Ancienne métairie de Féletz, appelée "la Borie de Féletz", aujourd'hui maison et ferme

France > Nouvelle-Aquitaine > Dordogne > Aubas

La "Borie de Féletz", citée en 1768 et 1813, remonte sans doute aux origines du repaire noble éponyme situé à seulement 250 m plus au sud, c'est-à-dire peut-être au début du XVIe siècle. Toutefois, la première mention attestée de la "mesterie quy est proche du présent chasteau [de Féletz]" ne date guère plus tôt que 1724 : elle est inventoriée, au même titre que la demeure noble de Féletz, suite au décès de son propriétaire Charles de Féletz (voir : IA24004012, Annexe n° 2). Les bâtiments, qui ne sont pas décrits, logent trois bœufs, une vache, un veau, 33 brebis et des porcs ; la borie comprenait donc des étables, une bergerie et une porcherie. Le grand corps de logis de plan rectangulaire situé à l'ouest de la cour date probablement de ce siècle : une des tuiles qui le couvrent porte la date de "1765". Ses caractères stylistiques (grande porte d'entrée en plein-cintre, fenêtres à linteau en arc segmentaire) et sa typologie (un corps de logis à rez-de-chaussée surmonté d'un niveau attique pour loger une main-d’œuvre nombreuse) suggèrent aussi cette datation. Le domaine est représenté en 1768 sur la carte de Belleyme (planche n° 23), environné de prés et de terres agricoles. Un nouvel inventaire est rédigé après la fuite de Dominique de Féletz au moment de la Révolution. Plus précis, ce document indique que le "domaine de la Borie" comprend une grange avec des cuves, huit tonneaux, des bœufs, vaches, génisses, 29 brebis ou moutons, des agneaux, une charrette, des outils aratoires et du foin (voir : IA24004012, Annexe n° 3). Le 1er Floréal an II de la République (20 avril 1793), le domaine est mis en vente et acquis par le citoyen Émery Lacour pour la somme de 12 100 francs. Il est revendu peu après (avant 1813) à Jean Martin et François Conflans, habitants de Montignac, qui le possèdent au moment de l'établissement du plan cadastral ancien. Celui-ci représente le grand corps de logis à l'ouest et, face à lui dans la cour, une grange-étable (en place) à l'est. Le domaine change de mains à plusieurs reprises ; vers 1920-1930, il est acquis par Monsieur Faure. C'est sans doute peu après cet achat que l'ensemble est considérablement augmenté par la construction d'une imposante grange à deux niveaux adossée au nord du grand corps de logis et d'une longue dépendance isolée au nord, qui abrite des remises agricoles en rez-de-chaussée et un séchoir à tabac sous les combles ventilés par des cheminées d'aération.

Périodes

Secondaire : 3e quart 18e siècle

Secondaire : 19e siècle

Principale : 2e quart 20e siècle

Dates

1765, porte la date

Isolée à l'ouest de la commune, la ferme est placée sur le chemin menant à l'ancien repaire noble de Féletz. Elle se compose d'un grand corps de logis, de plan rectangulaire, à l'ouest, et, face à lui dans la cour, une grange-étable (en place) à l'est. Les deux bâtiments sont reliés par un étroit corps de logis (surmonté d'un comble faisant office de séchoir à tabac) en fond de cour, au nord. Ces deux bâtiments présentent des murs en moellon recouverts d'un enduit de mortier et de cadres de porte et fenêtre et de chaînes d'angle en pierre de taille. L'ensemble de ces bâtiments s'organise donc en U autour d'une cour. A ceux-ci s'ajoutent une importante grange-étable, adossée au nord et perpendiculairement au corps de logis principal. Une longue dépendance, isolée au nord, orientée nord-sud, abrite des remises agricoles en rez-de-chaussée et un séchoir à tabac sous les combles ventilés par des cheminées d'aération. Ces deux derniers bâtiments, contemporains, présentent des caractéristiques constructives communes : pierre de taille en calcaire blanc pour les parties vives (cadre des portes et fenêtres, chaînes d'angle, pilier à chapiteau ionique juste esquissé aux remises agricoles de la longue dépendance), enduit de mortier sur les murs (en moellon) ; portes et fenêtres à plate-bande en arc segmentaire à clef médiane saillante. Tous les bâtiments sont couverts de tuiles mécaniques. Un fournil, lui aussi isolé, au sud-est, est en ruine.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit partiel

  2. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : pierre de taille

Toits
  1. tuile mécanique
Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Dordogne , Aubas

Milieu d'implantation: isolé

Lieu-dit/quartier: Féletz

Cadastre: 1813 A3 1046 et 1047, 2013 ZC 123 à 125

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