Manoir de la Caillerie

France > Nouvelle-Aquitaine > Vienne > Nalliers

Le manoir de la Caillerie n'est pas cité dans le Dictionnaire topographique de la Vienne, de Rédet. Néanmoins, les fentes de tir dans la tour d'escalier et sa position face à la Gartempe, sur la rive gauche, à peu près face au manoir de Lauzon (situé sur la rive droite), laisse supposer une construction à la fin ou juste après la guerre de Cent Ans, dans la deuxième moitié du 15e siècle.

La date 1610 et les armoiries non identifiées sculptées sur la porte d'entrée indiquent une phase de reconstruction du manoir. Les moulures des portes de distribution de la tour vers les deux pièces à vivre au rez-de-chaussée et au premier étage sont compatibles avec cette date.

Le manoir de la Caillerie tire son nom de la famille qui en est propriétaire jusqu'au 18e siècle. Un des membres, Pierre THOMAS de la Caillerie, fut maire de Poitiers en 1668-1669.

Sur le plan cadastral de 1826, le manoir est figuré parcelle D1 379, avec des dépendances au sud-est du logis comme aujourd'hui, mais aucune dans la cour postérieure.

Au milieu du 19e siècle, la mairie est indiquée sur un plan des accès au bac comme étant installé dans le manoir de la Caillerie. C'était probablement son emplacement jusqu'à la construction de la nouvelle mairie-école sur la rive opposée de la Gartempe.

La grange à l'arrière du manoir est plus tardive comme en témoigne la date « 1888 » inscrite sur le linteau en bois de la porte charretière.

Périodes

Principale : 15e siècle (incertitude)

Principale : 1er quart 17e siècle (porte la date)

Principale : 4e quart 19e siècle (porte la date)

Dates

1610, porte la date

1888, porte la date

Auteurs Auteur : Thomas de la Caillerie François, habitant (attribution par travaux historiques)
Auteur : Corneau Alfred

Henry Alfred Corneau, fondeur industriel né à Charleville-Mézières le 28 août 1825 et mort dans la même ville le 14 avril 1886. Co-fondateur avec son frère et associé Émile (1826-1906) de la fonderie Corneau, devenue ensuite la fonderie Deville, Pailliette et Cie à la fin du XIXe siècle. Fils de Louis Henry Joseph Corneau, armurier et cafetier, et de Catherine Renauld ; marié le 6 novembre 1851 à Hilbringen, Merzig-Wadern (Allemagne) avec Émilie Marie Anne Barbey (1823-1907), dont il eut deux filles : Juliette Marie Corneau (1852-1916), épouse en 1873 d'Albert Deville (1844-1913), successeur de son beau-père ; et Anna Corneau (1854-1935), mariée en 1873 à Charles-Louis Forest (1842-1907), notaire (grands-parents maternels d'Yvonne Vendroux, Mme Charles de Gaulle).

Voir COLLINET René-Pierre. La Belle Fonte, la fonderie Corneau de Charleville à la fin du XIXe siècle, 2014.

Voir le dossier d'inventaire du patrimoine https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA08000354 [dernière consultation 06/08/2024].

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Ce manoir, à tour d'escalier extérieure centrale, situé sur la rive gauche de la Gartempe. L'ensemble se compose du logis, implanté parallèlement et en retrait de la rue dont il est séparé par un mur de clôture en pierre, et de dépendances agricoles.

L'entrée sur la cour antérieure s'effectue par le portail en ferronneries, encadré de piles en pierre.

Le logis comprend un rez-de-chaussée et un étage et conserve plusieurs fenêtres à appui saillant mouluré. Une tour d'escalier semi-hors-œuvre est construite au centre de sa façade nord-est, vers la rivière ; la porte d'entrée est située sur le côté sud-est de la tour. Deux canonnières, orientées vers la rivière, sont conservées : l'une au dernier niveau de la tour d'escalier et une autre au niveau du comble, aujourd'hui murée. La tour d'escalier, couverte d'un toit en ardoise, en poivrière, dessert les pièces à vivre par deux portes à encadrement mouluré au rez-de-chaussée et au premier étage.

Le logis est construit en moellons enduits, de calcaire et de grès rouge, et couvert d'un toit à longs pans et croupes.

Certaines ouvertures ont été remaniées.

Une construction en appentis et tuile creuse est adossée au nord-ouest de la façade gouttereau du logis.

L'écurie, au nord du logis, est couverte en ardoise avec un épi de faîtage en zinc, percée de deux portes à claveaux réguliers. L'élévation nord du manoir présente une travée, une porte transformée en fenêtre au rez-de chaussée couverte en plein cintre, une fenêtre également couverte en arc segmentaire et une lucarne au même couvrement percée dans le toit, ici couvert en ardoise uniquement.

Les dépendances, au sud du manoir sont couvertes d'un toit à longs pans en tuile plate. La façade de la dépendance donnant sur la route est quant à elle en appentis et en tuile creuse. Une ancienne porte-haute est percée dans le toit. La fenêtre du rez-de-chaussée présente un appui saillant et une ancienne enseigne publicitaire surmonte les ouvertures.

La grange, face à la façade postérieure du manoir, s'ouvre sur son mur gouttereau par une grande porte à linteau de bois et encadrement en pierre de taille à claveaux réguliers, une porte plus petite est percée à l'extrémité sud de la grange. Le linteau de la porte de la grande porte la date " 1888 ", date compatible avec son architecture. Le mur pignon de la grange est couvert et le toit est en tuile plate.

Le hangar, adossé à la façade ouest de la grange, percée d'une porte rectangulaire à claveaux réguliers en son centre, est couvert d'un toit de tôle en appentis, soutenus par une charpente en bois.

Un puits surmonté d'une pompe de marque Alfred Corneau se trouve dans la cour postérieure.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit partiel

Toits
  1. tuile plate, ardoise, tuile creuse
Étages

1 étage carré

Élévations extérieures

élévation à travées, élévation ordonnancée sans travées

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : croupe

  2. Forme de la couverture : toit conique

Escaliers
  1. Emplacement : escalier demi-hors-oeuvre

    Forme : escalier en vis

    Structure : en maçonnerie

Typologie
  1. manoir à escalier semi-hors-oeuvre central
  2. grange à façade en gouttereau
Décors/Représentation
  1. Representations : armoiries


Précision sur la représentation :

Armoiries et date 1610 sur la porte d'entrée de la tour d'escalier

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Vienne , Nalliers , 10 route de Saint-Savin

Milieu d'implantation: en village

Lieu-dit/quartier: le Bourg

Cadastre: 1826 D1 379, 1955 AB 196 ([Idem en 2016])

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