protégeant une terrasse accessible depuis une large porte-fenêtre cintrée. Le rez-de-chaussée est également percé d'une baie dessinant un arc en anse-de-panier, surmontée d'une accolade maçonnée au motif sphérique. Ce même décor est visible également au-dessus de la porte-fenêtre du premier étage ouvrant sur la terrasse. A sa gauche, une baie horizontale est richement encadrée : des colonnes supportent un linteau maçonné, au centre duquel se développe un cartouche portant la signature de l'architecte.

Murs
  1. Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile creuse
Étages

sous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit en pavillon

Escaliers
  1. Emplacement : escalier de distribution extérieur

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Pyrénées-Atlantiques , Bidart , 1 chemin de Cumba

Milieu d'implantation: en village

Cadastre: 1831 D 209, 2017 BO 42

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