Historique
Il ne fait aucun doute que les bâtiments actuels reposent sur des fondations anciennes. Mais seule la grange-étable située au sud, avec sa porte à linteau délardé en arc segmentaire, peut être plus précisément datée du XVIIIe siècle.
Le plan cadastral ancien de la commune levé en 1813 révèle la présence à cette date d'un véritable petit îlot composé de nombreux bâtiments situés au sud de l'église, là où aujourd'hui ne sont que deux propriétés : la parcelle AD 182, objet de cette présente notice, et la parcelle AD 184. En 1813, l'îlot était partagé de manière très inégale entre Alexandre Laborde Delbos à l'est (voir IA24004372), et trois autres propriétaires à l'ouest, Jean Requier, Jean Mathou, un couvreur, et Guillaume Lafarge. Ceux-ci possédaient huit bâtiments en tout, mais seul l'un de ces derniers était une maison (parcelle n° 75, qui appartenait à Guillaume Lafarge), tous les autres étant des dépendances : des granges (n° 66, 74, 76 et 77), une "fournière", c'est-à-dire un fournil (n° 78), et un séchoir (n° 67), les espaces ouverts les séparant étant soit des cours, soit des jardins, sans doute potagers.
L'ensemble a été considérablement repris par la suite, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle : les granges, rachetées et rassemblées par un même propriétaire, Guillaume Lafarge, sont devenues deux maisons, tandis que la "fournière" et le séchoir ont été détruits ; la maison de Guillaume Lafarge (n° 75) fait l'objet de "travaux d'augmentation" en 1868 (matrice cadastrale) : en réalité, il s'agit plutôt de l'unification des trois anciennes maisons. Celles-ci se caractérisent désormais par des cadres de portes et fenêtres rectangulaires et des murs en moellon recouverts par un enduit gris. C'est l'état que délivre un extrait du plan du bourg du 27 septembre 1878 qui montre non seulement que Guillaume Lafarge est propriétaire de l'ensemble, mais aussi qu'il acquiert également à cette date une nouvelle petite parcelle (indiquée en rose sur le plan).
Dans l'entre-deux guerres, la grande grange-étable au sud a été surélevée et largement ouverte par de grandes baies afin de devenir un séchoir à tabac. Le même processus, mais plus artisanal, a touché la grange-étable sud-est (l'ancienne parcelle 66).
Détail de l'historique
| Périodes |
Principale : 2e moitié 18e siècle Principale : 3e quart 19e siècle Secondaire : 2e quart 20e siècle |
|---|---|
| Dates |
1868, daté par source |
Description
La maison de plan en L est composée d'un seul corps de logis bâti en moellons pour les murs et en pierre de taille pour les parties vives : angles, cadres des fenêtres et des portes. Elle est couverte par des toits à longs pans protégés par des tuiles mécaniques. Elle comprend un rez-de-chaussée et un étage habitable, les combles ne l'étant pas.
Détail de la description
| Murs |
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| Toits |
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| Couvertures |
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Informations complémentaires
| Type de dossier |
Dossier d'oeuvre architecture |
|---|---|
| Référence du dossier |
IA24004371 |
| Dossier réalisé par |
Pagazani Xavier
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| Cadre d'étude |
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| Aire d'étude |
Vallée de la Vézère |
| Phase |
repéré |
| Date d'enquête |
2013 |
| Copyrights |
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel |
| Citer ce contenu |
Maison et ferme, Dossier réalisé par Pagazani Xavier, (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/e58fecac-b61d-4451-aa1d-a6a5de28049b |
| Titre courant |
Maison et ferme |
|---|---|
| Dénomination |
maison ferme |
| Parties constituantes non étudiées |
porcherie poulailler grange étable séchoir à tabac |
| Statut |
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Localisation
Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Dordogne , Thonac
Milieu d'implantation: en village
Lieu-dit/quartier: bourg
Cadastre: 1813 D1 65, 66, 73, 74, 75, 76, 77 et 78, 2019 0D 182 et 232 (Toutes les parcelles de 1813 sont aujourd'hui réunies en une seule, la parcelle 182. La parcelle 232 est une petite grange-étable.)