Église paroissiale Saint-Pierre

France > Nouvelle-Aquitaine > Vienne > Marnay

Marnay (Matriniacum) apparaît dans les textes à la fin du 8e siècle. L´église est citée en 938/939, et est construite à l´emplacement d´une nécropole antique.

Au 10e siècle, elle est citée parmi les possessions de l´abbaye Saint-Cyprien de Poitiers. La cure est, jusqu’à la Révolution, à la nomination du prieur de Saint-Cyprien de Château-Larcher.

Telle qu´elle nous apparaît aujourd’hui, l´église n´est pas antérieure au 12e siècle.

L´abside a été surélevée probablement après la guerre de Cent Ans.

Le tabernacle situé dans le transept nord (inscrit monument historique au titre des objets mobiliers) daterait de 1629 et proviendrait de l´église des Carmes de Vivonne.

En 1762, un nouveau clocher est construit, des travaux sont réalisés sur les piliers et la charpente. Une partie du mobilier, dont le bénitier à droite dans la nef, date de cette campagne de travaux.

En 1871, à la demande du curé de la paroisse, la tourelle d´accès au clocher est construite. Les deux cloches sont refondues en 1874.

En 1882, des chapelles formant plus ou moins un transept sont adossées au nord et au sud de la troisième travée de la nef, financées par un don de la famille de Cressac. Les verrières ont été réalisées par L. Lobin, de Tours, entre 1885 et 1891.

Périodes

Principale : 12e siècle

Principale : 15e siècle

Principale : 17e siècle

Principale : 19e siècle

Dates

1762, daté par source

1871, daté par source

1882, daté par source

Auteurs Auteur : auteur inconnu,
Personnalite : de Cressac, commanditaire (attribution par source)

L´église Saint-Pierre de Marnay présente un plan allongé avec une nef de trois travées et un chœur composé d´une travée droite et d´une abside semi-circulaire. Des chapelles ont été adossées à la fin du 19e siècle au nord et au sud de la troisième travée.

De l´époque romane, elle conserve les éléments construits en pierre de taille (façade, murs de la nef, chevet).

La façade occidentale se compose de deux niveaux construits en pierre de taille, séparés par une corniche à modillons sculptés, et d´un pignon triangulaire en moellon enduit. Elle est encadrée de deux contreforts plats à retrait au niveau de la corniche. Un troisième contrefort plat sépare le premier niveau de la façade en deux. Le portail se trouve dans la partie nord. Il est couvert d´une voussure en arc brisé composée de deux rouleaux sans décor et d´une archivolte ornée d´un motif géométrique (ligne brisée). Les colonnes qui l´encadraient ont disparu, il ne subsiste que les chapiteaux sculptés de motifs végétaux (tiges, feuilles).

Un modillon (tête animale, probablement un lion), a été inséré sur le contrefort nord, au niveau de la corniche. Celle-ci est constituée de neuf éléments délardés, dont huit sont sculptés de motifs végétaux et géométriques (le dernier est beaucoup plus petit et non décoré, inséré entre le dernier modillon et le contrefort sud), portés par neuf modillons dont les motifs sont les suivants (de gauche à droite) : une chouette, un joueur de viole, un personnage endommagé dont on voit encore les mains disposées vers le bas, un couple enlacé, un visage glabre aux cheveux courts et bouclés, un visage (féminin ?) aux cheveux longs, une tête d´animal (porc ?) mangeant une hostie marquée d´une croix, un animal (âne ?) jouant du frestel et une tête animale. Le second niveau de la façade est percé d´une fenêtre centrale.

Des traces d´un violent incendie sont visibles notamment au niveau du mur gouttereau nord de la deuxième travée de la nef, les parties hautes du mur et la fenêtre ont été reprises après cet incendie. Une porte de grandes dimensions, couverte en plein cintre, a été murée au sud de la deuxième travée et une autre, de dimension plus modeste, au nord de la travée droite du chœur. Les murs de la nef sont épaulés par des contreforts plats simples, à l´exception de celui qui, au sud, sépare les deuxième et troisième travées et qui est doublé.

Les chapelles du 19e siècle sont construites en moellon enduit. Le clocher carré a été reconstruit au-dessus de la troisième travée. Ses murs sont essentés d´ardoise et il est couvert d´une flèche carrée.

Le chevet, légèrement plus étroit que la nef, est construit en pierre de taille et épaulé de contreforts plats pour la partie romane (jusqu’à la corniche sans modillon) et en moellons partiellement enduits pour la surélévation. Il est éclairé par une fenêtre en plein cintre au nord, au sud et à l´est. Trois jours d´éclairage sont également percés dans la surélévation.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : pierre de taille

  2. Revêtement : essentage d'ardoise

  3. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit partiel

Toits
  1. tuile plate, ardoise
Plans

plan allongé

Étages

1 vaisseau

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

  2. Forme de la couverture : flèche carrée

  3. Partie de toit : croupe ronde

Décors/Technique
  1. sculpture
Décors/Représentation
  1. Representations : ornement figuré, homme, femme, musicien

  2. Representations : ornement animal, oiseau, lion, porc

  3. Representations : ornement végétal, feuille

Localisation

** Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Vienne , Marnay

Milieu d'implantation: en village

Cadastre: 1824 E1 323, 2012 BV 227

Localiser ce document