Logis de la Roche

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Coivert

L’origine de cette ancienne seigneurie est très obscure, puisque les premières sources écrites la concernant datent du 17e siècle. En 1639, elle appartient à un certain Jehan Maraquier, dont la famille conserve le logis jusqu’à la fin du 17e siècle. C’est probablement à cette famille que l’on doit la construction du logis car la date 1643, ainsi que l’inscription « A Dieu seul l’honneur » sont figurées sur l’agrafe d’un petit porche. Peu après la mort de François Maraquier, survenue en 1686, la Rochenambaud semble avoir été achetée par Charles-César de La Laurencie. Passé au mains de son fils puis de son petit-fils, le domaine revient, au milieu du 19e siècle, à Alexandre-Jérémie Serton du Plonget.

Le plan cadastral napoléonien de 1839 montre quatre corps de bâtiment organisés autour d’une cour, au centre de laquelle était située une tour cylindrique. Une partie des corps situés au nord et à l’est ont été détruits et d’autres bâtiments sont venus se greffer à l’ensemble dans la 2e moitié du 19e siècle ; il s'agit d'une tour carrée à toiture en ardoises située au sud-est et de bâtiments agricoles placés dans la cour au sud-ouest.

Périodes

Principale : 2e quart 17e siècle, 2e moitié 19e siècle

Dates

1643, porte la date

Édifié sur la rive droite de la Boutonne, à la sortie du hameau de la Roche, le logis forme un ensemble clos, doté d’une tour cylindrique à lanternon faisant fonction de pigeonnier et d’une deuxième tour carrée à toiture en ardoises.

Le premier logement, établi en alignement de la rue et d’aspect très sobre, présente quatre travées, un bandeau plat et une corniche se prolongeant sur les faces latérales. Sur un des ses pignons se situe une pierre d’évier surmontée d’un jour rond. Sur le portail à droite de ce logement sont gravées la date 1643 ainsi que l’inscription en latin « A Dieu seul l’honneur ». À l’angle nord-est de la propriété se situe un pigeonnier cylindrique en moellon enduit à toiture en ardoises surmontée d’un lanternon et d’un épi de faîtage représentant un pigeon. Un corps de bâtiment est placé à la perpendiculaire de ce pigeonnier et il comprend un deuxième logement ainsi que des dépendances accolées, qui n’ont pas été vues. Les constructions à l’ouest de la cour abritent des servitudes agricoles et un passage couvert donnant accès à un grand parc arboré. À l’angle sud-est on remarque une tour carrée à toiture en pavillon couverte d’ardoises ; percée de baies sur au moins deux faces et dotée d’une cloche, sa fonction reste aujourd’hui indéterminée.

La propriété comprend une deuxième cour dans laquelle sont établis un troisième logement et des dépendances. Le logement dispose de trois travées, d’appuis de fenêtres saillants, d’une porte à imposte et d’une pierre d’évier surmontée d’un oculus ovale. Les dépendances comprennent un hangar à piles maçonnées carrées et probablement une ancienne grange-étable.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile creuse
Étages

rez-de-chaussée, 1 étage carré

Élévations extérieures

élévation à travées

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : croupe

État de conservation
  1. bon état

Localisation

** Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Coivert , 2, 4 chemin de la Vallée

Milieu d'implantation: en écart

Lieu-dit/quartier: la Roche

Cadastre: 2016 B 775, 776, 1839 B1 171 à 173

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