Maison, ancien office du tourisme et musée

France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Marans

L'essentiel de ce bâtiment est antérieur à la construction de la rue d'Aligre dans les années 1780. Il a en effet été édifié en 1771 pour Jean-François-Marie Kermau-Delaunay, négociant. C'est ce dont attestait une petite plaque en plomb ronde, d'environ 8 ou 9 centimètres de diamètre, découverte lors de travaux en 1970. En voici le texte (la plaque a été égarée mais elle a été retranscrite par Jean-Claude Bonnin dans L'ancien château fort de Marans en 1981) :

"LA PREMIERE / PIERRE DE CETTE M / AISON A ETE POSEE PAR / MONSIEUR JEAN FRANCOIS / MARIE DELAUNAY / ... AV NE / GOCIANT A MARANS ... DAME / MARIE THERESE GE...BAT DE / LA LAUNIERE SON EPOUSE QUI / LON FAIT BATTIR ET QUI / EN ONT ETE LES ARCHI / TECTE EN LANNEE / 1771" (l'année 1771 est entourée par trois fleurs de lys).

Les époux Kermau-Delaunay avaient acquis l'emplacement de leur future maison par bail à cens et à rente auprès du comte de Marans, les 21 juillet 1770 (devant Me Guillet, notaire à Marans) et 24 mai 1771 (devant Me Toutant).

La maison figure sur le plan cadastral de 1820 et appartient alors à Louis-Marie Jeanneau dit Doutière (1764-1837), négociant, décédé en sa maison, "rue du grand chemin", le 2 janvier 1837. Le plan de 1820 montre déjà un toit à croupes mais selon un axe nord-sud et non pas est-ouest comme aujourd'hui. Le plan montre aussi deux ailes en retour d'équerre au sud, le tout formant un U autour d'une petite cour. De ces deux ailes, il ne reste aujourd'hui que l'aile est (toutefois remaniée), l'aile sud ayant disparu. Enfin, le plan de 1820 place une allée d'arbres au nord, le long de l'actuelle rue de la Paix.

Selon le cadastre, la maison a connu des modifications en 1866. C'est probablement à cette époque que remonte l'architecture actuelle de sa façade, à l'exception du rez-de-chaussée, remanié en 1965 lorsque le bâtiment a abrité un magasin puis l'office du tourisme. Le lieu a aussi accueilli, à l'étage, le Musée de Marans.

Périodes

Principale : 3e quart 18e siècle, 3e quart 19e siècle

Dates

1866, daté par source

Bien qu'en partie remaniée, notamment pour ce qui concerne son rez-de-chaussée, la maison présente encore l'essentiel de son architecture du 19e siècle au moins. Son toit à croupes est souligné par une corniche à denticules. La façade présente quatre travées d'ouvertures, avec appuis saillants à l'étage et garde-corps en ferronnerie au dernier niveau.

A l'intérieur, on remarque une petite cave voûtée et un élégant escalier tournant en bois, desservant les étages. La cage d'escalier est éclairée par une verrière, entourée d'un décor mouluré. Quelques objets sont issus de l'ancien musée.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

    Revêtement : enduit

Toits
  1. tuile creuse
Étages

1 étage carré, étage en surcroît

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : croupe

Typologie
  1. Maison attenante
Décors/Technique
  1. sculpture
Décors/Représentation
  1. Representations : instrument de musique


Précision sur la représentation :

Deux éléments de boiseries déposés, du 18e siècle, devaient prendre place sur les trumeaux de deux cheminées. Dans un cadre mouluré, au-dessus de l'emplacement d'un miroir, figure un décor sculpté : sur l'un des éléments, ce décor se rapporte à la musique (un tambourin, une partition, des instruments à vent, une flûte de pan) ; sur l'autre, le sujet est plus guerrier et abstrait (flèches dans un carquois, flambeau, bouclier orné d'un oeil dans une nuée et de deux coeurs enflammés). Dans les deux cas, le décor est suspendu par un ruban et prend place au milieu de branches d'olivier.

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Marans , 62 rue d'Aligre

Milieu d'implantation: en ville

Cadastre: 1820 E 1270 et 1271, 2016 AC 27

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