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Usine de construction aéronautique Blériot
France > Nouvelle-Aquitaine
Historique
Louis Blériot (1872-1936) est un des pionniers de l'aéronautique en France. Il fonde la Société Blériot Aéronautique en région parisienne en 1909 et la même année, le 25 juillet, il est le premier aviateur à traverser la Manche. Il dispose alors des fonds nécessaires pour implanter une première école d'aviation dans notre région, à Pau, là où toute une communauté de sportifs fortunés s'essaient à la conduite d'aéroplanes.
Avec la première guerre mondiale, alors que l'école paloise est militarisée, Blériot envisage une décentralisation à Bordeaux afin de s'éloigner du front allemand. Selon l'historien Hubert Bonin, Blériot serait ainsi en voie d'installation en 1918 à Bègles sur le domaine du château de Tartifume afin de produire 125 avions par mois commandés par l'armée.
Cependant, les matrices cadastrales indiquent que l’achat par Blériot du domaine de Tartifume auprès de la propriétaire Violett n’intervient qu’en 1920, ainsi que la construction de trois ateliers : un pour l’approvisionnement, un pour la menuiserie et un autre pour le contre-plaqué. Mais s’agit-il d’y réaliser des avions (qui sont alors majoritairement construit en bois) ou de convertir l’installation à une autre production ? Dans son ouvrage, le petit-fils de l’avionneur écrit que les locaux sont loués en 1926 aux Etablissements Voulton pour y fabriquer des panneaux de contreplaqué. En parallèle, un aérodrome est pourtant aménagé sur le site en 1924.
La construction aéronautique (re)démarre en tout cas véritablement en 1934 lorsque le site passe dans les mains d’un regroupement astucieusement créé pour concentrer les intérêts de différents constructeurs. Cette Union Corporative Aéronautique (UCA) est en effet le résultat de la fusion des usines Farman, des Ateliers du Nord de la France et de Blériot. Selon l'historien Jean Dumas, cette fusion pourrait avoir été stimulée par le maire de Bordeaux d'alors, Adrien Marquet (1884-1955, maire de 1925 à 1944), qui, en tant que ministre du Travail de février à novembre 1934, cherche à dynamiser l'activité économique locale. Les trois sociétés s’entendent pour décentraliser à Bègles leur production et bénéficier ainsi de commandes de l’Etat. Les premiers avions, des biplace de transport sanitaire Guillemin JG 42, en sortent en avril 1936, quelques mois avant le décès du pionnier Blériot le 1er août de la même année. L’indépendance des ateliers béglais sera de courte durée, car en 1937 le site est nationalisé au sein de la Société nationale de constructions aéronautiques du Sud-Ouest (SNCASO) dirigé par Marcel Bloch, futur Dassault. Pendant l'occupation, le site béglais de la SNCASO fabrique le fuselage central des avions allemands Focke-Wulf -189.
Après la seconde Guerre Mondiale, les ateliers devenus vétustes sont progressivement abandonnés tandis que le Club Béglais d’aéronautique utilisant l’aérodrome reste en activité jusqu’en 1952.
Le site connaît un nouvel élan seulement au début du 21e siècle grâce à une réhabilitation par l'agence d'architecture de Bernard Bühler. Ce projet s’est déroulé en deux phases. La première a consisté à mettre à nu la structure acier des halles Blériot subsistantes, après dépose de l’enveloppe existante. Un sablage et une peinture antirouille ont permis de protéger la structure destinée à rester apparente. La deuxième phase a concerné la construction de deux bâtiments intérieurs pour abriter des plateaux de bureaux. L'ensemble a été livré en 2014.
En nombre d'employés, nous n'avons retrouvé des chiffres que pour les années 1930 : on compte 50 personnes en 1934 ; 303 en 1936 ; 429 en 1937 ; 807 en 1938.
Description
Aujourd'hui, il ne subsiste du site de production aéronautique de Tartifume que l'ossature métallique de deux halles accolées avec appentis. A l'intérieur, l'agence de Bernard Bühler a intégré deux nouveaux bâtiments, servant de centre de formation et d'espace polyvalent pour la commune.
L'ossature devait soutenir un toit à deux pans dont les 13 fermes de type cantilever reposent de chaque côté sur de longs segments horizontaux de poutres à treillis boulonnés sur 13 poteaux métalliques. Chaque appentis est constitué de fermes en console posées sur des poteaux à treillis.
Au travers de l'ossature on devine les deux bâtiments à toit terrasse de couleur brune, tandis que l'ossature a été sablée et peinte en vert pâle.
Détail de la description
| Murs |
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| Toits |
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| Plans |
plan rectangulaire régulier |
Informations complémentaires
| Type de dossier |
Dossier d'oeuvre architecture |
|---|---|
| Référence du dossier |
IA33004604 |
| Dossier réalisé par |
Maison-Soulard Laetitia
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| Cadre d'étude |
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| Aire d'étude |
Aquitaine |
| Phase |
étudié |
| Date d'enquête |
2013 |
| Copyrights |
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine |
| Citer ce contenu |
Usine de construction aéronautique Blériot, Dossier réalisé par Maison-Soulard Laetitia, (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, (c) Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/a6500e30-2d7d-4ea4-9f98-40c48aa27611 |
| Titre courant |
Usine de construction aéronautique Blériot |
|---|---|
| Dénomination |
usine de construction aéronautique |
Localisation
Adresse: Nouvelle-Aquitaine