Ensemble des verrières de l'église

France > Nouvelle-Aquitaine > Landes > Cauna

La vitrerie de l'église de Cauna a été mise en place progressivement en un peu moins d'un siècle, sans souci d'homogénéité stylistique. En 1857, à l'issue de la reconstruction totale du chœur, furent installées trois verrières anonymes de type "archéologique", inspirées des vitreries gothiques du début du XIIIe siècle (Chartres, Le Mans, Laon). Comme l'Arbre de Jessé du transept de la toute proche abbatiale de Saint-Sever, elles pourraient revenir au jeune verrier parisien Édouard Didron, voire au verrier bordelais Joseph Villiet dans la première phase de sa carrière. La verrière axiale fut offerte par la baronne de Cauna, née de Borda-Labatut.

Les huit fenêtres des collatéraux restèrent longtemps garnies de simples vitres blanches. En 1936, le curé Fourcade commanda au verrier orléanais Louis Gouffault les deux premières verrières d'un cycle consacré à la vie du Christ, qu'il poursuivit en 1941 (deux nouvelles verrières) et qu'acheva son successeur l'abbé Brèthes en 1952 (quatre verrières).

La même année 1952, toujours à la demande du curé Brèthes, la maison Mauméjean de Paris, dirigée par Carl Mauméjean, fournit une série de verrières décoratives pour les baies hautes de la nef, régularisées et partiellement repercées pour l'occasion. Le registre de la paroisse détaille le coût et les modalités d'installation de ces verrières, comme de celles du cycle de Gouffault.

Périodes

Principale : 3e quart 19e siècle

Principale : 2e quart 20e siècle

Principale : 3e quart 20e siècle

Dates

1857, daté par source

1936, daté par source, porte la date

1941, daté par source

1952, daté par source

Auteurs Auteur : Didron Édouard

Édouard Aimé Didron (Paris, 13 octobre 1836 - 15 avril 1902), neveu et pupille d'Adolphe Napoléon Didron (1806-1867), lequel l'associe dès 1853 à sa fabrique de vitraux peints, créée en 1849.

, peintre-verrier (attribution par analyse stylistique)
Auteur : Gouffault Louis

Pierre Louis Gouffault, né le 26 avril 1898 à Montendre (Charente-Maritime) et mort le 9 mai 1959 à Fleury-les-Aubrais (Loiret) ; fils de Paul Gouffault (Montendre, le 7 mai 1870 - après 1918), maréchal-ferrant, et de Louise Amélie Raimond (Montendre, 1er avril 1872 - Orléans, 2 février 1954) ; marié le 26 juin 1922, à Orléans, avec Thérèse Marie Léonie Dupont (Orléans, 28 mai 1901 - La Ferté-Saint-Aubin, 11 décembre 1977), fille de Louis Marie Joseph Dupont, peintre en bâtiments, et de Berthe Henriette Joséphine Genty, dont il eut trois enfants : Françoise, Bernard (son successeur) et Marie-Claude.

Ancien employé de l'atelier Thibault, Louis Gouffault fonde en 1930 son propre atelier de vitrail et de peinture décorative à Orléans, au 40, rue Bannier (déménagé au n° 40 après les bombardements de la Seconde Guerre). N'étant pas lui-même verrier, il fait former à ce métier, en Suisse et à Limoges, son fils Bernard Marie Paul (Orléans, 7 novembre 1927 - Orléans, 1er mai 1993). En février 1991, Bernard Gouffault vend l'entreprise, qui est cédée à nouveau en 2003 et s'installe à Saint-Cyr-en-Val sous la même raison sociale.

, peintre-verrier (signature)
Auteur : Mauméjean Charles Emile Joseph

Dernier fils de Jules-Pierre Mauméjean ; dirige les ateliers parisiens et le siège de la Société Mauméjean de 1921 à sa mort.

, peintre-verrier (signature)
Lieux d'exécution

Localisation : Loiret , Centre , Orléans

Localisation : Paris , Île-de-France , Paris

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Landes , Cauna

Milieu d'implantation: en village

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