Fontaine-le-Comte : présentation de la commune

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La commune possède divers vestiges archéologiques : un enclos datant de l'âge de Bronze, des vestiges d'un aqueduc gallo-romain, des sépultures du haut Moyen-âge, les vestiges d'un atelier de potier datant du bas Moyen-âge, un enclos et un ferrier non datés. Les sites de l´abbaye et du cimetière ont été investis depuis le Moyen-âge classique. Les lieux figurant sur la carte de Cassini (18e siècle) sont : Fontaine-le-Comte (paroisse), Audemont, Haute et Basse-Barberie, Beaurepaire, Chaumont, Chêne-Sapin, La Devinalière, La Douardière, Les Essarts, Haute et Basse-Fontaine, La Foy, La Grange, Le Lejat, La Montagne, Les Piliers, Le Petit-Poizac, Le Grand-Poizac, La Rourie, La Tillole, La Torchaise. S'y ajoutent sur le plan cadastral de 1837 : La Bruère, La Catinerie, Le Cossy, La Galettrie, Les Nesdes, Préjasson. Sur le plan cadastral de 1837 sont figurés des carrières au sud de La Bruère, des fours à chaux au sud de la Basse-Torchaise, les vestiges d'un aqueduc romain vers le ravin de Chaumont, de nombreuses fontaines, des puits et une croix au Léjat. Les matrices signalent qu´ont existé, sur la commune de Fontaine-le-Comte, des fours à chaux ainsi qu´une boutique, une forge et un atelier. Vraisemblablement le lieu-dit du Cossy disposait également d'un four banal. Selon des sources orales, il y avait une source au lieu-dit du Pré-du-Gouffre (dans le bourg, vers l'impasse du Four). Données socio-économiques : Population : 143 feux en 1759, 148 feux et 557 habitants en 1790, 570 en 1801, 702 en 1876, 628 en 1901, 543 en 1926, 533 en 1946, 546 en 1954, 533 en 1962, 665 en 1968. Logements : 110 en 1949, 219 en 1968, 1133 en 1999. Développement moderne : La commune est historiquement constituée du bourg, d´écarts (La Bruère, Le Poizac, Haute-Fontaine, Basse-Fontaine, Chaumont, La Torchaise, La Devinalière, Les Barberies, Les Nesdes, etc.) et de fermes isolées (La Montagne, La Rourie, La Foy, La Maison-Bruleau, etc.). Son évolution résulte d'une expansion démographique récente et rapide qui commence vers 1975 (1000 habitants en 1975, plus de 3000 en 1999). L'extension du village, initiée par l'implantation du lotissement communal dans la zone dite de Bois-Paris, s'est faite progressivement et majoritairement sur le plateau. L'implantation du lotissement communal du Bois-Paris s'effectue au milieu des années 1960. Dans les archives communales, un plan de masse, signé par A. Serreau et daté de mars 1978, concerne le lotissement du Bois des Feuillants. Le lotissement des Vignes de Chaumont date de 1987. Une zone d´activité commerciale et artisanale est implantée dans les environs du lieu-dit de l´Audemont. Le cimetière situé dans le centre bourg se révèle, dès le 19e siècle, trop exigu. Dans les années 1980, un nouveau cimetière est installé au lieu-dit Le Chêne-Blanc.

La commune de Fontaine-le-Comte, d'une superficie d'environs 1850 ha., est située à proximité de Poitiers et de grands axes routiers (autoroute A 10, nationales 10 et 11). La ligne de chemin de fer reliant Poitiers-La Rochelle et la route nationale 11, située en bordure sud-est, perturbent peu le territoire. En revanche, l´autoroute A10 scinde la commune en deux et une nouvelle emprise, réservée pour la future ligne de TGV, va à nouveau constituer une rupture produisant de surcroît un impact paysager déterminant. En effet, la commune se caractérise par un paysage vallonné (altitude variant de 125 à 150 m.) et boisé, que traverse le ruisseau de la Feuillante. Son territoire, vaste, est composé d´importantes zones agricoles et forestières. Cette configuration paysagère est le fruit des grands défrichements, initiés sur la commune par les religieux de l'abbaye dès le 12e siècle, qui se généraliseront dans la Vienne vers 1870. Les brandes et les essarts sont alors devenus des terres d'exploitations pour les diverses métairies présentes sur la commune. Malgré une urbanisation rapide et récente, la commune a conservé un caractère rural perceptible à différents endroits : la vallée de la Feuillante se caractérise par la présence de la forêt, la partie est de la commune est constituée de champs et de bocages. La partie centrale, au nord, et la partie ouest sont davantage urbanisés. La morphologie de la commune est contrastée : le centre et l'est de la commune se caractérisent par une concentration du bâti, tandis que la partie ouest présente un habitat dispersé. Les maisons de bourg et les maisons rurales constituent le type le plus représentatif de la zone urbanisée à l'est, tandis que la zone ouest présente davantage de fermes isolées. L´ancien bourg constitue un espace de transition entre la zone urbanisée et le territoire rural de la commune dans la mesure où cette partie a été préservée de l´urbanisation récente. Cela provient sans doute du fait de sa situation géographique. Etabli au fond de la vallée de la Feuillante, l´ancien centre-bourg est cerné par les bois et les parcelles agricoles, terrains non constructibles. Son expansion a rapidement été limitée, lui permettant ainsi de conserver son aspect ancien. Cette configuration a occasionné, dès les années 1960, un transfert d'activité de l´ancien centre-bourg vers le plateau. La construction du lotissement communal, appelé le Bois-Paris, a probablement conditionné cette migration. L'expansion géographique du bourg s'est faite entre les trois anciens pôles attractifs de la commune : les hameaux de Basse-Fontaine au nord et de Chaumont à l'est, l´ancien centre-bourg au sud. Suite à cette urbanisation et à l'installation de services (mairie, poste, écoles, équipements sportifs et culturels) et commerces de proximité, un nouveau centre-bourg s'est développé sur le plateau offrant des activités de proximité : école, commerces, services, etc.

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