Église abbatiale Saint-Sever

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La fondation

Une charte conservée dans la cartulaire de l'abbaye fait mention de l'achat de terres par Guillaume Sanche, duc de Gascogne, dans le but d'y édifier une abbaye. Des fouilles effectuées en 1966 dans le chœur de l'abbatiale ont révélé des fondations correspondant certainement à une première construction.

Le parti pris monumental à sept absides échelonnées aurait été décidé du temps de Grégoire de Montaner, abbé de 1028 à 1072. L'appareillage des murs en soubassement du chevet se rattacherait à cette période ainsi que les fragments de mosaïques conservés dans le chœur.

Le chantier semble durer jusque dans le premier quart du 12e siècle. Des donations faites à l'abbaye et des achats de pierre en témoignent. Les nombreuses comparaisons stylistiques des chapiteaux sculptés indiquent une continuité du chantier pendant près d'un demi-siècle. Les chapelles hautes des deux absidioles nord seraient édifiées dans la continuité de ce chantier. De même, les deux collatéraux de la première travée de la nef à l'est seraient un vestige de l'édifice roman.

Les destructions successives

Aux 14e et 15e siècles, l'église subit de lourdes destructions. Aux incendies de 1360 et 1442 vient s'ajouter un tremblement de terre en 1372. Aucune source ne mentionne avec précision des travaux de restauration, si ce n’est un document évoquant Pierre de Fonc, cellérier et maitre d’œuvre de l’abbaye en 1359, sans pour autant détailler les travaux en question.

Les guerres de Religion affectent durement l’abbatiale : le chœur et une partie de l’absidiole latérale sud sont en ruine. En 1564, le parlement de Bordeaux exige qu’un quart des revenus de l’abbaye soit employé à sa reconstruction. Celle-ci intervient surtout suite à l'adhésion du monastère à la congrégation de Saint-Maur en 1645. Les achats de brique et de chaux en grande quantité entre 1651 et 1652 attestent des travaux menés. Trois plans conservés aux archives nationales rendent compte des réparations. Les collatéraux et les grandes arcades donnant dans la nef seraient des témoins de ces reconstructions. Selon Dom Du Buisson, moine de l'abbaye dans la seconde moitié du 17e siècle, la messe est dite sur le grand autel restauré en 1681.

La période révolutionnaire et le 19e siècle : les grands travaux

Dans un premier temps, la Révolution n’affecte pas l’église abbatiale qui continue d’être entretenue (travaux de vitrerie et de couverture en 1792). Utilisé comme grenier à grain et comme lieu du culte de "l’Être Suprême", l’édifice est conservé jusqu’à ce qu’il soit rendu au culte en 1795.

Au début du 19e siècle, le sanctuaire est restauré comme l’indiquent la date 1810 dans un cartouche sur l’arc triomphal et les dépenses de la fabrique : enduit, peintures, décors et baldaquin datent de cette période. Vers 1852, l'intérieur de l'abbatiale est ravalé, le badigeon qui recouvrait les sculptures dégagé et les chapiteaux restaurés par le marbrier-sculpteur Louis Spazzi "cadet". L'abbé Dussault (1849-1875) fait restaurer la façade occidentale à partir de 1859 à 1862 sur des plans de l'architecte François Sibien (frère aîné de l'architecte départemental Jules Sibien), puis reconstruire le portail monumental, en partie écroulé le 7 février 1868, par l'architecte départemental Alexandre Ozanne. Comme témoignage du portail médiéval, il ne reste qu’une gravure publiée dans la Guienne Monumentale de Ducourneau datée de 1842. A l'extrême fin du siècle, le maître maçon local Michel Abeyga perce sept oculi néoromans dans la nef sur un dessin de l'agent voyer Victor Séron (devis du 25 mai 1896, traité de gré à gré du 10 mai) et le sculpteur Jean-Éloi Ducom, de Mont-de-Marsan, exécute de nombreux chapiteaux dans la nef restaurée (inscription au sommet d'un dosseret : SARRAUTON CURÉ / DUCOM SC. / 1897).

L'orgue est remanié en 1896 par Aristide Cavaillé-Coll en 1896. Il est inauguré en 1898.

Le 20e siècle

L’église est classée en octobre 1911 au titre des Monuments Historiques. Le conservateur Claude Brutails mène à cette occasion une campagne photographique. Sur ces documents conservés à la Médiathèque du Patrimoine, les parties hautes de la nef ne sont pas encore restaurées. Elles le sont en 1913. Une tribune aveugle est sculptée au-dessus des grandes arcades dans un style néo-roman. Sept oculus sont ouverts en partie supérieure pour remplacer les baies brisées dont le cadre est encore visible dans la maçonnerie extérieure du côté sud de l’église.

Le clocher est restauré dans sa partie haute en 1933 par l'architecte des monuments historiques Jules Kaehrling.

L'église fait l'objet d'une importante restauration depuis 2013 qui devrait s'achever en 2018.

Périodes

Principale : 2e moitié 11e siècle

Principale : 1er quart 12e siècle

Principale : 2e moitié 17e siècle

Principale : 1er quart 19e siècle

Principale : 3e quart 19e siècle

Principale : 1er quart 20e siècle

Principale : 2e quart 20e siècle

Dates

1810, porte la date

1864, daté par source

1896, daté par source

1913, porte la date

1933, daté par source

Auteurs Auteur : Ducom Jean-Éloi

Sculpteur né à Lesperon (Landes) le 16 mai 1854, mort à Mont-de-Marsan le 14 décembre 1944 ; fils de Jean Ducom et de Catherine Brassenx. Élève du sculpteur Beaufort à Bourges, puis de l'École des beaux-arts à Paris en 1873 ; installé en 1876 à Mont-de-Marsan, où se déroula toute sa carrière. Sur le sculpteur : Jean-Éloi Ducom — Wikipédia (wikipedia.org).

, sculpteur (signature)
Auteur : Spazzi Louis

Stucateur et marbrier d'origine italienne, né (sous le nom de Luigi Mansueto Spazzi) à San Giorgio, Pellio Superiore (province de Côme), le 18 février 1809, de Domenico (ou Carlo) Spazzi et de Maddalena Peduzzi. Installé à Saint-Sever (Landes) en 1835, quelques années après son frère aîné Alexandre, auquel il est associé de 1835 à 1852 environ, avant de s'installer à son compte avec son compatriote Jacques Galimberti. Marié à Saint-Sever, le 10 décembre 1850, avec Marguerite Barrère (Saint-Sever, 9 décembre 1819 - Saint-Sever, 18 octobre 1914), fille de Jean Barrère et de Jeanne Daugreilh ; dont une fille unique, Jeanne Marie Madeleine (Saint-Sever 11 septembre 1851, mariée à Saint-Sever en 1876 avec le serrurier Henry Paul Renard). Louis Spazzi meurt à Saint-Sever, rue du Belloc, le 23 mars 1881. Sources : AC Saint-Sever (recherches et communication par l'abbé Dominique Bop).

Un encart publicitaire paru dans le journal local en 1866, orné d'une gravure de monument funéraire, porte le texte suivant : "Marbrerie de Louis SPAZZI, 2e-né, à Saint-Sever (Landes). Le sieur Louis SPAZZI offre ses services de marbrier, stucateur et décorateur d'églises et autres monuments publics ou particuliers. / En outre, il vient de rejoindre à lui le sieur GALIMBERTI, marbrier-sculpteur très-intelligent venant de la belle Italie et qui s'occupe aujourd'hui à faire des autels gothiques, style du XIVe siècle, et des monumen[t]s funèbres soit en pierre ou en marbre. / Il sculpte également des armoiries, des écussons, des attributs industriels ou commerciaux, et grave des lettres gothiques, ossuaires, romaines, égyptiennes, italiennes, etc. / Ses prix sont toujours très-modérés, quel que soit le perfectionnement du travail."

Un autre encart porte : "Avis aux amateurs des arts. Le sieur LOUIS SPAZZI cadet, marbrier à St-Sever (Landes), tient un grand assortiment de statues religieuses, soit en plâtre doré, en carton-pierre, en terre cuite, en ciment romain, en bois doré et en marbre, à des prix très-modérés. / Il tient aussi un grand assortiment de Marbre de toute qualité. / Nota. On est prié d'adresser les lettres à M. Louis SPAZZI cadet, marbrier à St-Sever (Landes).

Le 1er octobre 1856, Louis Spazzi est payé 25 francs pour la croix de pierre du cimetière de Lacrabe (canton d'Hagetmau) (Archives diocésaines, Dax, registres des recettes et dépenses de la fabrique de Lacrabe, 1853-1892). Il est sans doute identifiable au "Mr Spazzi, marbrier à St-Sever" qui fournit dans les années 1850 un autel en marbre à l'église de Monségur, toutefois non installé en raison de l'état de ruine de l'édifice (séance du conseil de fabrique, 11 avril 1858).

, sculpteur (attribution par source)
Auteur : Arthaud Augustin

Gabriel Augustin Arthaud, architecte départemental des Landes de 1815 (?) à 1837 (Michel Théagène Destenave lui succéda), puis à nouveau de 1844 à sa mort. Né le 23 janvier 1789 à Toulouse et mort à Biarritz le 20 juillet 1845 ; fils de Claude Arthaud, directeur des Postes, marchand orfèvre et graveur à Mirecourt en Lorraine, et de Jeanne Marie Rol dite La Tour, toulousaine (petite-fille par sa mère de l'orfèvre Jean I Lacère de Mont-de-Marsan et nièce de Jean II). Marié à Mont-de-Marsan, le 16 septembre 1821, à Françoise Dusaray (Mont-Saint-Vincent, Saône-et-Loire, 16 juillet 1799 - Mont-de-Marsan, 16 juin 1860), fille de Joseph Dusaray et Jeanne Catherine Deley ; dont sept enfants : Bonaventure Joseph Marie Jules (1822-1823), Catherine Emma (1824-1826), François Augustin (1826-1835), Vidal Henri (1828-1891/96), Antoine Adrien (1832-1836), Marie Étiennette Ernestine (1835-1852) et Françoise Catherine Louise (1838-1858). Source : Geneanet ; Annuaires du département des Landes.

, architecte départemental (attribution par source)
Auteur : Sibien Jean Antoine Jules

Prénom usuel : Jules. Né à Nancy le 1er mai 1822, mort à Paris 8e (21, boulevard des Batignolles) le 4 décembre 1881. Élève de Labrouste, beau-frère de Dupuy, chef de division au ministère de l'Intérieur ; agent en chef, puis architecte du département des Landes jusqu'en 1859 (remplacé par Alexandre Ozanne) ; architecte diocésain d'Aire-sur-l'Adour à partir du 15 mai 1849 ; architecte de la Ville de Paris ; démissionne pour raison de santé le 26 octobre 1880 et accède à l'honorariat le 1er novembre suivant (J.-M. Leniaud, Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle) ; dit "architecte de la ville de Paris en retraite" dans son acte de décès. Fils de Claude François Sibien (1787-1840) et de Marguerite Bonheur (1793-1857), il épousa à Paris, le 3 mars 1851, Marie Léonie Deforge (1830-1882), dont il eut trois enfants. Il était le frère cadet de Nicolas François Louis Joseph Sibien (1814-1860), deuxième Prix de Rome d'architecture, architecte agent-voyer en chef du département des Landes, dont la fille Joséphine (1842-1896) épousa à Mont-de-Marsan en 1861 l'architecte landais Urbain Dupouy (1830-1890). Leur fils Jules-François Dupouy (1863-1893), petit-neveu de Jules Sibien, fut en 1890 le successeur d'Érasme Maumen comme architecte départemental des Landes.

, architecte départemental (attribution par source)
Auteur : Sibien Nicolas François Louis Joseph

Prénom usuel : François. Deuxième prix de Rome d'architecture, architecte-agent-voyer en chef du département des Landes. Né à Paris 3e le 26 mai 1814 et mort à Mont-de-Marsan le 25 novembre 1860 ; fils aîné de Claude François Sibien (1787-1840) et de Marguerite Bonheur (1793-1857), et frère aîné de Jules Sibien (1822-1881), architecte départemental et diocésain des Landes, puis de la Ville de Paris. François Sibien épousa à Paris 1er, le 31 décembre 1838, Agathe Françoise Egérie Calixte Dupuy (Avignon, 13 octobre 1817 - Mont-de-Marsan, 22 octobre 1855), fille d'Antoine François Dupuy, juge près le tribunal de première instance d'Avignon, et de Françoise Catherine Esprite Pical, dont il eut cinq enfants : Joséphine Marie Françoise (1842-1896), Jeanne Françoise Marie (1844-1939), religieuse aux Filles de la Charité de Reuilly, Léon Charles Marie Adolphe (1846-1932), capitaine au 11e de ligne à Montauban, Jean Nicolas Léon (1848-1906), capitaine de la Territoriale, et Marie Françoise Rosalie Marguerite (1850-1920), en 1894 Mme Raymond Benjamin Labarthe. La fille aîné de François Sibien, Joséphine, épousa à Mont-de-Marsan en 1861 l'architecte landais Jean Urbain Dupouy (1830-1890). Leur fils Jules-François Dupouy (1863-1893), petit-neveu de Jules Sibien, fut en 1890 le successeur d'Érasme Maumen comme architecte départemental des Landes. Source : Geneanet.

, architecte (attribution par source)
Auteur : Ozanne Alexandre

Né à Bonneboscq (Calvados) le 21 novembre 1828, mort à Dax le 18 novembre 1888 et inhumé au cimetière Saint-Pierre de cette ville. Ingénieur civil, architecte départemental des Landes de 1859 à 1879. Fils de Célestin Ozanne (1797-1870) et de Florentine Prévost (1805-1881) ; marié en premières noces, le 28 avril 1857 à Bordeaux, avec Jeanne Mathilde Brousse († Bordeaux, 17 juillet 1858) ; marié en secondes noces, le 25 février 1862 à Dax, avec Anne Clary Mène (Dax, 12 avril 1831 - Dax, 11 mars 1924), fille de Pierre Paul Mène (1792-1866), notaire, et de Marie Amélie Bonnecaze (1797-1877). Il eut du premier lit une fille, Mathilde Isabelle Jeanne (1858-1929), Mme Eugène Levassor, du second lit deux autres filles, Marie Amélie Célestine (1863-1942), épouse en 1890 d'Eugène Louis Joseph Deschamps, sous-commissaire de la Marine, et Joséphine Anne Marguerite (1864-1954).

, architecte départemental (attribution par source)
Auteur : Ponnassé Pierre

Pierre Ponnassé (ou Ponassé), conducteur des Ponts et Chaussées et "architecte" à Dax. Né à Montfort-en-Chalosse le 30 octobre 1801 (8 brumaire an X) et mort à Dax le 14 mai 1888 à 86 ans ; fils de François Ponnassé, cordonnier et "garde-semis", et de Jeanne Cazalis, et frère de Vincent Ponnassé, cloutier et négociant (père de Pierre Ponnassé, expert-géomètre), et d'autre Pierre Ponnassé (1815-1890), aussi conducteur des ponts et chaussées à Lesparre-Médoc (Gironde). Marié à Laurède, le 5 janvier 1828, avec Marthe Fanny (Fani) Bastiat (Laurède, 20 novembre 1808 - Dax, 11 février 1893), fille de Pierre Bastiat (1769-1817), maire de Laurède, et de Catherine Dufau (1786-?), dont il eut au moins deux filles : Catherine (née à Laurède le 21 novembre 1828) et Françoise Thérèse Larissa (née à Aire-sur-l'Adour le 17 mars 1837), mariée à Dax, le 18 octobre 1859, à Vital Jean Jacques Stanislas Lamothe, notaire. Ponnassé habitait au moment de sa mort dans la maison Courtiau, place de Lonné à Dax. Parent (père ?) de V. Pon(n)assé, également architecte. Le patronyme est orthographié "Ponassé" dans l'acte de naissance de Pierre (AD, Montfort, 1 MIEC 194/2), dans celui de son mariage (AD, Laurède, 4 E 147/1-4) et dans celui de la naissance de sa fille aînée (AD, Laurède, 4 E 147/1-4), mais "Ponnassé" dans celui de son décès (AD, Dax, 4 E 88/137).

, conducteur de travaux (attribution par source)
Auteur : Abeyga Bernard Michel

Bernard Michel Abeyga, tailleur de pierre, puis entrepreneur de travaux publics en maçonnerie à Saint-Sever (Landes). Né le 8 août 1851 et mort dans la même ville le 5 avril 1908 ; fils de Valentin Abeyga, maçon, et de Jeanne Madeleine Lamothe ; marié à Saint-Sever, le 2 septembre 1875, avec Justine Marthe Brèthes (Doazit, 5 juillet 1854 - Saint-Sever, 13 janvier 1931), fille de Jean Brèthes et de Marie Lavie, dont il eut un fils, Jean-Baptiste Abeyga (1876-1930), entrepreneur à son tour.

, entrepreneur de maçonnerie (attribution par source)
Auteur : Séron Victor Emmanuel

Prénom usuel : Victor. Né le 23 janvier 1844 à Abergement-la-Ronce (Jura) et mort à Dax le 28 juillet 1920 ; fils du farinier et entrepreneur Pierre Séron (1812-1884) et d'Anne Martin, et frère d'Alphonse et Charles Séron, tous deux architectes. Il épouse à Dax, le 29 août 1877, la Landaise Élisabeth Clara Cazalis (Saint-Vincent-de-Xaintes, 31 décembre 1850 - Dax, 14 avril 1919), fille du charpentier Jean Cazalis et de Jeanne Justine Laborde, et sœur de l'entrepreneur Étienne Cazalis (1837-1911), dont il aura cinq fils et une fille. Le 7 mai 1893, "M. Séron, agent voyer d'arrondissement, domicilié à Saint-Sever", obtient de la Ville de Dax une concession de terrain de cinq mètres soixante-douze décimètres au cimetière Saint-Pierre "en échange de la concession perpétuelle de deux mètres carrés qu'il possède au même cimetière en vertu de l'arrêté du 14 novembre 1884, laquelle ferait immédiatement retour à la Ville" (AD Landes, 2 O 659).

Qualifié d'agent voyer d'arrondissement dans son acte de mariage, il est alors domicilié à Dax ; il l'est à Saint-Sever en 1893. Architecte municipal de la Ville de Dax (en poste dès avant 1881 et en 1895) et agent voyer de l'arrondissement de Saint-Sever, il travaille aux églises de Gamarde en 1882-1887, Nassiet et Castaignos-Souslens en 1893, Aubagnan et Monségur en 1894, Eugénie-les-Bains en 1895, Castelnau-Tursan et Lagastet en 1897, Castel-Sarrazin en 1898, Buanes en 1898-1900, Banos en 1900-1901, Morganx et Saint-Aubin en 1901, Lahosse en 1902-1904, Amou en 1903 et Laurède en 1906.

, agent voyer (attribution par source)

L’église abbatiale est flanquée par les anciens bâtiments conventuels au sud. Son plan en croix latine comporte un profond chevet en abside et six absidioles échelonnées.

L'intérieur de l'édifice

La nef divisée en cinq travées est flanquée de collatéraux. L'ouverture vers ceux-ci s'effectue par de grandes-arcades brisées pour les quatre premières travées ouest et en plein cintre pour la dernière travée. Ces grandes-arcades sont surmontées d'une tribune aveugle décorée de fausses-fenêtres jumelées en plein cintre, ornées de goudrons. Les arcades reposent sur des chapiteaux sculptés. La partie supérieure des murs de la nef est percée d'oculus pourvus d'un réseau de flammèches, de polylobes ou de quadrilobes. La nef est couverte d'une voûte en berceau avec arcs doubleaux. Les doubleaux reposent sur des colonnes engagées surmontées d'un chapiteau sculpté. Ces colonnes prennent appui sur des piles cruciformes, à l'exception des trois piles du sud-ouest, circulaires. Les collatéraux sont voûtés d'ogives pour les quatre premières travées ouest percées de baies brisées. Les ogives de la troisième travées sont à listel. La dernière travée est voûtée d’arête et percée d'une baie en plein cintre.

Les bras du transept sont pourvus d'une tribune accessible par des escaliers en vis dans des tourelles d'angle. Des colonnes surmontées de chapiteaux sculptés ferment les tribunes vers la croisée du transept. Elles desservent des chapelles hautes côté est et les étages des collatéraux côté ouest. L'escalier en vis menant à la tribune nord se poursuit en partie supérieure pour mener au clocher.

Six absides, de part et d'autre du chevet, ouvrent sur les bras du transept. Les voûtes d'arête des quatre absides latérales reposent sur des colonnes engagées ou libres surmontées de chapiteaux sculptés. Les deux absides flanquant le chœur sont voûtées d'un arc en plein cintre avec doubleaux. Un arc-triomphal sépare le chœur du transept. A son sommet se trouve un cartouche avec la devise bénédictine « PAX » et la date de 1810, encadré d’une frise végétale. Il est surmonté d'une verrière dans une baie en anse de panier. L’abside du chevet est décorée d’un baldaquin monumental soutenu par huit colonnes de faux marbre vert. De part et d’autre de l’entrée de l’abside se tiennent deux pilastres corinthiens supportés par des atlantes à mi-corps barbus et bras croisés autour de la tête. L’abside principale est voûtée en cul-de-four.

L'extérieur de l'édifice

L’édifice est aujourd’hui en presque totalité dégagé, à l’exception du flanc nord de la nef où des maisons sont encore adossées. Le soubassement des absidioles est composé de moellons plats allongés et de briques disparates séparés par des joints épais. Le reste de l'église est construit en pierre de taille de moyen appareil layé et portant par endroit des marques de tâcherons. Les arcs boutants de la nef et le clocher sont entièrement en pierre de taille. La toiture est en tuile creuse à l’exception de celle du chevet surmontée d’un lanternon, l'ensemble étant couvert de tuiles plates en écaille.

De large contreforts prolongés par des colonnettes renforcent les absidioles dont la corniche est formée d'une frise de godrons et billettes. Le chevet est renforcé par des pilastres surmontés de vases d'amortissement. Un clocher rectangulaire ajouré de baies campanaires en partie supérieure se place à l'extrémité du bras nord du transept. Il est percé en rez-de-chaussée d'une porte précédée d'un perron et surmontée d'un tympan sculpté.

Des arcs boutants et des contreforts enserrent les collatéraux. Les murs de la nef sont couronnés d'une corniche à modillons.

La façade principale, dont la composition générale est pyramidale, reflète l'organisation intérieure. La travée axiale, composée d'un portail monumental ménagé dans un massif en avant-corps surmonté d'un triplet de baies, est couronnée d'un fronton-pignon. Les rampants des murs de part et d'autre prolongent la pente du pignon. Les travées latérales sont percées d'une fenêtre en plein cintre au premier niveau, éclairant les bas-côtés, et d'une baie en partie supérieure destinée à éclairer les galeries.

encadré des fenêtres en plein cintre des bas côtés dont les voussures reposent sur des colonnettes ; des contreforts encadrent le premier niveau. Le second registre trois fenêtres hautes en plein cintre avec voussures décorées de godrons soutenues par des colonnes ; un pignon triangulaire.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moyen appareil

  2. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

  3. Matériau du gros oeuvre : brique

Toits
  1. tuile creuse, tuile en écaille
Plans

plan en croix latine

Étages

3 vaisseaux

Couvrements
  1. voûte en berceau brisé cul-de-four voûte d'ogives voûte d'arêtes
Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : pignon découvert

  2. Partie de toit : croupe ronde

  3. Forme de la couverture : toit en pavillon

Escaliers
  1. Emplacement : escalier dans-oeuvre

    Forme : escalier en vis sans jour

    Structure : en maçonnerie

État de conservation
  1. restauré
Décors/Technique
  1. peinture (étudié)
  2. sculpture (étudié)
Décors/Représentation
  1. Representations : croix


Précision sur la représentation :

Le portail ouest de l'église est composé d'une voussure à neuf rouleaux prenant appui sur des colonnes surmontées de chapiteaux sculptés. Le tympan est décoré d'une croix dans un cercle orné d'une frise végétale.

Le portail nord est composé d'une voussure à un rouleau prenant appui sur des colonnes surmontées d'un chapiteau. Le tympan sculpté représente un Christ dans une mandorle encadré d'anges, d'un saint Michel terrassant le dragon à l'ouest et d'une scène non identifiée à l'est.

Sous la frise de godron soutenant les toitures des absidioles se tiennent des modillons décorés d'animaux ou de figures humaines sculptées.

L’ensemble de l'édifice est peint d'un décor 19e siècle de faux joints dans la nef et le transept. Le décor est coloré dans les absidioles.

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Landes , Saint-Sever , Place du Tour du Sol

Milieu d'implantation: en ville

Cadastre: 1809 K, 1844 K, 2015 AY 92 à 100

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