Manoir

France > Nouvelle-Aquitaine > Vienne > La Bussière

Cet ensemble est un ancien manoir, composé de bâtiments disposés sur les côtés d´une cour carrée fermée. Les éléments les plus anciens sont probablement les vestiges du gros œuvre de l'ancien logis, difficilement datables, présents dans l'actuel logement. Le corps de passage, surmonté d'un pigeonnier à l'étage, date probablement du 17e siècle. Il est probable que le manoir dans son ensemble ait été reconstruit ou remanié au 17e siècle.

Autrefois, la route passait à l'est des hameaux de la Corbière et de Châtillon, ce qui explique la position du corps de passage à l'est de la cour, du côté de la route. Sur le plan cadastral de 1826, la route est toujours positionnée sur ce tracé. Le logis et le corps de passage, avec une excroissance difficile à interpréter au sud, figurent sur ce plan de 1826. Une aile aujourd'hui disparue, probablement composée de dépendances, occupait le côté sud-est de la cour.

En 1832, selon la date inscrite sur la souche de la cheminée du corps de passage, celui-ci est transformé en logement. L´étage, qui servait jusqu´alors de pigeonnier, est transformé en partie habitable. Une cheminée, un potager, un évier et un escalier extérieur sont alors aménagés. Les deux portes cochères ont été murées, comme en témoignent les photographies prises en 1975.

Le logis a été en grande partie reconstruit, sur son emplacement d'origine, probablement au cours des années 1850. Les matrices cadastrales mentionnent une division de la propriété entre trois membres de la famille Ledonné en 1852, puis une nouvelle construction sur la même parcelle par René Ledonné en 1854. Il s'agit probablement de la date de reconstruction du logis. Seul le gros œuvre de l´élévation ouest semble un élément conservé de l'ancien logis. Une tête sculptée en remploi, vraisemblablement de style roman, est visible sur le mur pignon sud. Il pourrait s'agir d'un remploi d'un modillon de l'ancienne église de La Bussière, détruite dans les années 1880.

Le corps de passage a été restauré en 2005, en respectant les fonctions successives du bâtiment. Les portes cochères ont été à nouveau ouvertes. L'escalier extérieur a été reconstruit et la colonne qui le soutenait a été remployée pour soutenir l'auvent aménagé au sud-est. A l'étage, les trous à pigeons, la cheminée et le potager ont été laissés apparents. Un bâtiment moderne a été accolé au nord et à l'est de cet ancien corps de passage.

Périodes

Principale : 17e siècle

Principale : 2e quart 19e siècle

Principale : 3e quart 19e siècle

Secondaire : 1er quart 21e siècle

Dates

1832, porte la date

1854, daté par source

Auteurs Auteur : auteur inconnu,

Le logis occupe le côté ouest de la cour. Ses ouvertures sur la façade est datent du remaniement de la seconde moitié du 19e siècle. Le mur ouest, très épais et beaucoup plus ancien, est un vestige de l'ancien logis. Un escalier extérieur, desservant le grenier, est accolé au mur pignon sud. Sur ce même mur pignon, un modillon en remploi représente une tête humaine. Près du logement, à l´angle nord-ouest de la cour, un escalier en pierre permet de descendre dans une cave creusée dans la roche, où est visible un départ de souterrain obstrué qui, selon la tradition, conduirait à la Jarrie.

Le corps de passage est situé à l´est de la cour. De plan approximativement carré, composé de deux niveaux, sa fonction était double, car le rez-de-chaussée permettait le passage des véhicules et des piétons et l´étage servait de pigeonnier. Au rez-de-chaussée, les élévations est et ouest sont percées d´une grande porte cochère couverte en arc segmentaire, à encadrement mouluré. A l´est, une porte piétonne, également à encadrement mouluré, accoste la porte charretière. Une fenêtre présentant le même type d'encadrement est percée à l´étage sur l´élévation nord. Pour protéger les pigeons des rongeurs, une corniche ceinture le bâtiment à l'étage. Au sommet des murs, une autre corniche souligne le toit à longs pans et croupes couvert en tuile plate. Un escalier extérieur, formant un angle droit, avec une pierre d'évier aménagée sur le repos, est accolé à l'élévation sud. L´étage a conservé les vestiges des différentes fonctions de cette partie du bâtiment. De nombreux trous à pigeons, une cheminée sur le mur sud et un potager sur le mur est ont été conservés.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile plate
Étages

sous-sol, rez-de-chaussée, comble à surcroît

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : croupe

Escaliers
  1. Emplacement : escalier de distribution extérieur

    Forme : escalier droit

    Structure : en maçonnerie

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Vienne , La Bussière

Milieu d'implantation: en écart

Lieu-dit/quartier: Châtillon

Cadastre: 1826 F2 465, 2011 ZT 37

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