Maison, puis presbytère, actuellement mairie

France > Nouvelle-Aquitaine > Dordogne > Thonac

Le bâtiment actuel, dans sa partie nord, remonte sans doute à la seconde moitié du XVIe siècle : petites fenêtres à chanfrein droit formant ébrasement dans le mur-pignon, cheminée en pierre de taille à piédroits à pans coupés, plafonds à poutres et solives, placard mural en meuble d'attache, appui de fenêtre en quart de rond, moellon avec remplois de pierres rubéfiées en sont les principales caractéristiques.

Assurément, cette première maison a été agrandie vers le sud dans la seconde moitié du XVIIIe siècle lors d'une importante campagne de travaux qui se distingue essentiellement par les nombreuses portes et fenêtres à linteau délardé en arc segmentaire, certaines à chambranle, et au toit unifié et continu ; se remarque également le balcon situé au nord-ouest, au premier étage, en fer à entrelacs qui porte sur une console en pierre à volutes (du XIXe siècle) et sur le vestige d'un mur de clôture comprenant un évier en pierre en meuble d'attache (un remploi ?) à hauteur du rez-de-chaussée. Selon toute vraisemblance, le bâtiment a subi ces modifications pour devenir le presbytère de la paroisse. C'est en effet l'état et la fonction que délivre le plan cadastral de 1813. A cette date, le presbytère fait partie d'un ensemble important situé au cœur du bourg. En effet, au bâtiment principal (n° 34) orienté nord-sud situé à l'ouest d'une cour répond une vaste grange-étable (n° 35) en vis-à-vis à l'est, les deux étant reliés par des murs de clôture ; un grand jardin (n° 33 ; d'environ 1150 m2) s'étend au sud jusqu'à l'église paroissiale. Ce jardin était séparé du bâtiment principal par une rue mais relié à lui par un passage traversant qui portait une pièce au premier étage du presbytère : les fenêtres de cette dernière (la chambre du curé ?) devaient donner des vues sur les parterres.

Au cours du XIXe siècle, la grange située à l'ouest de la cour presbytérale est vendue à un particulier (1857) et les murs de clôture qui reliaient les deux bâtiments sont abattus. Le presbytère lui-même fait l'objet de plusieurs campagnes de réparations ou de modifications : en 1859-1860, une nouvelle remise est construite ; en 1861, la couverture d'ardoises est refaite à neuf. En 1891-1892, le presbytère, "dans le plus mauvais état", nécessite à nouveau des travaux de réparations importants. Selon une délibération municipale du 12 août 1891, "les portes ne ferment pas faute de serrure, les fenêtres et les contrevents tombent en ruine. Aussi, M. le curé est constamment exposé à la visite toujours fort désagréable des malfaiteurs. La cuisine et la salle à manger sont dans un état de délabrement complet et absolument inhabitables. Les plafonds des pièces sont tombés par suite du mauvais état de la toiture qui laisse pénétrer l'eau partout au moindre orage. Les murs de clôture du jardin sont écroulés sur la voie publique." De fait, l'architecte départemental Lagrange est chargé de dresser un devis estimatif des réparations les plus urgentes à exécuter : menuiseries, sols en ciment, enduits des murs, badigeon au plafond de la salle à manger, etc.

Au cours des décennies suivantes, le bâtiment continue de servir de logement au curé, moyennant un bail annuel ou triennal. Ce n'est que bien plus tard, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, qu'il devient la mairie de la commune.

Périodes

Principale : 2e moitié 16e siècle

Principale : 2e moitié 18e siècle

Secondaire : 3e quart 19e siècle

Secondaire : 4e quart 19e siècle

Dates

1859, daté par source

1860, daté par source

1861, daté par source

1891, daté par source

1892, daté par source

Orienté nord-sud, son mur-pignon nord bordant la traverse du bourg (la Départementale 706), le bâtiment de plan rectangulaire allongé (7,7 x 20,7 m) comprend un rez-de-chaussée et un premier étage, les combles n'étant pas habitables. Bâti en moellons pour les murs et en pierre de taille pour les parties vives (angles, cadres des fenêtres et des portes), il est couvert par un grand toit à longs pans protégé par des tuiles plates. A l'intérieur, les deux pièces du rez-de-chaussée de la partie nord comprennent un sol en pisé, une cheminée en pierre de taille à piédroits à pans coupés, des plafonds à poutres et solives, un placard mural en meuble d'attache et un évier en pierre. La plupart des portes et fenêtres sont percées dans le mur gouttereau ouest et présentent un linteau délardé en arc segmentaire. Un balcon situé au nord-ouest, au premier étage, en fer à entrelacs, repose sur une console en pierre à volutes et sur une portion de mur comprenant un évier en pierre à hauteur du rez-de-chaussée.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

  2. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : pierre de taille

Toits
  1. tuile plate
Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Dordogne , Thonac

Milieu d'implantation: en village

Lieu-dit/quartier: bourg

Cadastre: 1813 D1 34, 2019 0D 211

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