Historique
La maison présente côté place des Cornières, à l'est, des fenêtres géminées murées et, côté carreyrou, à l'ouest, une ancienne porte couverte d'un arc brisé ; ces éléments permettent de situer sa construction au 14e siècle. La grande fenêtre à encadrement moulurée percée à l'est ainsi que les vestiges de baies conservés dans l'élévation tournée vers la rue de la Porte-de-Campan, au nord, témoignent de remaniements effectués au 15e siècle.
La maison appartient au 18e siècle au seigneur de Biron ; une description en est dressée en 1778 lors de l'inventaire des biens de ce derniers : elle renseigne sur l'organisation intérieure de l'édifice et pointe les réparations qui doivent être entreprises. L'agrandissement de certaines ouvertures et l'ajout de balcons indiquent une reprise partielle au 19e siècle, tandis que la quasi-totalité du rez-de-chaussée de l'élévation nord a subi d'importantes restaurations dans les années 1990.
Détail de l'historique
| Périodes |
Principale : 14e siècle Secondaire : 15e siècle Secondaire : 4e quart 18e siècle Secondaire : 19e siècle Secondaire : 4e quart 20e siècle |
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Description
L'édifice forme l'angle d'un "moulon" attenant à la place des Cornières ; son mur gouttereau nord longe la rue de la Porte-de-Campan. La maison, augmentée d'un couvert qui enjambe la rue Saint-Jacques et lui procure une façade tournée vers la place à l'est, s'inscrit parfaitement dans la trame parcellaire médiévale.
La façade côté est présente en rez-de-chaussée une unique arcade brisée. L'angle du bâtiment est traité en pan coupé, de manière à ménager un passage direct entre la rue Saint-Jacques et la place des Cornières. A l'étage, près des angles, on devine deux baies géminées murées dont l'encadrement comportait un chanfrein et, manifestement, une mouluration assez simple au niveau de l'imposte. Un cordon d'appui soulignait ces baies, comme l'indique l'assise de moellon bûchés encore visible. Une troisième baie géminée a pu exister au centre de la façade, de manière à équilibrer la composition et former une claire-voie, mais il n'en reste aucune trace ; une grande fenêtre à croisée (transformée par l'ajout d'un balcon) occupe en effet cet emplacement. Son encadrement, formé de deux gorges recoupées de réglets est endommagé en partie basse, mais les bases prismatiques sont encore visibles. Le niveau de toutes ces fenêtres suppose que la façade devait initialement être bien plus haute ; le comble à surcroît est une modification tardive de l'édifice. Sous le couvert, la sous-face du plancher de l'étage conserve un dispositif singulier d'isolation thermique : entre les solives sont disposées des éclisses, individuellement enroulées de torchis. Le pan-de-bois qui constitue la partie supérieure de la devanture est une création récente.
Côté rue de la Porte-de-Campan, l'arc du couvert est surligné d'une archivolte ornée de têtes sculptées à sa base. Un petit oculus est percée au dessus du cordon d'appui de l'étage. La partie postérieure de la maison est formée d'arcades remaniées, mais à l'étage on devine encore des fragments de cordons d'appui et trois fenêtres modifiées : une croisée au centre, bordée de deux demi-croisées.
Côté "carreyrou", deux arcades désormais murées ouvraient initialement sur le rez-de-chaussée ou l'étage de soubassement.
A l'intérieur, dans la partie postérieure, les parements d'arcades médiévales (au nord et à l'ouest) sont visibles, ainsi qu'une cheminée de la fin du 18e siècle. A l'étage, un placard couvert d'un arc brisé est aménagé dans le mur gouttereau sud ; au fond de la niche existait une petite ouverture procurant un peu de jour dans ce renfoncement du mur.
Détail de la description
| Murs |
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| Toits |
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| Étages |
étage de soubassement, 1 étage carré, comble à surcroît |
| Couvertures |
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| État de conservation |
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| Décors/Technique |
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| Décors/Représentation |
Précision sur la représentation : Les deux extrémités de l'archivoltes sont ornées de bustes féminins sculptés : le personnage est présenté de face. Le corps est réduit à sa plus simple expression, même si on devine la naisance des bras. Le visage, traité de manière sommaire, laissant apparaître la bouche, le nez, les yeux. La chevelure est suggérée. |
Informations complémentaires
| Type de dossier |
Dossier d'oeuvre architecture |
|---|---|
| Référence du dossier |
IA24003013 |
| Dossier réalisé par |
Quost Baptiste
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| Cadre d'étude |
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| Aire d'étude |
Monpazier (commune) |
| Phase |
étudié |
| Date d'enquête |
2012 |
| Copyrights |
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Commune de Monpazier |
| Citer ce contenu |
Maison, Dossier réalisé par Quost Baptiste, (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Commune de Monpazier, https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/3ca5ac82-051a-459a-b306-1800cbb4ed1f |
| Titre courant |
Maison |
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| Dénomination |
maison |
| Statut |
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| Protection |
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Localisation
Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Dordogne , Monpazier , 37 rue Saint-Jacques
Milieu d'implantation: en village
Cadastre: 1845 SU 582, 583, 1986 AC 110, 111