Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens

France > Nouvelle-Aquitaine > Landes > Bégaar

Les premières mentions explicites concernant le mobilier de l'église de Bégaar ne sont pas antérieures au second quart du XIXe siècle, quand l'évêque Lannéluc en visite pastorale mentionne au-dessus du maître-autel une statue (ou tableau ?) de saint Pierre aux liens et dans les chapelles latérales deux autels dédiés à la Vierge et à saint Michel. La monographie paroissiale rédigée vers 1887 par le curé Fourcade précise que "les archives [ne conservent] que des mandements d'évêques depuis Monseigneur Lanneluc". L'auteur signale à cette date la présence de trois autels dédiés respectivement à saint Pierre aux liens, patron de la paroisse, dans le chœur (maître-autel), à la Vierge dans le collatéral nord et à saint Vincent de Paul, le grand saint landais canonisé en 1737, dans le collatéral sud (bâti seulement en 1844-1846). Cette dernière titulature est changée en faveur de saint Joseph (patron de l'Église universelle depuis 1870) avant 1906, date à laquelle l'inventaire réalisé après la loi de Séparation signale ce nouveau vocable. De ces trois autels subsistent actuellement l'ancien autel nord (re-consacré à saint Joseph depuis le milieu des années 1970) - une réalisation du début du XIXe siècle - et surtout l'ancien maître-autel (déplacé en 1976-1977 dans le collatéral sud où il est devenu autel de la Vierge), dont le retable est daté 1643, sans doute le plus ancien meuble daté de ce type dans le département landais.

Hormis cet important ensemble, les œuvres datables de l'Ancien Régime se comptent sur les doigts d'une main : un confessionnal au décor d'inspiration "Louis XV", une statue classique de la Vierge à l'Enfant des années 1680-1700, une cloche de 1766 par le fondeur dacquois Louis Hardouin (seule production connue de ce praticien dans les Landes) - la seconde cloche a été refondue en 1827 par le Lorrain itinérant Auguste Martin. Enfin, un rare ensemble calice-patène exécuté par Marie Gabriel Georges en 1761-1762, l'une des deux seules œuvres de cet orfèvre parisien repérées à de jour dans une église française.

Le reste du mobilier actuel a été acquis après le rétablissement du culte en 1801. C'est le cas de l'autel de saint Joseph déjà cité (ancien autel de la Vierge), des fonts baptismaux de marbre et peut-être d'un autre autel secondaire de style rocaille tardif (repéré à la salle paroissiale en 1990, aujourd'hui non localisé). La construction du collatéral sud en 1844-1846 entraîne l'achat de trois nouveaux bénitiers en marbre et d'un nouvel autel. Entre avril 1845 et avril 1846 est aussi acquise une chaire à prêcher neuve (dite "en bois de pin, à abat-voix [et] escalier droit" en 1906 et supprimée après Vatican II), tandis que le décor du chœur est enrichi d'une "gloire" et d'"anges dorés" et d'un nouveau siège de célébrant.

La sacristie conserve, outre les deux pièces d'argenterie déjà mentionnées, des objets cultuels sortis aux XIXe et XXe siècles de fabriques parisiennes (M. Chéret) et surtout lyonnaises (Favier frères, L. et P. Gille, L. Guillat, L'Art catholique lyonnais), ainsi qu'un vestiaire complet aux couleurs liturgiques, sans doute acquis peu après 1906.

Auteurs Auteur : Mame Alfred

Henry-Armand-Alfred Mame (Tours, 17 août 1811 - Tours, 12 avril 1893), fils d'un imprimeur lui-même issu d'une famille d'éditeurs et de libraires originaires d'Angers (maison fondée en 1778), porta à son apogée les éditions Mame, rachetées en 1980 par Desclée de Brouwer.

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Auteur : Mame Alfred et fils

Maison d'édition à Tours (voir Mame Alfred).

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Auteur : Repos Étienne

Imprimeur-éditeur, libraire et relieur à Digne (5, cours des Arès) et Paris (8, rue Cassette) dans la seconde moitié du XIXe siècle. Né le 21 avril 1803 à Avignon, mort le 20 juillet 1872 à Paris (6e). Fils de Jean Baptiste Mathias Repos (1777-1825), relieur, et de Marie Biau (1782-1831). Marié en premières noces, le 15 novembre 1827 à Digne-les-Bains, à Françoise Marguerite Milhe (1807-1830), fille de Ferdinand Joachin Milhe et de Marguerite Cécile Jean. Marié en deuxièmes noces, à Manosque le 10 septembre 1832, à Élisabeth Augustine Marguerite Lachaux (1809-1847), fille de Paul "François" Lachaux et d'Henriette Élisabeth Toupin, dont : Aurélie Élisabeth Henriette Marie (1834), Mme Louis Émile Eugène Thierry, Aurélie Élisabeth Henriette Marie (1834) Mme Albert Sebire, Henri Marius Étienne Agricolle (1835-1888), époux de Marie Amélie Raussin, Antoine Albert (1838), époux de Clémence Julie Baptiste, Agricole Étiennette Elisabeth Joséphine (1842), Mme Hygen François Victor Naura. Marié en troisièmes noces à Corinne "Joséphine" Élisabeth Ruinet (1832-1883), fille de Victor François Ruinet et de Marie Catherine Villegente. Source : Geneanet.

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