Maison

France > Nouvelle-Aquitaine > Dordogne > Monpazier

L'édifice a été probablement construit au cours du 14e siècle, comme l'attestent les arcades conservées en rez-de-chaussée et les maçonneries qui les environnent. Des reprises sont à noter dès le 15e siècle, peut-être en façade (croisées du couvert ? remaniées par la suite) mais surtout en intérieur (cheminées, portes). L'élévation nord, tournée vers la rue de l'Ormeau-du-Pont, a connu de nombreuses transformations au 20e siècle : percement de grandes fenêtres à linteau bois à l'étage, occultation d'ouvertures anciennes, aménagement d'une grande arcade en rez-de-chaussée et d'une large entrée de garage à linteau béton. Les croisées du couvert de même que plusieurs arcades du rez-de-chaussée ont été restaurées après 1950.

Périodes

Principale : 14e siècle

Secondaire : 15e siècle

Secondaire : 20e siècle

L'édifice forme l'angle du "moulon" qui borde la place des Cornières (à l'est). Il dispose d'un couvert, tourné vers la place, et de deux élévations donnant sur la rue de l'Ormeau-du-Pont et sur un "carreyrou". L'édifice occupe la totalité de la parcelle : ni cour ni puits de lumière n'ont été identifiés. Les maçonneries sont réalisées en moellons de calcaire blanc ; la pierre jaune n'est utilisée qu'à l'occasion de reprises très ponctuelles ou pour l'encadrement d'une baie très récente.

Le rez-de-chaussée conserve plusieurs arcades de boutique en arc brisé, à l'ouest et au nord. Dans la partie postérieure de l'édifice se devinent encore, malgré les reprises importantes, de petits jours couverts d'arcs (monolithes ou clavés) désormais murés. Les arcades du couvert conservent des traces d'un enduit rouge. L'angle du couvert est traité en pan coupé puis en arc en mitre, afin de ménager un passage au rez-de-chaussée vers la place.

L'étage est souligné, à l'ouest et au nord, par un cordon régnant (implanté plus haut sur le couvert dont le sol est plus élevé que dans le reste de la maison). Les deux croisées remaniées conservées sur le couvert ont pour modénature un léger chanfrein destiné à adoucir l'encadrement et le croisillon. Les trois grandes baies de l'élévation nord ont dû remplacer des ouvertures plus anciennes dont le type est indéterminable ; près de l'angle est se distingue, à moitié dissimulée sous l'enduit, une plus petite fenêtre à linteau en accolade.

A l'intérieur, la réaffectation du rez-de-chaussée ne laisse plus aucune trace de la distribution initiale. A l'étage, les indices sont plus nombreux : la partie supérieure du mur sud conserve la trace de latrines et d'un placard mural (ou d'un évier). Dans la partie antérieure, deux grandes cheminées sont adossées de part et d'autre du mur de façade (aligné sur la rue Notre-Dame : toutes deux sont dotées de piédroits à base prismatique et colonnettes ainsi que d'un linteau à larges moulures, galbé à ses extrémités ; un monogramme gravé occupe le centre du manteau. Outre les deux baies à croisées dotées de coussièges, le couvert dispose d'un placard mural aménagé dans le mur nord.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile mécanique
Étages

1 étage carré, comble à surcroît

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : pignon couvert

Décors/Technique
  1. sculpture
Décors/Représentation
  1. Representations : monogramme

    Symboles : IHS

  2. Representations : monogramme

    Symboles : AM


Précision sur la représentation :

La cheminée est conserve le monogramme du Christ : IHS, la lettre centrale étant prolongée par une croix. Sur la cheminée ouest (côté couvert), le monogramme IHS est associé à celui de la Vierge : AM.

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Dordogne , Monpazier , 34 rue Notre-Dame

Milieu d'implantation: en village

Cadastre: 1845 SU 224, 225, 1986 AC 235

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