Hôtel particulier

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Marennes

Les bâtiments figurent sur le plan cadastral de 1832 : ils sont organisés autour d'une cour à l'arrière du corps de logis principal donnant sur rue : l'accès à la cour semble être possible par une parcelle non construite au sud.

L'hôtel particulier a appartenu à la famille Généraud. Philippe Généraud, banquier et négociant, maire de Marennes, crée en 1865 une société à responsabilité limitée pour l’exploitation d’une fabrique de soude au capital de 500000 f. Il est conseiller général de 1874 à 1880.

D'après les augmentations et diminutions du cadastre, deux maisons sont démolies vers 1844, et une reconstruction est effectuée au nom de d'Achille Dufaur.

Le balcon sur trompe évoque une architecture du 18e siècle mais l'ensemble date probablement du milieu du 19e siècle. Les ferronneries du balcon sont ornées d'initiales entrelacées, difficiles à distinguer : G, L, D ?

La grille métallique au fond de la cour est datée 1878.

Périodes

Principale : milieu 19e siècle

Secondaire : 4e quart 19e siècle

Dates

1878, porte la date

Le corps de logis présente une façade sur rue composée de 6 travées. La travée percée par la porte principale en plein-cintre avec encadrement à bossage est traitée en léger ressaut. A l'étage, une porte-fenêtre également en plein-cintre ouvre sur un balcon sur trompe avec garde-corps ondulant en ferronnerie. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont à encadrements simples, celles de l'étage à chambranles moulurés à crossettes et allèges à tables décoratives, celles de l'étage de comble en plein-cintre mouluré. Des pierres d'attente sont visibles à l'angle sud-est de la façade.

Côté cour, les ouvertures sont en arc segmentaire, celles de l'étage avec des appuis moulurés et des allèges en ressaut. Une longue aile en retour d'équerre délimite la cour au nord-ouest : à étage et étage de comble, elle s'inscrit dans l'alignement du logis principale : une interruption intervention après la première travée et l'ensemble du bâtiment est alors plus bas. La façade est traitée de façon homogène, encadrements des ouvertures, bandeaux médians, allèges des fenêtres et corniche sommitale moulurée en pierre de taille. A l'extrémité de cette aile, une porte cochère devait donner accès à une écurie. Un autre bâtiment y est accolé, ayant également servi d'écurie ou de garage.

Une allée pavée traverse la cour jusqu'à un portail avec piliers maçonnés et grille en ferronnerie datée 1878. Sur le côté sud-est de la cour, un bâtiment d'une travée est disposé en retour du logis, plus bas (un étage sans étage de comble), une annexe en rez-de-chaussée lui est accolée.

A l'intérieur, le salon du rez-de-chaussée (côté ouest) conserve un riche décor de lambris. L'escalier est rejeté au fond du vestibule d'entrée : traversant, celui-ci donne accès à la cour intérieure.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : pierre de taille

Toits
  1. tuile creuse
Étages

1 étage carré, étage de comble

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

Décors/Technique
  1. fonderie

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Marennes , 102 rue Georges-Clémenceau

Milieu d'implantation: en ville

Cadastre: 1832 G1 566, 2024 AR 173

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