Ferme

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Saint-Jean-de-Liversay

Parmi les bâtiments actuels, l'ancien logement en arrière du logis occupe un emplacement déjà construit sur le plan cadastral de 1811, tout comme une partie des bâtiments qui lui font face de l'autre côté de la cour, à l'est. Ces derniers appartenaient alors à la veuve de Pierre Coutin, et le bâtiment à l'ouest de la cour était détenu par Jean Baron. Plusieurs de ces constructions sont démolies en 1877 pour le compte de Hippolyte Gelot, époux de Marie Gautronneau, selon le cadastre (la date 1877 figurait d'ailleurs encore il y a quelques années sur une dépendance depuis lors démolie). La ferme passe ensuite à son gendre, Ernest Massé (1868-1948), cultivateur, époux de Marie Gelot (1868-1930). Un temps maire de Saint-Jean-de-Liversay, Ernest Massé fait construire un nouveau logis, au goût du jour, en 1909, selon le cadastre.

Périodes

Principale : 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle

Dates

1909, daté par source

La ferme, encore en activité, ouvre au sud, rue de la Vendée, par un portail à piliers maçonnés qui donne accès à une vaste cour. Les bâtiments (logis, anciens logements, grange, étable, hangar agricole...) se répartissent de part et d'autre et au fond de cette cour principale. Le logis, à l'ouest de l'entrée de cette cour, et auquel est accolé en appentis un des anciens logements, est en retrait par rapport à la voie. Il est précédé d'une seconde cour délimitée par un muret avec grille en ferronnerie et porte piétonne.

L'architecture du logis s'inspire pour beaucoup de l'architecture dite de villégiature, celle des villas de bord de mer, très prisée à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Le bâtiment présente ainsi plusieurs caractéristiques d'une villa de type chalet : toit à débordement et à demi-croupes ; façade en partie couverte en pignon, structurée symétriquement par trois travées d'ouvertures ; travée centrale comprenant la porte, une porte-fenêtre avec balcon à l'étage, petite baie éclairant le comble, percée dans le fronton. L'architecture de villégiature s'exprime aussi par le recours à différents matériaux qui alternent les formes et les couleurs : ardoise sur le toit, frise de chevrons en brique rouge au sommet de la façade, garde-corps du balcon en ferronnerie, orné de rinceaux végétaux... Des bandeaux moulurés marquent la séparation entre les niveaux, en prolongeant les linteaux des baies qui sont en arc segmentaire, avec clé de linteau saillante et corniche. Les clés de linteaux des fenêtres du rez-de-chaussée, cannelées, se prolongent sur les pleins de travées, jusqu'à l'appui de la baie de l'étage. Chacune est encadrée par des motifs végétaux sculptés en bas-relief.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

Toits
  1. ardoise
Étages

1 étage carré, étage de comble

Élévations extérieures

élévation ordonnancée

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : demi-croupe

Typologie
  1. Ferme à bâtiments séparés
  2. Villa de type chalet
  3. 3
Décors/Technique
  1. sculpture
  2. ferronnerie

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Saint-Jean-de-Liversay , 1 rue de la Vendée

Milieu d'implantation: en écart

Lieu-dit/quartier: Choupeau

Cadastre: 1811 B 1908, 1915, 2019 OB 1981

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