Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Laurent

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Le mobilier de l'ancienne église Saint-Laurent dut être toujours très modeste, comme l'édifice lui-même, petite annexe de Miramont-Sensacq. Sa composition avant la Révolution n'est connue qu'au travers des procès-verbaux de visites pastorales ; celui rédigé après le passage de l'évêque Sarret de Gaujac en septembre 1752 fait état d'un ameublement réduit au strict nécessaire et en médiocre état : un unique autel sans retable, pourvu d'un vieux tabernacle et d'un tableau "extrêmement crasseux et percé", une clôture de chœur en bois et des fonts baptismaux en si piètre état "qu'on n'y baptisoit point". Le sanctuaire est "barbouillé de quelques peintures grossièrement faites".

Certains ajouts furent effectués dans le courant du XIXe siècle après le rétablissement du culte. Cet ensemble ne fut presque pas renouvelé après son transfert dans la nouvelle église bâtie en 1906, pour laquelle aucune acquisition ne fut apparemment effectuée. Furent ainsi réinstallés l'unique autel, datable du milieu du XIXe siècle, un bénitier de pierre et une chaire en bois "avec un escalier de 7 marches" (meuble aujourd'hui disparu). Les seuls apports notables du XXe siècle sont une série de statues de série en plâtre (P. Vermare, H. Giscard) et les trois verrières abstraites qui garnissent les fenêtres du chœur. La sacristie ne conserve qu'un très petit nombre d'objets, dont un calice bordelais ou auxitain des années 1798-1809 et une patène de l'orfèvre parisien J.-A. Basnier (1827-1834). Les trois "ornements complets usés" décrits en mars 1906 n'ont pas été conservés. L'unique cloche, exécutée en 1887 par le Tarbais Ursulin Dencausse, résulte de la refonte d'une cloche gothique, dite du XIIIe siècle dans la monographie paroissiale de 1888, mais qui datait plus probablement du XVe, voire du XVIe siècle.

Auteurs Auteur : Vermare Pierre

Né à Légny (Rhône) en 1835 et mort à Lyon en 1906. Sculpteur, élève de Joseph-Hugues Fabisch à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, où il obtint une médaille d'or ; fonde avec son frère Victor la Maison Vermare - Statuaire, Orfèvrerie, Ornements et Bronzes, au 25, rue de Francheville (actuelle rue du Commandant-Charcot) à Lyon. De son mariage avec Anna Pétreling, il eut deux fils, André-César Vermare (1869-1949), sculpteur Prix de Rome, et Frédéric, qui lui succéda à la tête de l'entreprise familiale.

, fabricant de statues (signature)
Auteur : Debain Alexandre-François

Facteur de pianos et d'harmoniums né à Paris le 6 juillet 1809 et mort dans la même ville le 3 décembre 1877. Formé à la facture de piano en Angleterre, il fonde son atelier à Paris en 1834 et dépose plusieurs brevets, dont celui de l'invention de l'harmonium en 1842. Médaille d'argent à l'exposition universelle de Paris en 1849, il emploie près de 150 ouvriers au milieu des années 1850, puis 600 dix ans plus tard dans la fabrique de La Chapelle à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), construite en 1865. La manufacture Debain & Cie continue son activité après sa mort, avant d'être rachetée en mai 1885 par les frères Alphonse et Émile Rodolphe.

, facteur d'harmonium (signature)

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