Maison

France > Nouvelle-Aquitaine > Dordogne > Monpazier

La parcelle est occupée depuis le Moyen Âge : du côté de la place comme du "carreyrou", le style des ouvertures situe la construction de la maison à la fin du 14e ou au 15e siècle. Le docteur l’Honneur évoque des incendies successifs, justifiant plusieurs reconstructions au 15e puis au 16e siècle, sans que les maçonneries n’en conservent une trace évidente (rubéfaction, etc.) ; toutefois la partie arrière de la parcelle semble avoir été ruinée assez tôt, figée dans un style de la fin du Moyen Âge. L’étage du couvert, en revanche, conserve encore une cheminée réalisée au tournant des 16e et 17e siècles, qui aurait, selon le docteur L'Honneur, été déplacée depuis la partie postérieure de la maison. L’édifice est partiellement classé au titre des Monuments Historiques en 1904. Propriété du docteur Stephen Chauvet dans le second quart du 20e siècle, il fait l’objet d’une intense campagne de restauration dirigée par l’architecte Henri Huignard. De nombreux éléments - cheminée, placard, portes, fenêtres, etc. - sont alors reconstruit à partir de pierres trouvées sur place mais aussi d’achats extérieurs, ce qui fausse l’analyse qu’on peut faire aujourd’hui du programme architectural.

Périodes

Principale : 14e siècle, 15e siècle

Secondaire : limite 16e siècle 17e siècle

Secondaire : 2e quart 20e siècle

Auteurs Auteur : Huignard Henri

Architecte des Monuments historiques.

, architecte des Monuments historiques (attribution par source)

L’édifice, de plan en L, appartient au "moulon" qui borde la place des Cornières à l’est. Il est doté d'un couvert qui enjambe la rue Notre-Dame et est bordé d’andrones, mais le reste du bâtiment est directement accolé aux maisons voisines. Les maçonneries ont été reprises au point que les élévations juxtaposent des appareils très divers : petits moellons de calcaire mal assisés de la construction primitive, pierre de taille très régulière de la restauration.

L’ensemble des pièces situées en arrière du couvert – vestibule, salon, etc. – procèdent de la reconstruction du 20e siècle et n’ont plus aucune authenticité : cheminée monumentale gothique, évier et placards muraux, baies renaissances, etc. sont des créations complètes ou des rénovations trop profondes pour qu’on puisse distinguer le parti initial.

L’étage du couvert, lui, conserve notamment une cheminée adossée au mur nord ; un placard mural la jouxte. A l'ouest, le jour trilobé percé à proximité de la grande croisée (elle aussi restaurée) pourrait être l’indice d’un cloisonnement intérieur disparu : une partie du couvert aménagée de manière distincte (cage d’escalier, garde-robe, etc. ?) aurait pu nécessiter une fenêtre qui lui soit propre.

Côté "carreyrou" seuls le mur pignon et l’amorce des deux murs gouttereaux sont conservés, laissant ainsi l’arrière de la parcelle en jardin. L'élévation est conserve une disposition assez courante : une grande porte couverte d'un arc brisée cantonnée de deux jours haut-placés. A l'étage, subsistent les vestiges d'un piédroit et de l'appui d'une fenêtre au centre, ainsi que la trace d'une ancienne porte ouvrant vers le pontet rattaché à la maison voisine.

Murs
  1. Matériau du gros oeuvre : calcaire

    Mise en oeuvre : moellon

Toits
  1. tuile creuse
Étages

1 étage carré, comble à surcroît

Couvertures
  1. Forme de la couverture : toit à longs pans

    Partie de toit : croupe

  2. Forme de la couverture : appentis

État de conservation
  1. restauré
Décors/Technique
  1. sculpture
Décors/Représentation
  1. Representations : coquille Saint-Jacques

  2. Representations : pilastre


Précision sur la représentation :

La cheminée adossée au mur nord possède une ornementation soignée : la face des piédroits galbés présentent coquilles Saint-Jacques et motifs géométriques, tandis que les jouées sont ornées de volutes. Le linteau est une plate-bande à crossettes bordée de moulures ; la partie supérieure de la cheminée intègre une plate-bande de décharge et est frappé en son centre d’une fleur entourée d'une couronne. Les cannelures qui rythment les petits pilastres latéraux se retrouvent dans la corniche intermédiaire du manteau.

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Dordogne , Monpazier , 32 rue Notre-Dame

Milieu d'implantation: en village

Cadastre: 1845 SU 322, 323, 1986 AC 234

Localiser ce document