Le mobilier de l'église paroissiale Notre-Dame

France > Nouvelle-Aquitaine > Landes > Audignon

Au contraire de nombreuses églises chalossaises réaménagées au XIXe siècle, Notre-Dame d'Audignon a conservé une part importante de son mobilier et de son décor porté d'Ancien Régime. Elle possède en outre deux rares témoins de l'aménagement ecclésial au Moyen Âge : un autel en pierre datable de la seconde moitié du XIIe siècle (et donc presque contemporain de l'édifice roman lui-même), et surtout un retable-refend du XVe siècle, découvert incidemment en 1962 et qui constitue un unicum pour le patrimoine religieux landais. Des fonts baptismaux et bénitiers d'applique de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle complètent ces vestiges.

Les deux derniers siècles de l'Ancien Régime sont également bien représentés par des ensembles mobiliers de qualité. L'autel de sainte Catherine comporte un tabernacle monumental (provenant sans doute d'un maître-autel) attribuable à l'atelier de Jean Ier Ferrère et datable des années 1650-1660. La chaire à prêcher en pierre (autre rareté pour la Chalosse) a été construite en 1718 par le maçon Pierre Duplantier, dit Bibé. Peu après, la fabrique commande un nouveau maître-autel à retable, exécuté en 1724-1725 par le sculpteur saint-severin Chadel, doré deux ans plus tard par Jean Dutour et orné de l'un des deux antependia en cuir gaufré repérés dans le département des Landes. Le meuble, destiné à masquer le vieux retable gothique, a été déplacé dans le collatéral sud après la redécouverte de ce dernier. D'autres aménagements sont réalisés dans le courant du XVIIIe siècle : lambris et stalles du chœur par le menuisier saint-severin Jean-Baptiste Gigun en 1761 (aujourd'hui déplacés dans le bas-côté avec le retable de Chadel) ; nouvel autel de saint Michel, avec tableau exécuté en 1777 par le peintre auscitain Jean-Baptiste Smets, pour le collatéral nord ; autel et tableau (d'après Antoine Dieu) dédiés à sainte Catherine dans le collatéral sud. Ce dernier est complété en 1848 par un retable inspiré de celui de saint Michel et dû au menuisier Raymond Lagarde.

L'église traversa la Révolution sans dommages. Aussi les ajouts effectués aux XIXe et XXe siècles n'ont-ils modifié l'ensemble mobilier qu'à la marge. La plupart résultent de dons des propriétaires successifs du château de Captan, les Captan, les Galard et les Bernou de Rochetaillée. Ils incluent quelques œuvres plastiques de qualité, comme un buste de Christ d'Auguste Clésinger (vers 1867) et un tableau du peintre académique Édouard Sain (L'Étoile du matin, 1895), ainsi que des pièces de mobilier civil (fauteuil Louis XV, banquettes Restauration et lustre de cristal). Une plaque apposée dans le collatéral sud rappelle la mémoire des donateurs. Les autres acquisitions concernent le vestiaire, entièrement constitué au tournant des XIXe et XXe siècles, sans doute avec l'aide des marquis de Galard (l'un des ornements liturgiques porte leurs armes brodées), et les vases sacrés, œuvres d'orfèvres parisiens (Pierre-Henry Favier) et lyonnais (Favier frères). Les deux cloches datent de la même époque : la première - refonte d'une cloche payée 689 livres le 17 mars 1779 au fondeur espagnol Manuel Corrales - exécutée par le Tarbais Ursulin Dencausse en 1889, la seconde par son fils Jean-Louis Ursulin en 1911.

Auteurs Auteur : L'Art du Vitrail

Atelier de fabrication de verrières, fondé à Bordeaux par Michel Gaston, repris en 2009 par Jean-François Bordenave-Clamouse (né à Bordeaux le 26 mai 1945).

, atelier (attribution par source)
Auteur : Rouillard Pierre

Pierre Rouillard, né le 18 octobre 1853 à Faye-d'Anjou et mort le 7 décembre 1919 à Angers (40, rue de Bel-Air) ; fils de François Rouillard (1818-1886), domestique et fermier, et de Françoise Huneau (1827-1884). Marié à Angers, le 27 août 1889, avec Augustine Lefèvre (Angers, 30 juillet 1862 - Angers,17 juillet 1923), dont il eut dix enfants : Marthe Augustine (1890-1983) ; Hélène (1891-1978) ; Jeanne (1892-1968) ; Marguerite (1893-1955) ; Geneviève (1895-1973) ; Pierre (1896-1990) ; Louis (1898-1957) ; Marie-Louise (1899-1899) ; Paul ; Yvonne (épouse de Maurice Pasquier, 1903-1969). Source : Geneanet.

Pierre Rouillard fut sculpteur et fabricant de statues à Angers, assistant puis successeur à partir de 1890 du sculpteur angevin Henri Bouriché (1826-1906). Son fils Pierre (II) lui succéda à la tête de la fabrique en 1919, jusqu'à sa fermeture en 1962 (comm. de Christian Rouillard, 8/2/2021).

, fabricant de statues (signature)
Auteur : Richomme Louis

Louis Richomme (en religion frère Marie-Bernard), né le 13 janvier 1883 à Vire ( Calvados) et mort le 10 août 1975 à Soligny-la-Trappe. Moine trappiste à Soligny le 8 septembre 1907 (profès le 8 septembre 1912), ordonné prêtre le 20 décembre 1913 (père Marie-Bernard). Ferronnier de formation, il se consacre à la sculpture à partir de 1912 et devient après 1919 le sculpteur officiel du Carmel de Lisieux, pour lequel il crée le modèle de Sainte Thérèse aux roses (achevé en 1922), reproduit dans les ateliers Saint-Joseph de l'Office central de Lisieux, puis universellement diffusé par plusieurs maisons spécialisées (dont la maison toulousaine Giscard). Une autre de ses œuvres célèbres est la statue de Notre Dame de la Confiance pour l'abbaye de Sept-Fons (1943).

, sculpteur, auteur du modèle (signature)
Auteur : Perisse frères

Imprimeurs-éditeurs à Lyon (49, rue Mercière et 60, rue Centrale) au XIXe siècle. Librairie fondée vers 1759-1760 par les fils d'Antoine I ou d'André Perisse : Antoine II dit l'aîné (mort en 1812), reçu libraire en 1760, Jean-Marie Perisse (mort en 1834) et Jean-André Perisse-Duluc (1738-1800). S'y adjoint avant 1774 une imprimerie que dirigeront Antoine II, breveté en juillet 1810, puis Antoine III (1787-1860), fils de Jean-Marie. Imprimerie du Roi à Lyon de 1814 à 1830. Maison rachetée en 1868 par Louis Lecoffre pour la librairie, cédée ensuite à Vitte & Lutrin, par Jules Nicolle, pour l'imprimerie. De 1779 à 1818, travaillent fréquemment en association avec, successivement à Paris : Louis-Henri Perisse dit le jeune (de 1779 à 1799 env.), sa veuve (de 1800 à 1806 env.), puis Louis-Antoine Perisse et Marc-Charles Compère libraires associés (de 1806 à 1818). De 1819 à 1824, avant l'établissement de la maison de Paris, travaillent en association avec le libraire parisien Méquignon fils aîné (dit aussi "junior") (source : site de la BnF, adrsse URL : http://data.bnf.fr/12295341/freres_perisse/)

, imprimeur-éditeur (signature)
Auteur : Desclée, Lefebvre et Compagnie

Desclée, Lefebvre et Compagnie, imprimeurs-éditeurs à Tournai. la Société Saint-Jean l'Évangéliste est fondée à Tournai en 1872 par Henri-Philippe Desclée et ses deux fils Henri (1830 – 1917) et Jules (1833 – 1911). Ces derniers fondent ensuite en 1877 avec leur beau-frère, Alphonse de Brouwer (1850-1937), la Société Saint-Augustin à Bruges et la maison d’édition Desclée de Brouwer.

, imprimeur-éditeur (signature)
Auteur : Mame Alfred

Henry-Armand-Alfred Mame (Tours, 17 août 1811 - Tours, 12 avril 1893), fils d'un imprimeur lui-même issu d'une famille d'éditeurs et de libraires originaires d'Angers (maison fondée en 1778), porta à son apogée les éditions Mame, rachetées en 1980 par Desclée de Brouwer.

, imprimeur-éditeur (signature)
Auteur : Mame Alfred et fils

Maison d'édition à Tours (voir Mame Alfred).

, imprimeur-éditeur (signature)
Auteur : Laîné Adolphe ; Havard J.

Imprimeurs-éditeurs à Paris (19, rue des Saints-Pères) dans la seconde moitié du XIXe siècle.

, imprimeur-éditeur (signature)
Auteur : Corrales Manuel

Fondeur de cloches d'origine espagnole (né à Dorsabit dans la province de Guipuzcoa), dont l'activité dans les Landes est attestée entre 1749 (Nerbis) et 1779 (Audignon).

, fondeur de cloches (attribution par source)

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