Monument aux morts

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente > Le Lindois

Le 11 janvier 1920, le conseil municipal vote la somme de 6 000 francs pour le projet.

Le 13 janvier 1920, en réponse à l’enquête préfectorale sur la construction des monuments aux morts, le maire de la commune fournit les informations suivantes : total des dépenses nécessaires 6 000 francs, total des souscriptions recueillies 1 320 francs, total des crédits inscrits au budget : 1919 – 800 francs / 1920 – 700 francs, nombre d’habitants : 908, nombre de centimes communaux : 0,177515.

Ces informations sont reprises dans le tableau récapitulatif de la situation des communes charentaises dressé par la préfecture le 9 février 1920. Toutefois, le nombre de centimes communaux (25,90) et la valeur du centime communal (50,80 francs) ont été modifiés.

Le 11 novembre 1920, le conseil municipal accepte l’encaissement d’une souscription de 1 320 francs sur un budget total de 8020 francs inscrits au budget additionnel de 1922.

Le 3 janvier 1922, le maire passe commande à M. Cardenaud, entrepreneur à Roussines, d’un monument aux morts de 6 253,20 francs.

Le 14 juillet 1922, le conseil municipal choisit de renoncer à la statue en fonte bronzée à commander en Belgique pour la somme de 3900 francs, jugée inesthétique et soumise au risque d'oxydation, et de la faire exécuter " en bonne pierre de Poitiers " (en fait pierre de Lavoux) pour la somme de 3000 francs et émet le souhait d'une livraison pour le 11 novembre 1922.

Le socle sera en pierre de Vilhonneur, la statue en pierre de Lavoux (Vienne). A l’époque, les carrières de Lavoux étaient très réputées en France et à l’étranger pour la qualité et la beauté des matériaux qu’elles fournissaient pour la confection des statues. Elle est l'oeuvre du sculpteur L. Borgioli, de la Rochefoucauld, qui exécuta le même soldat pour Rouzède et Yviers (Charente) et Champagne-et-Fontaine (Dordogne).

Le projet est transmis au préfet de la Charente pour avis de la commission d'approbation le 5 septembre 1922.

Le bon de commande à M. Cardenaux date du 11 octobre 1922.

Dans sa séance du 16 octobre 1922, la commission d’examen des projets de monuments aux morts donne un avis favorable au projet de la commune, même si elle signale l’exiguïté de la hauteur de la statue.

Les travaux sont réceptionnés le 28 décembre 1922. Le monument est inauguré le 3 mai 1925.

Le 19 novembre 2019, les noms de deux soldats oubliés sont ajoutés sur le monument.

Périodes

Principale : 1er quart 20e siècle

Dates

1922, daté par source

Auteurs Auteur : Cardenaud

Entrepreneur à Roussines

, entrepreneur (attribution par source)
Auteur : Borgioli L.

Sculpteur à La Rochefoucauld, associé à A. Mayolle pour le monument aux morts de Boutiers-Saint-Trojan (Charente). Il réalise par ailleurs la sculpture des monuments aux morts du Lindois, de Rouzède et d'Yviers (Charente), de Champagne-et-Fontaine (Dordogne et celui de la paroisse de La Rochefoucauld (Charente).

, sculpteur (attribution par source)

Le monument aux morts est au nord du bourg, au carrefour de la D50 (route de Montembœuf à Roussines) et de la D164 (route de Mouzon).

Le monument aux morts comprend un haut piédestal surmonté de la statue d'un Poilu au repos appuyé sur son fusil.

Les inscriptions sont portées sur le piédestal, accompagnées des noms des 33 hommes morts pour la France (voir annexe).

Sur la face antérieure : " 1914 – 1918 / A SES ENFANTS / MORTS POUR LA FRANCE / LA COMMUNE DU LINDOIS / RECONNAISSANTE ".

Sur la face postérieure : " 1939 – 1945 / A SES ENFANTS / MORTS POUR LA FRANCE / LA COMMUNE DU LINDOIS / RECONNAISSANTE ".

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : pierre de taille

Toits
Décors/Technique
  1. sculpture

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente , Le Lindois

Milieu d'implantation: en village

Lieu-dit/quartier: le Bourg

Cadastre: 2025 D4 (Domaine public au sud de la parcelle D4 420)

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