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Historique
Avant la Révolution
Le bourg de Nalliers se développe à partir du Moyen Âge autour de l'église, sur la rive droite de la Gartempe. Il ne reste pas de traces de ces constructions, en matériaux périssables (bois et terre). Parmi les édifices conservés, les plus anciens peuvent être datés du 15e siècle et le plus grand nombre du 16e et du 17e siècle, comme en témoignent les accolades qui ornent les linteaux des portes et des fenêtres et les nombreuses ouvertures chanfreinées (à bord abattu) tant dans le bourg que dans les hameaux. Le hameau du Dasa présente par exemple des ouvertures chanfreinées sur toutes ses maisons.
Dès le 17e et jusqu'au 18e siècle, de nombreux défrichements permettent la mise en culture de nouvelles terres et favorisent l'apparition de fermes et de lieux de stockage.
De cette époque datent les maisons à escaliers extérieurs protégés d'un auvent, dites « à balet », qui témoignent d'une activité agricole ou artisanale.
Le linteau en arc segmentaire d'une fenêtre de l'élévation sud du logement de l'ancien relai de poste, 6 rue des Écoles, porte une inscription et une date difficilement lisibles, peut-être 1762.
Les granges, servant au stockage des récoltes et des outils, mais aussi à l'élevage, présentent encore, pour les plus anciennes, un détail architectural particulier. Très discret, un lit de pierres plates protège certains linteaux de bois de portes charretières de granges (voir par exemple sur une grange aux Crouzats). Cette petite avancée, appelée « larmier », servait à préserver le bois des intempéries. Les larmiers plus récents se distinguent par les pierres beaucoup plus régulières, produites industriellement, et non plus taillées sur place et sans gabarit.
Maisons et fermes antérieures à 1826
Des maisons et des fermes aujourd'hui disparues sont signalées dans le registre des augmentations-diminutions, figurées sur le plan cadastral de 1826 et / ou mentionnés dans sources publiées :
- les Alizons : cité parmi les biens de biens de l'abbaye de Saint-Savin en 1698 (Rédet, p. 5) ;
- Beauvais / Beauvoir : Beauvais hôtel et lieu noble avec une tour et maison forte relevant de l'abbaye de Saint-Savin en 1565, Beauvoir relevant de la seigneurie de la Roche-à-Gué à Saint-Pierre-de-Maillé en 1618 (Rédet, p. 28) ;
- les Besacières : relève de la cure de Nalliers à partir du 17e siècle, cité sous le nom les Bejassières en 1648 et les Besassières en 1669 (Rédet, p. 36) ;
- au sud des Besacières : une ferme déjà signalée en ruine (aquarellage jaune) sur le plan cadastral de 1826, feuille C2 ;
- la Borlière : ferme isolée figurée sur le plan cadastral de 1826, feuille C2, composée de deux corps de bâtiments organisés en L autour d'une cour, avec une mare, située à environ 1,5 km à l'est du bourg, le long d'un chemin qui part de la route d'Angles (actuelle Rd5) et rejoint le Peu et le Pavillon par le bas d'un coteau ;
- le Carroir : relève de la cure de Nalliers, cité sous le nom le Carouer en 1670 (Rédet, p. 76) ;
- la Clavellière : lieu détruit près des Bergeais, cité en 1320 sous le nom la Clavalère parmi les biens de l'évêché de Poitiers et la Clavellière en 1618 parmi les biens de la seigneurie de la Roche-à-Gué à Saint-Pierre-de-Maillé (Rédet, p. 126) ;
- la Groge est cité sous le nom Grogae en 1260 dans l'hommage d'Alphonse de Poitiers, les Grohes en 1310 (Gauthier folio 198 verso) (Rédet, p. 202) ;
- la Maison-Neuve est citée en 1626 parmi les biens de la cure de Nalliers (Rédet, p. 247) ;
- la Paqueterie est citée sous le nom La Pacquettrie vers 1650 parmi les biens de biens de l'abbaye de Saint-Savin puis en 1670 sous le nom La Pacquetrye parmi les biens de la cure de Nalliers (Rédet, p. 301) ;
- le Peux est cité parmi les biens de la cure de Nalliers en 1588 (Le Peulx) et en 1670 (le Peux) (cure de Nalliers) (Rédet, p. 349) ;
- les Quartrons (commune de Nalliers et Saint-Savin) est cité parmi les biens de biens de l'abbaye de Saint-Savin en 1565 (Rédet, p. 381) ;
- Taboulin est cité vers 1650 sous le nom Taboulebain parmi les biens de biens de l'abbaye de Saint-Savin (Rédet, p. 403) ;
- ferme détruite entre le bourg et les Besacières (feuille C2) ;
- les Roués (Rouets) : ce hameau détruit (feuille B1) comprenait plusieurs fermes et deux mares, dont une de grandes dimensions (parcelle B1 409) sur le plan cadastral de 1826. D'après le registre des augmentations-diminutions du cadastre (Archives départementales de la Vienne, 4 P 2739), un " bâtiment rural " (probablement une grange) a été transformé en maison sur la parcelle B 402 du plan cadastral de 1826 par Jean Girault en 1831 (devenue imposable en 1842). En 1839, Jean Audoux transforme un bâtiment agricole en maison (devenue imposable en 1842) sur la parcelle B1 424 ;
- deux fermes figurées un peu isolées à l'ouest du Dasa (parcelles D1 287 et 289), au sud du chemin menant aux Alisons, ont été détruites : en 1841, Sylvain Deugnier fait détruire la maison cadastrée D1 289 (augmentations / diminutions du cadastre, Archives départementales de la Vienne, 4 P 2739). En revanche, un autre petit bâtiment a été construit au nord de ce chemin ;
- la Paqueterie : d'après le registre des augmentations-diminutions du cadastre (Archives départementales de la Vienne, 4 P 2739), une maison neuve a été construite sur la parcelle non bâtie A2 1699 du plan cadastral de 1826 par Marie Cartarin en 1852. Cette maison n'existe plus.
Evolution au 19e siècle
Sur le linteau de la porte d'entrée d'une maison à Beauvais figure par exemple la date « 1826 », comme un linteau déplacé d'une ferme au Pavillon, et un linteau de fenêtre d'une maison à la Violetterie porte l'inscription « fait par Louis Mancer, 1838 ».
Une étable située au n° 7, lesCrouzats, porte la date de 1865. Une ferme du Bouex porte la date 1869, en accord avec les informations portées sur le registre des augmentations-diminutions du cadastre.
Plusieurs maisons et fermes sont édifiées ou remaniées à la fin du 19e siècle. Dans le bourg, suite à la crue de 1896, dont la hauteur est indiquée sur une pierre du chaînage d'angle d'une maison dans la rue du Moulin (n° 7), une nouvelle maison est construite dans la même rue : la date 1896 est portée au-dessus du linteau d'une grange au n° 1. L'année suivante, une ferme est agrandie comme l'indique une pierre à l'entrée d'une ancienne écurie à la Violetterie portant la date « 1897 ».
Nalliers au 20e siècle
Grâce au limon déposé par les crues de la Gartempe, la commune est propice au maraîchage. La plupart de ces maraîchers sont installés dans le bourg, sur les deux rives de la rivière. Ce n’est donc pas un hasard de voir s’y implanter une entreprise d'horticulture, les Pépinières Teillet père et fils, qui investissent ces terrasses alluviales de 1860 à 1960, comme en témoignent les traces de l’enseigne publicitaire « Teillet horti » peinte sur les murs de deux maisons. En 1924, la commune compte au moins treize « jardiniers » (maraîchers), pour lesquels plusieurs maisons de même modèle sont construites sur la rive droite de la Gartempe. Les terrains à l'arrière des maisons, sur la zone inondable de la rivière, servent au maraîchage, activité qui participe au commerce avec les communes voisines.
La maison dite " La Filouterie ", 4 rue du Moulin, porte la date 1907 sur l'arc d'une fenêtre à l'étage. La maison du n° 4 rue de Paizay-le-Sec porte la date 1910 (associée à 1613, quine correspond à aucune phase de construction visible sur le bâtiment actuel). La clef d'un arc d'une porte charretière d'une grange située 3 rue du 31 juillet 1944 porte la date 1920.
À partir de 1911, un maçon du nom de Georges Robin construit plusieurs maisons à Nalliers. La mairie possède encore aujourd'hui une grande scie qui lui appartenait et servait à couper des quartiers de pierre. Dans les années 1920-1930, plusieurs maisons présentent des caractéristiques très semblables et pourraient coïncider avec l'activité de ce maçon Georges Robin :
- maison 4 route de Saint-Savin à lucarne datée 1920 ;
- maison 17 route de Saint-Savin à lucarne datée 1920 ;
- maison 6-8 rue de Paizay-le-Sec à lucarne datée 1922 ;
- maison 15 route de Saint-Savin à lucarne datée 1923 ;
- maison 4 rue des Écoles à lucarne datée 1928.
Le linteau de la fenêtre du comble d'une ferme rue de Paizay-le-Sec porte la date " 1933 " encadrée de représentations de faucilles et marteaux.
Ces maisons sont toutes implantées dans le bourg, elles sont couvertes d'un toit en ardoises, présentent une élévation à trois travées et une lucarne centrale. Toutes les ouvertures sont couvertes en arc segmentaire. La lucarne de la travée principale porte la date de construction sur le linteau et ses piédroits sont ornés de volutes.
En 1945, un autre maçon est actif à Nalliers et laisse une empreinte architecturale dans le bourg encore visible. Fernand Robin a construit plusieurs maisons avec des parpaings pleins, qu'il produisait lui-même grâce à une machine, aujourd'hui exposée au fond de la cour de la salle des fêtes de la commune. Le sable nécessaire à leur confection provenait d'une carrière située sur place, non loin de la mairie et d'un accès à la Gartempe.
Plus tardivement, en 1954, plusieurs maisons sont construites sur le même modèle dans plusieurs fermes. Elles sont l'oeuvre des maçons de Pierre Delalande, propriétaire des fermes déjà existantes au 1 La Groge, 11 Linier, 3 Les Bonnes Terres et 1 La Gautrelle. Les bâtiments de ces fermes apparaissent sur le plan cadastral de 1826, les logements que Pierre Delalande fait construire viennent compléter l'ensemble et fournissent le confort nécessaire que les anciens logements ne permettent plus. Ce sont des nouveaux logements massifs qui présentent de larges ouvertures, un étage et parfois des linteaux en ciment pour ceux des fermes de La Groge et de la Gautrelle.
Détail de l'historique
| Périodes |
Principale : Moyen Age, Temps modernes, Epoque contemporaine |
|---|
Description
Toute proche de Saint-Savin, la commune de Nalliers est située entre Saint-Germain au sud et Saint-Pierre-de-Maillé au nord, elle compte 322 habitants (selon le recensement de la population de l’Insee en 2015) soit 19 habitants par km². Cette population se répartit entre le bourg, qui se développe sur les deux rives de la Gartempe, les quatre principaux hameaux (les Crouzats, le Bouex, Linier, le Dasa) et les manoirs et les fermes plus isolés.
Des maisons anciennes, à vocation agricole et artisanale
Les accolades et les chanfreins, respectivement vestiges des 15-16e et du 17e siècle, ne sont pas l'apanage du château et des manoirs, ils se retrouvent également sur plusieurs maisons dans les hameaux et le bourg.
Les ouvertures chanfreinées (à bords abattus) sont quant à elles principalement des marques du 17e siècle. Le hameau du Dasa présente par exemple des ouvertures chanfreinées sur toutes ses maisons.
Lorsque ce ne sont pas des éléments architecturaux, la présence d'inscriptions sur un linteau ou une pierre peut informer de la datation d'un édifice. Sur le linteau de la porte d'entrée d'une maison à Beauvais figure par exemple la date « 1826 » et un linteau de fenêtre d'une maison à la Violetterie porte l'inscription « fait par Louis Mancet, 1838 ».
Les maisons à balet datent du 17e et du 18e siècle. Ces maisons à escalier extérieur abritaient un atelier au rez-de-chaussée, tandis que le logement se développait à l'étage. Devant la porte d'entrée à l'étage se trouvait souvent un évier sur le pallier protégé par l'auvent, près de la porte du logement.
La partie basse pouvait être occupée par un chai (cave pour la confection du vin), notamment avant la crise du phylloxera qui détruit les vignes durant la seconde moitié du 19e siècle. Les cabanes de vignerons permettent au viticulteur de disposer d'un endroit avec le minimum nécessaire pour pouvoir s'abriter en cas d'intempéries et entreposer son matériel, sont des témoignages supplémentaires de cette époque où les vignes étaient cultivées. Le plan cadastral de 1826 et ses registres viennent compléter ces indices architecturaux, puisqu'ils indiquent l'emplacement des cabanes et des vignes, notamment près du hameau de la Violetterie.
Plusieurs maisons à escalier extérieur ont été repérées :
- 2 rue René-Giraud, avec un évier sur le muret de l'escalier ;
- 6, 8 rue René-Giraud, sur chacun des deux logements ; sur le logement oriental, l'évier est positionné dans l'axe de l'escalier ;
- 5, 7 le Bouex ;
- au moins deux fermes du Dasa possédaient un escalier extérieur : 2, 4 chemin Serré et 1 chemin Serré.
Le hameau de la Bernacherie (cadastre de 1826) est redevenu le Peu, nom figurant sur la carte de Cassini.
Des constructions rurales variées
Des landes sont défrichées et mises en culture ou en prairies d'élevage au 18e siècle et au 19esiècle Ces pratiques voient naître la construction de nombreux édifices agricoles. La plupart des fermes ont été agrandies, modifiées pour s'adapter au progrès agricole et aux convenances des propriétaires.
Les granges, servant au stockage des récoltes et des outils, mais aussi à l'élevage, présentent encore, pour les plus anciennes, un détail architectural particulier. Très discret, un lit de pierres plates protège certains linteaux de bois de portes charretières de granges. Cette petite avancée, appelée « larmier », servait à préserver le bois des intempéries. Les larmiers plus récents se distinguent par les pierres beaucoup plus régulières, produites industriellement, et non plus taillées sur place et sans gabarit.
L'élevage se diversifie au fil des siècles et s'intensifie. Divers bâtiments sont ainsi voués aux animaux, ils s'agrandissent au gré des avancées de l'agriculture. Les élevages de poules sont abrités dans de petites bâtiments en pierre reconnaissables à leur pierre d’envol qui permet aux volailles de sortir et qui empêche les nuisibles d'entrer dans le poulailler. Les constructions correspondant à l'élevage des cochons, appelées « toits à porcs », ne sont pas très grandes et sont souvent munies d'un petit abreuvoir en extérieur dans un enclos en pierre qui permet de sortir les bêtes. Les constructions plus grandes abritent des écuries des étables et des bergeries. Les barreaux aux fenêtres empêchaient les animaux de s’enfuir tout en permettant à l’air de circuler.
L’évolution de l’agriculture et de l’élevage entraîne le changement de ces fermes qui sont alors agrandies, reconstruites et modernisées. L'élevage des bovins par exemple, nécessite des étables bien plus imposantes, à plusieurs vaisseaux.
Les logements des fermes, davantage préservés en comparaison des logements du bourg, présentent encore pour la plupart leur pierre d'évier débordante qui servait à l'évacuation de l'eau à l'extérieur de la maison, avant la mise en place des systèmes d’assainissement.
L'importance des maçons au 20e siècle
Durant la première moitié du 20e siècle, des maisons remaniées ou construites apparaissent à Nalliers et présentent des similitudes, reflets du travail de différents maçons et personnalités.
À partir de 1911, un maçon du nom de Georges Robin construit plusieurs maisons à Nalliers. La mairie possède encore aujourd'hui une grande scie qui lui appartenait et servait à couper des quartiers de pierre. Dans les années 1920-1930, plusieurs maisons présentent des caractéristiques très semblables et pourraient coïncider avec l'activité de ce maçon Georges Robin.
Ces maisons sont toutes implantées dans le bourg, elles sont couvertes d'un toit en ardoises, présentent pour la plupart une élévation à trois travées et une lucarne centrale. Toutes les ouvertures sont couvertes en arc segmentaire. Les lucarnes, à piédroits ornés de volutes, portent la date de construction sur le linteau :
- 1920 dans une lyre pour le logement 4 route de Saint-Savin. Une autre maison, située dans le hameau de Roussac, entre Nalliers et Saint-Savin (sur cette commune), datée 1913, peut également lui être attribuée ;
- 1920 pour la maison 17 route de Saint-Savin ;
- 1922 pour la maison 6-8 rue de Paizay-le-Sec ;
- 1923 pour la maison 15 route de Saint-Savin ;
- 1928 pour la maison sur la place du bourg / 4 rue des Écoles.
En 1945, un autre maçon est actif à Nalliers et laisse une empreinte architecturale dans le bourg encore visible. Fernand Robin a construit plusieurs maisons avec des parpaings pleins,qu'il produisait lui-même grâce à une machine, aujourd'hui exposée au fond de la cour de la salle des fêtes de la commune. Le sable nécessaire à leur confection provenait d'une carrière située sur place, non loin de la mairie et d'un accès à la Gartempe.
Plus tardivement, en 1954, plusieurs maisons sont construites sur le même modèle dans plusieurs fermes. Elles sont l’œuvre des maçons de Pierre Delalande, propriétaire des fermes déjà existantes au 1 la Groge, 11 Linier 11 Linier, 3 les Bonnes-Terres et 1 la Gautrelle. Les bâtiments de ces fermes apparaissent sur le plan cadastral de 1826, les logements que Pierre Delalande fait construire viennent compléter l'ensemble et fournissent le confort nécessaire que les anciens logements ne permettent plus. Ce sont des nouveaux logements massifs qui présentent de larges ouvertures, un étage et parfois des linteaux en ciment pour ceux des fermes de la Groge et de la Gautrelle.
Le patrimoine de l'eau
De nombreuses constructions et aménagements sont liés à l'eau et à son accès, tant pour la vie du bourg que pour la vie agricole. Elles diffèrent selon l'éloignement de la rivière.
Une source est aménagée près de l'entrée du manoir de la Cochonnière. Cette fontaine, protégée par un édicule couvert d'un toit conique en pierre, n'est pas un cas unique. D'autres sources très semblables sont visibles dans les environs, notamment à Pindray et à la Cadrie à Jouhet.
Les abreuvoirs et les fosses à boire sont des constructions qui témoignent de la vie agricole de la commune. Comme son nom l'indique, l’abreuvoir sert à l'abreuvage des animaux. Ces constructions en pente douce sont entourées d'un muret de pierre. Leur implantation s'explique par l'éloignement des hameaux par rapport à la Gartempe, qui ne disposent pas d'un accès direct à la rivière comme dans le bourg.
Des puits sont forés dans la plupart des fermes et des maisons qu'elles soient isolées ou dans le bourg, des pompes sont ensuite installées et facilitent l'accès à l'eau.
Le puits de la place du bourg, foré en 1902, était équipé d'une pompe à godets de marque Godin. Les trois modèles de pompe présents dans la commune sont les pompes « Corneau Alfred » - entreprise implantée à Charleville dans les Ardennes - qui sont les plus répandues, les pompes « Briau » et enfin une pompe « Dragor » (milieu 20e siècle) à la ferme de la Gautrelle.
Certaines pompes d'Alfred Corneau et Dragor ont la particularité de présenter un décor animalier. Ainsi, dans le bourg, une des pompes présente sur son bras un décor prenant la forme d'une tête d'oie. La pompe Dragor pousse à l'extrême le décor animalier : toute la pompe est ornée d'une tête de lion d'où sort l'eau.Ces pompes en fonte de la marque Dragor fonctionnaient avec un système de chaîne à godets. Un autre exemple de ce modèle de pompe est visible en Charente-Maritime dans la commune de Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet et la place d'Angles-sur-l’Anglin était auparavant également équipée de ce type de pompe qui allie esthétique et utilité.
Le nombre d'oeuvres étudiées et repérées mentionné ci-dessous est celui du pré-inventaire normalisé.
Détail de la description
| Murs |
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Informations complémentaires
| Type de dossier |
Dossier collectif, communal |
|---|---|
| Référence du dossier |
IA00046430 |
| Dossier réalisé par |
Joergensen Bent
Dujardin Véronique Chercheur, service Patrimoine et Inventaire Gautier Alice |
| Cadre d'étude |
|
| Date d'enquête |
1974 |
| Copyrights |
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel |
| Citer ce contenu |
Maisons, fermes : l'habitat à Nalliers, Dossier réalisé par Joergensen Bent, (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/9a3f17b9-cc35-4669-a2b7-94aaf0185df7 |
| Titre courant |
Maisons, fermes : l'habitat à Nalliers |
|---|---|
| Dénomination |
maison ferme |